« Faire confiance » dans la plénitude de sa double dimension.

Confiance et Vulnérabilité : deux notions distinctes

Je ne suis pas sûr que « confiance » et « vulnérabilité » soient des notions cousines et que l’une implique l’autre. Doit-on considérer comme nous le propose Gilles Favro dans ce post que faire confiance « revienne à se mettre en situation de vulnérabilité et d’accepter de prendre le risque d’être trompé, trahi ou déçu » ? S’agit-il de « parier sur la fiabilité de l’autre, sans savoir à l’avance ce qu’il fera » ?

Soumission ou Confiance ?

Je parlerais davantage dans un tel car de soumission. S’il est clair qu’en faisant confiance, l’on s’expose à la possibilité que cette confiance s’avère être mal placée, tout dépend de la réaction de celui ou celle dont la confiance est ainsi déçue. Cette déception à elle seule indique que cette acceptation d’être trahi n’est pas un attribut naturel de la confiance. Pour qui s’en accommoderait l’on ne peut parler de confiance mais bien d’abandon et de soumission.

La réaction face à la trahison

Une véritable confiance, si elle est trahie, conduira à la révolte et, au moins, au retrait de cette confiance qui a été accordée dans le cadre d’un véritable contrat. Ne parle-t-on pas de « contrat de confiance » ? Faire confiance implique le respect par celui en qui l’on a placé sa confiance du contrat qui est passé et qui implique de sa part un certain type d’action et de comportement à l’endroit de son co-contractant.

Comment bâtir la confiance ?

À la question posée par Gilles Favro de savoir comment bâtir la confiance, je n’y vois qu’une seule façon : le respect de cette confiance et la preuve répétée de ce respect qui, par sa répétition, vient garantir le respect futur de cette promesse. À défaut, le contrat est immédiatement rompu. « La confiance se gagne en gouttes et se perd en litres » selon cette formule que l’on attribue à Jean-Paul Sartre.

L’exigence de la confiance

Aussi, je ne vois dans l’acte de faire confiance aucun abandon, mais bien au contraire une exigence sourcilleuse de voir cette confiance respectée. En retournant l’argument, je serais même tenté d’affirmer que celui en qui la confiance est placée se place en situation de vulnérabilité par le fait qu’il s’expose en permanence au risque de ne pas toujours honorer cette confiance et de se trouver immédiatement déchu de son statut et voué à la rancœur, à la rancune si ce n’est à la vengeance.

L’étymologie de la confiance

Il n’est pas neutre de rappeler l’étymologie de « confiance ». Elle renvoie au religieux : « placer sa foi en ». De « Dieu », cette personne de non-confiance se trouvera immédiatement déchue au rang des personnes en qui l’on ne peut pas croire.

Une fragilité qui en fait toute sa grandeur

En conclusion, la confiance est un contrat sacré qui nécessite un respect mutuel et constant. Elle ne doit pas être confondue avec la vulnérabilité ou la soumission. La confiance se construit patiemment et peut être détruite en un instant. C’est cette fragilité qui en fait une valeur si précieuse dans nos relations humaines.

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L’alchimie secrète de nos idées : d’où viennent-elles ?

Belle et pertinente question que celle que nous pose Guillaume Rosquin  dans son post : d’où nous viennent nos idées ? Cette interrogation est d’autant plus interrogeante qu’elle peut être étendue à une autre : d’où nous viennent nos questions ? Telle est là, pour moi, la question fondamentale qui définit qui nous sommes individuellement.

L’origine des idées

En effet, les idées que nous revendiquons comme nôtres ne le deviennent vraiment qu’après avoir été filtrées par notre propre questionnement. Sinon, elles restent celles des autres, et en revendiquer la paternité serait du plagiat.

La grande interrogation

La grande question qui me hante est donc : quelle est l’origine des questions que nous nous posons, tout comme de celles que nous ne nous posons pas ?

L’alchimie des idées

Pour compléter la question de Guillaume Rosquin, je propose de considérer l’alchimie, cette magie inexpliquée, qui transforme les idées auxquelles nous sommes exposés en questions personnelles. C’est ce questionnement qui, à son tour, produit nos idées, celles dont nous pouvons revendiquer la propriété ou plutôt l’usufruit.

Esprit es-tu là ?

Explorer l’origine de nos idées et de nos questions est une quête fascinante et pour moins encore insondable. C’est une invitation à plonger dans les méandres de notre esprit, à découvrir ce qui nous définit et à comprendre comment nous interagissons avec le monde.

Je vois, pour ma part, dans cette question une quête , où chaque question est une porte ouverte sur notre identité. Une question dont les réponses sont au fondement de notre personnalité et de notre individualité.

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Les Mots : Architectes de Notre Pensée et de Nos Actions

Merci Yves Richez, PhD pour cette incitation au respect des mots et de leur sens. Comme vous le rappelez en citant les frères Bescherelle en 1843, « les mots fondent la pensée ».

L’auteur nous rappelle que « le sens des mots correspond rarement aux intentions des personnes qui les utilisent« . De même, je serais tenté d’ajouter que ce sens diffère souvent de l’interprétation qu’en fait celui qui le reçoit. Cette vérité et les difficultés qui en découlent touchent toutes nos situations d’échange et de communication, que ce soit en entreprise ou dans nos interactions quotidiennes.

Une Référence Suprême

Yves Richez nous préconise de disposer un bon dictionnaire dans toutes les salles de réunion. Me revient immédiatement l’image déjà bien ancienne mais oh combien d’actualité, de mon instituteur, toujours vêtu de sa blouse grise, qui avait sur son pupitre le petit Larousse, référence suprême pour nous. Bien que nous ne puissions pas toujours nous promener avec un dictionnaire sous le bras, prenons l’habitude de vérifier auprès de notre interlocuteur si le mot utilisé est bien compris et s’il est le bon pour signifier notre pensée. De même, demandons à notre interlocuteur le sens qu’il donne aux mots qu’il utilise. Il y a fort à parier que ce sens n’est pas forcément celui que nous lui attachons. Que ce soit lui ou nous qui en ayons une mauvaise compréhension, la conséquence en est la même : une pensée commune ne peut se construire.

Une Illustration Simple …

Essayez d’expliquer quelque chose à un enfant. Après avoir répété trois fois votre explication, demandez-lui si s’il comprend tous les mots utilisés. Vous avez de grandes chances de l’entendre répondre « Non ». Une preuve évidente qu’une pensée se construit avec des mots.

… pour éviter une communication « infantile »

Loin de moi l’idée de comparer nos interlocuteurs à des enfants, mais reconnaissons qu’il nous arrive par non connaissance ou par mésinterprétation ou par mauvais usage d’un mot que notre pensée soit alors « infantile ». Ce qui nous renvoie à l’étymologie de ce mot : Le terme latin « infans » signifie « enfant » et est composé de « in- » (préfixe négatif) et « fans » (participe présent de « fari », qui signifie « parler »). Littéralement, « infans » signifie « qui ne parle pas », ce qui reflète l’idée que les jeunes enfants n’ont pas encore développé la capacité de parler.

Assurons Nous de Notre Capacité à Parler

A chacun de nous de nous assurer que nous avons bien cette capacité.

Le Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi)

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La Pensée Complexe : La Clé pour Naviguer dans un Monde Contradictoire.

Vous vous demandez comment naviguer dans un monde de plus en plus complexe et concilier des besoins et demandes multiples (tant les vôtres que celles de vos parties prenantes) souvent contradictoires ?

Distinction entre le Compliqué et le Complexe

En reprenant les termes d’Edgar Morin, François Balta nous rappelle dans cette interview le distinguo salutaire entre le compliqué et le complexe.

Alors que le compliqué qui nécessite une compréhension et une explication relève du monde des spécialistes, le complexe est ce qui établit des liens entre des éléments contradictoires (« Complexus = ce qui est tissé ensemble »), le complexe appelle choix et compromis relève de la vie quotidienne de chacun d’entre nous.

Pensée Complexe et Équilibre Existentiel

La pensée complexe nous accompagne dans notre recherche d’un équilibre existentiel qui doit combiner des choses extraordinairement contradictoires (à l’exemple de notre volonté concomitante de liberté et de sécurité).

Altérité et Remise en Cause

En rappelant que cette pensée complexe qui concerne chacun d’entre est toujours une pensée à plusieurs. On ne pense jamais seul. Aussi une pensée réellement complexe est une pensée ouverte sur la pensée des autres « à l’écoute de cette altérité qui est toujours une remise en cause et un complément à notre propre expérience. Voilà qui éclaire et justifie pleinement le sous-titre de son livre « une nécessité citoyenne ».

Cette pensée complexe en nous invitant à être plus ouverts et à l’écoute des autres, est essentielle  pour prendre des décisions éclairées et équilibrées. En intégrant la pensée des autres, nous enrichissons notre propre réflexion et devenons plus aptes à naviguer dans un monde complexe.

Dans le prolongement de cette interview

Une difficile intégration de l’altérité pour soi …

Interrogeons-nous sur la manière dont nous intégrons réellement les idées des autres dans notre propre pensée. Il serait sans doute intéressant de se questionner sur les mécanismes qui permettent cette intégration. Une intégration d’autant plus difficile qu’elle est parfois pour ne pas dire souvent perçue comme une menace plutôt qu’une opportunité de croissance.

… tout comme en entreprise

Il serait, en effet, pertinent de s’intéresser à la manière dont les entreprises peuvent intégrer la pensée complexe dans leur stratégie et leur culture d’entreprise et de rajouter à cette analyse l’importance de la diversité cognitive au sein des équipes pour favoriser une pensée complexe et collective.

***

Comment vous assurez-vous que votre pensée est réellement complexe et ouverte à l’altérité ?

Faites-moi part de vos réflexions dans les commentaires !

Merci, en likant et en partageant ce post à votre communauté de participer ainsi à la diffusion de ces réflexions, dont la vocation est de contribuer à la pensée entrepreneuriale pour le plus grand bien des entrepreneurs et de leur entreprise au sens large.

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#PenséeComplexe #Altérité #Entrepreneuriat #Stratégie #Innovation #Leadership #DiversitéCognitive #CultureDEntreprise

 

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Deleuze et Spinoza : Des Concepts Philosophiques pour Transformer Votre Devenir au Quotidien

En explorant, grâce à Adrien Zerrad et son article « Deleuze a Spinoza dans le cœur » la philosophie  de Deleuze et de Spinoza, nous découvrons comment l’immanence et l’éthique peuvent transformer notre manière de vivre, de travailler et … de devenir.

« Deleuze », « Spinoza », deux noms dans un titre d’article qui devraient faire fuir par défaitisme ou par ignorance bon nombre de lecteurs potentiels. Un titre qui n’est assurément pas le meilleur moyen sur Linkedin de s’assurer la plus grande popularité ou une avalanche de likes.  Avouant ma grande ignorance tant de l’un que de l’autre, je me suis risqué humblement à sa lecture. J’avoue n’avoir pas tout saisi mais j’en retiens ces trois concepts de l’immanence, de l’éthique et du devenir qui loin de demeurer dans les hautes sphères philosophiques ont une dimension très concrète dans notre quotidien.

L’Immanence : Un Refus de la Transcendance

Le concept d’immanence, « point de vue, auquel Deleuze tient comme ce qui semble lui importer le plus. Il signifie d’abord le refus d’instaurer une quelconque transcendance dominante dans le rapport de la pensée à l’être, ainsi que le faisait toute une tradition d’origine platonicienne et théologique judéo-chrétienne. L’affirmation de l’immanence pure va ainsi de pair avec la thèse de l’univocité de l’Être : l’être se dit en un seul et même sens de tout ce qui est, de tous les « étants »….. On ne posera pas un principe supérieur à tous les êtres, un Être suprême ontologiquement distinct des autres êtres, qu’on l’appelle Dieu, le Bien ou l’Un. Dieu est pour Spinoza la nature même, en tant que chaque être en constitue une partie. Le Bien comme le Mal ne sont en fait que des illusions. »

… l’instauration d’une transcendance est toujours le fondement d’une hiérarchie, et la hiérarchie ontologique se prolonge comme naturellement en une hiérarchisation politique – ainsi, par exemple, le pouvoir temporel comme ministère du pouvoir spirituel. Le rejet de la transcendance est pour Deleuze le refus de la hiérarchie et l’affirmation corrélative d’une anarchie fondamentale. »

L’Éthique : Un Art de Vivre

« L’éthique se dresse en opposition à la morale en vue de se constituer en art de vivre. À la morale qui repose sur un système du jugement, l’éthique oppose et développe une pratique de l’évaluation. La différence est cruciale. Ce sont deux modes de vie radicalement distincts : plutôt que la condamnation du mal au nom d’un idéal du bien, préférer la sélection des situations en fonction des critères du bon et du mauvais. Du point de vue éthique, le bon et le mauvais peuvent se comprendre comme des expressions de la santé et de la maladie »

… Ce qui nous est proposé à travers cette démarche éthique de sélection, c’est une manière de vivre basée sur l’affirmation de la joie et l’évitement de la tristesse, autant qu’il est possible, une fois admis que bien des tristesses demeurent inévitables. L’immanence est donc indissociable de l’affirmation d’un point de vue de la puissance en tant qu’il s’oppose à celui du pouvoir. Une vie sans jugement à la recherche des compositions joyeuses est une vie qui par là même résiste à la domination, notamment lorsque celle-ci constitue une culture de la tristesse – «

Le Devenir : Un Processus de Désir

Et pour finir cette belle analyse de ce qu’est le devenir : « Devenir, c’est, à partir des formes qu’on a, du sujet qu’on est, des organes qu’on possède ou des fonctions qu’on remplit, extraire des particules, entre lesquelles on instaure des rapports de mouvement et de repos, de vitesse et de lenteur, les plus proches de ce qu’on est en train de devenir, et par lesquels on devient. C’est en ce sens que le devenir est le processus du désir » (Mille plateaux).

Une vision du devenir qui fait puissamment écho à « Votre Futur Voulu, Résolument » qui est la mission de RéSolutions.

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Immanence comme refus du pouvoir, éthique comme refus du jugement moral qui guident et déterminent notre devenir voilà une belle leçon de philosophie aux vertus bien quotidiennes. En intégrant ces concepts dans notre vie, nous pouvons transformer notre manière de vivre et de travailler, en nous concentrant sur la joie, l’égalité et l’interconnexion.

Merci à Arien Zerrad de nous avoir permis de surmonter notre frilosité face à ces deux penseurs et nous avoir permis cet entraperçu de leur pensée.

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Toucher le fond : quand la forme révolutionne le contenu.

Le débat est ressassé voire éculé de savoir qui de la forme ou du fond doit l’emporter. Il est temps de dépasser cette dichotomie simpliste et d’explorer une nouvelle perspective.

Il est possible de se placer en décalage par rapport à cette approche du thème.

L’auteur qui travaille ce fond le communique à sa façon, bien souvent inchangée. Il convient de réfléchir à la façon dont ce fond est communiqué, explicité, transmis à autrui et en quoi il influe sur le contenu même de ce fond. Et c’est là qu’est ma réflexion.

La dialectique du fond et de la forme : un débat éculé ?

Traditionnellement, on oppose le fond (le contenu, les idées) à la forme (la manière de les exprimer). Cette opposition a longtemps alimenté des débats stériles sur la prééminence de l’un sur l’autre. Gustave Flaubert affirmait : « La forme ne peut se produire sans l’idée et l’idée sans la forme. Je crois la forme et le fond deux subtilités, deux entités qui n’existent jamais l’une sans l’autre ».

 Cette vision, bien que juste, reste limitée.

Vers une nouvelle approche : la forme comme catalyseur du fond

Notre réflexion propose un angle différent : et si la forme, loin d’être un simple véhicule du fond, était en réalité un puissant outil pour approfondir et enrichir ce dernier ? L’idée est de considérer la manière dont nous communiquons nos idées non pas comme un simple emballage, mais comme une partie intégrante du processus de réflexion.

Les doubles fonds de la pensée

En explorant de nouvelles façons de communiquer, nous pouvons découvrir des aspects insoupçonnés de notre pensée. Ces « doubles fonds » sont autant d’occasions de découvertes et d’accès à d’autres fondements. C’est en remettant en question nos habitudes de communication que nous pouvons véritablement « toucher le fond » de nos réflexions.

L’importance de l’implication personnelle

Il est crucial que l’auteur du fond ne délègue pas cette réflexion sur la forme à des experts en communication ou en marketing. C’est précisément dans cette dialectique entre le fond et la forme que se révèle la véritable essence de la pensée de l’auteur.

Innover pour approfondir

En s’interrogeant sur les diverses et innovantes façons de communiquer, l’auteur peut non seulement toucher son public de manière plus efficace, mais aussi approfondir sa propre compréhension du sujet. C’est dans ce processus que l’on peut véritablement « toucher le fond ».

Partagez vos expériences ! Avez-vous déjà constaté que changer votre façon de communiquer une idée vous a permis de la comprendre différemment ou plus profondément ? Racontez-nous comment innover dans votre communication vous a aidé à explorer de nouvelles perspectives sur vos sujets de prédilection. Ensemble, enrichissons nos fonds par des formes innovantes !

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La Durabilité : Un Concept Éphémère ou une Réelle Nécessité ?

 

La durabilité est-elle durable ?

De mode en mode, les termes apparaissent qui font un petit tour sur l’estrade avant de disparaitre poussés vers la sortie par d’autres mots impatients de prendre le micro et de tenir le devant de la scène avant eux- mêmes de disparaitre …. Il en est ainsi en ce moment de l’efficacité, de l’efficience, de la résilience, et aujourd’hui de la durabilité. Cela pourrait prêter à sourire car il ne nous reste plus qu’à chronométrer la durée de ce terme de durabilité.

La fast fashion des concepts.

Au-delà des mots ou plus tôt derrière les mots se cache les reptations de la pensée qui rampe de concept en concept en fonction des aléas et crises rencontrées qui l’oblige à s’habiller autrement en quittant ses vêtements anciens devenus soudain d’affreux oripeaux.

Le durable durable depuis quand et pour combien de temps ?

Dans le débat actuel le terme « durable » s’institue le terme du devant de la scène, et s’auto promeut jeune premier de la troupe des concepts.  Quand on y réfléchit cela devrait nous interroger. Qui dit durable dit qui dure et l’on serait tenté de dire, …. de toute éternité. Or ce concept n’apparait qu’aujourd’hui et se pousse du col pour se faire une place si possible la première) dans la foule des concepts. Et de ce durable, Il est fort à parier qu’il ne durera qu’un temps.

Un concept bien mal aisé à se définir.

Mais demandez-lui à cet ambitieux prétendant de se présenter. Et alors là vous le verrez après vous avoir répondu que c’est pourtant simple de comprendre ce que durable veut dire, s’empêtrer dans des définitions confuses et alambiquées. « Oui bon alors, je suis … mais  je ne suis pas …. A la différence de …., A la vérité, il ne faut surtout pas me confondre avec … »

« Ce qui se conçoit mal se soigne difficilement ».

Je reprends cette formule au monde médical, bien dans l’embarras face à des troubles méconnus. Pour ma part, je n’ai toujours pas, réellement compris ce que durable veut réellement dire et donc saisi les voies d’action qui permettent de le mettre en œuvre. Durable pourquoi ? en quoi ? et surtout pour quoi ? En quoi ce concept est-il opératoire et en quoi peut-il servir de guide à une action claire et déterminée : produire moins ?, produire autrement ?  mais comment, ?  produire pour quel besoin ? Aussi si pour les porteurs du concept le trouble est flagrant : notre système n’est pas durable, la posologie proposée laisse le patient perplexe et il y a fort à parier qu’il ne suivra pas l’ordonnance ni n’avalera la médication proposée.

Le besoin à satisfaire et l’efficience de sa satisfaction.

Je suis frappé que dans tous ces efforts que ce concept fait pour devancer et effacer tous les autres il n’y est pas question de ce qui est l’essence de l’entrepreneuriat à savoir la satisfaction des besoins d’individus et d’un marché (quel qu’en soit la forme et les modalités de fonctionnement).  Ne faudrait- il pas laisser ou rendre à ce concept de besoin la place centrale qu’il doit ou devrait avoir dans le débat car c’est lui qui est le pivot de la construction de toute société et de notre Société.

Ainsi recentré sur ce qui en est le pivot la réflexion pourra revenir à des termes simples et pourtant si fréquemment méconnus telle que celui de l’efficience.

Pour ma part, et quitte à paraître bien simpliste et démodé, je fais de ces deux mots les fondements de toute réflexion tant sociale qu’économique.

Vous avez-dit Efficience ? Mais l’Efficience est-elle durable ?

Et là aussi un effort d’alphabétisation peut être nécessaire. Combien sont ceux qui questionnés sur la définition précise de l’efficacité et de l’efficience sauront vous les définir et en expliquer les différences. Elles tiennent à peu de choses mais elles sont fondamentales.

Aussi en réintroduisant la notion du besoin qu’il s’agit de satisfaire avec la meilleure économie de ressources, l’efficience devait pousser enfin le durable hors de la scène.

La durabilité du système ne tiendra que dans l’équilibre ou plutôt la dialectique entre ces deux termes que sont les besoins à satisfaire et leur satisfaction dans la meilleure économie des ressources.

Alors oui , et durablement, à l’efficience pour la satisfaction de besoins socialement validés.

#Durabilité #Efficience #Entrepreneuriat #GestionDuChangement #RSE #Innovation #Leadership #Stratégie #Transformation

 

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 » Je questionne, donc Nous sommes »

L’art et l' »essence » de poser une question

Un grand merci à Paolo Andreassi qui nous offre une synthèse des principaux messages du livre de Edgar H. Schein  « Humble Inquiriy » ou l’art de poser humblement des questions.

Ce livre explore l’art de poser des questions avec humilité pour construire des relations de confiance et améliorer la communication. Pour ma part et en préambule à ces conseils avisés, il me parait nécessaire de revenir à l’essentiel, à l’essence de ce qu’est « poser une question ».  A savoir la prise en compte et le respect de l’autre. L’intérêt que l’on prend à l’autre tant par humanisme que tout pragmatiquement dans son propre intérêt. « Son » valant tant pour soi que pour l’autre. Tant il est vrai que l’un et l’autre y trouvent leur intérêt bien compris et bien entendu.

La reconnaissance de l’autre et l’accès à une réalité augmentée

Que ce soit par pur pragmatisme ou par humanisme (les deux pouvant cohabiter avec profit), l’humble prise en compte de l’autre, de son point de vue, de ses attentes, de sa motivation est un indispensable révélateur de la réalité d’une situation que nous vivons ensemble, nous tous ses parties prenantes. Ce questionnement et l’écoute humble et réelle des réponses nous en offre une vision « en relief » de sa réalité. Une vision et une prise en compte de l’intelligence des acteurs parties prenantes du système (cette intelligence des acteurs au fondement de la sociologie) qui conditionne la pertinence et l’efficacité de nos actions, sachant qu’aucune de nos actions est indépendante du système dans lequel elle intervient et des acteurs qui y participent.

Toute équipe est multiculturelle

L’un des exemples donnés et valorisés dans le livre est celui d’un chef d’équipe multiculturelle qui prend le temps de comprendre les différentes perspectives culturelle de ses membres sur l’autorité et la confiance. Reconnaissons que toute équipe est par nature est multiculturelle et soucions nous de chacun de ses membres en étant conscient des multiplicités des aspirations et des points de vue.

Un indicateur de questionnement

Le malheur est, dans un monde qui privilégie l’action et le faire, de constater la faible fréquence de ces humbles et respectueux questionnements. Ils sont pourtant la conditions d’une action efficace. Et cela est tellement le cas, qu’il m’est arrivé de proposer à un Comité de direction de mettre en place un indicateur de questionnement pour juger de l’efficience de son fonctionnement.  Un indicateur de la fréquence de questionnement lors de la tenue de ces réunions. Un indicateur autoporteur d’une évolution vers ce questionnement humble et intégrateur et une indicateur formateur. Poser une question plutôt que d’asséner une affirmation nécessite un changement fondamental de sa façon de penser et de s’interroger. C’est d’ailleurs là une des vertu que je reconnais à la pénétration de l’IA, laquelle nous force à configurer une question et à préciser très exactement une question si l’on veut en obtenir une réponse pertinente et utile.

L’autre, questionné et reconnu dans ses finalités

Reconnaitre cette intelligence des acteurs, nous incite à nous intéresser et donc à questionner l’autre sur ses finalités et attentes : que recherche-t-il dans cette situation ? Qu’est ce qui motive son action et sa prise de position ? Un humble et respectueux questionnement, sans jugement pour aboutir par une réelle et humble écoute, à une réelle prise en compte de ces réponses et aboutir ainsi à une action concertée qui est le propre de l’agir dans un but commun.

***

Alors oui, reconnaissons que :

« Je questionne, donc Nous sommes »

 

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LA question sans réponse.

Jean-Philippe Denis, dans une de ses chroniques, nous rappelle que « Diriger, c’est aussi l’art de se poser les bonnes questions« . Nous pourrions rajouter que cette invite concerne chacun d’entre nous tant il est vrai que  » De diriger « Se diriger c’est, aussi l’art de se poser les bonnes questions »

Pour ma part j’ai une question qui m’habite depuis longtemps : “Qu’est ce qui fait que l’on se pose une question ?” Une étudiante à qui je m’en ouvrais m’a désarmé en me répondant : “Mais monsieur c’est simple. C’est quand on n’a pas la réponse !!!”

C’est bien un art de (se) poser de bonnes questions et, que je sache, l’art, à la différence d’une science et d’une technique, ne s’apprend pas. Aussi de là à le maîtriser !!!??

L’on peut effectivement s’armer avec profit d’une panoplie de questions qui aident à la réflexion, comme le propose avec pertinence Jean-Philippe Denis. Des questions telles que : “Comment pourrions-nous améliorer cela ? », « Qu’est-ce qui manque dans notre analyse ? ». Ce sont là de salutaires béquilles à la réflexion mais de là à trouver LA question. LA BONNE question , celle qui ouvre à l’inconnu et à l’inexploré. De celles qui, selon la belle formule de Jean-Philippe Denis “ mènent à des découvertes là où les réponses ne sont finalement que des conclusions temporaires.

Dans ce domaine, rappelons qu’un des exercices pratiqués en traitement de la perte de mémoire et des facultés cognitives est de donner à la personne une réponse et de lui demander de trouver une question qui lui correspond. Voilà un excellent moyen de s’inventer le plus grand nombre de béquilles : trouver les questions dont on connait la réponse.

Ces questions que je qualifie de béquilles sont des questions qui ressortissent à ce qu’évoquait mon étudiante : des questions pour quand on n’a pas la réponse, mais que l’on a la question. En effet, se poser la question de savoir « comment on peut améliorer cela ? » présuppose que l’on sait que, peut-être, on peut améliorer cela mais sans savoir encore comment.

LA question elle ne relève pas du monde des béquilles, mais de l’invention et elle est elle-même une invention avec tous les mystères de ses origines et la fulgurance de ce qu’elle apporte dans notre exploration de l’inconnu et dans notre quête du sens de notre monde.

Finalement, cette question, LA question, n’est ce pas celle pour laquelle, à un moment donné de la science et du savoir aucun de nous n’a la réponse ? …. Ce qui donne raison à l’apparente ingénuité de mon étudiante.

Un grand merci à  Jean-Philippe Denis pour cette occasion qu’il nous donne de nous questionner et pour les liens qu’il nous offre comme autant de ressources pour pousser la question un peu plus loin.
Bien cordialement.

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Consultant : la question qui fâche !

Il y a à lieu de s’interroger sur le terme même de « Consultant ». Il convient de s’y intéresser non par pure gourmandise lexicale et/ou grammaticale mais bien par l’ouverture que cette interrogation offre sur la pratique même du conseil.  Une ouverture qui questionne le dialogue entre le consultant et son client et qui offre autant de pistes pour enrichir ce dialogue et accroitre encore la valeur de l’intervention. Une ouverture qui conduit à définir précisément, en s’attachant à la signification des mots, ce qu’est ou devrait être un consultant.

« Consultant » et « Consultation » ou « Qui consulte qui ? »

Le terme de « Consultant » questionne. La forme quasi gérondive rendue par la terminaison en « ant » interpelle.

Cette interpellation m’est venue il y a maintenant bien longtemps. A l’époque tout jeune consultant, quelle ne fut pas ma surprise, alors que j’avais, à titre personnel, un rendez-vous à l’hôpital. Alors que je m’y rendais en voiture, je m’y garais sur une place marquée « Consultant ». Je m’y garais non en tant que «consultant » mais en tant que … « consultant », du moins le croyais-je étant venu justement consulter dans cet hôpital.

Grammaticalement, et en poussant plus avant cette interrogation, nous pouvons nous étonner que « Consultant » ne s’écrive pas « Consultent » comme cela est le cas d’un « Président » … qui présidant une réunion est qualifié de  «présidant ».

Lexicalement, et pour tenter de nous y retrouver, il convient de s’intéresser à la notion de « Consultation ».

Or le terme “consultation” renvoie à l’idée de solliciter des avis, des conseils ou des informations auprès d’experts ou de pairs et indique clairement et précisément que, dans le cadre d’une consultation, le consultant est … consulté et donc non … consultant.  On sollicite une consultation et l’on donne une consultation.

Manque de chance, voilà qui ne me dit toujours pas où je dois garer ma voiture sur le parking de l‘hôpital !

La consultation est le terrain à l’interface entre le consultant « consulteur » (le client qui pose sa question) et le consultant « consulté » qui a vocation à y répondre.

La double dimension de la consultation : un savoir élaboré et une décision délibérée 

Deux dimensions sont à prendre en compte dans le cadre d’une véritable consultation : 1. Le savoir élaboré  par le dialogue nourri au cours de la consultation et 2. La délibération, la co-élaboration de la solution décidée.

A nouveau l’étymologie vient à notre secours. Consultation trouve son origine dans le mot latin « Consultatio » dont le double sens est … plein de sens : 1) question posée à quelqu’un et 2) action de délibérer, processus de réflexion et de prise de décision.

Un savoir élaboré

Le consultant, au sens propre du terme, n’est pas un vendeur de solutions toutes faites disponibles sur étagère. Dès lors, les solutions qu’il pourra proposer nécessitent-elles une analyse préalable de la situation permettant sa compréhension partagée avec le client pour qu’ensemble, ils élaborent et conviennent des solutions à y apporter.

D’ailleurs, s’il est honnête, même le vendeur de solutions sur étagère devra(it) s’assurer que la situation du client correspond à la situation très spécifique pour laquelle sa solution toute faite convient.

Aussi, le consultant (dans son sens grammatical que nous privilégions) n’est pas le fournisseur d’une expertise de solution et d’un savoir préexistant qu’il délivrera au client. Sa valeur apportée est dans l’élaboration d’un savoir décrivant, comprenant et expliquant la réalité de la situation du client et du problème auquel le client se dit confronté et dans les évolutions qui peuvent être envisagées pour y faire face et agir.

Une décision délibérée

Si la décision revient et doit revenir toujours au client, une consultation est bien (ou doit être), par l’interaction nécessaire entre le client et le consultant, une délibération. Elle sera d’autant plus à valeur ajoutée qu’elle fournira les modalités nécessaires à une prise de décision pertinente et efficace en adoptant pour cela le processus optimal de décision.

Et c’est là que le terme de « consultant » dans sa dimension « gérondive » de « en train de » tenant à sa terminaison « ant » trouve tout son sens et toute sa valeur.

La solution s’élabore au cours de la consultation par l’interaction du consultant et de son client dans le respect du préfixe interactif « con » « avec ».

La difficile acceptation de l’interaction de la consultation.

Cette difficulté lexicale a la vocation de pointer le cœur même de la consultation qui est demandée et du dialogue singulier qui s’établit entre « le consultant consulté » et « le consultant consulteur ». J’utilise cette formule à dessein car elle pointe une interrelation essentielle qui existe et doit exister entre le « consulté » et le « consulteur », bref et pour être tout à fait clair et grammaticalement exact, entre le « consultant » et le « consultent ».

Et c’est souvent là que l’un et l’autre peuvent, précisément, avoir du mal à s’entendre.

La tension monte rapidement entre le client impatient d’avoir la solution du consultant et le temps perdu, selon lui, par le consultant qui cherche par ses questions à comprendre la situation et à investiguer le problème.

J’ai ainsi du, lors d’une réunion tendue avec un comité de direction d’un client, à devoir interpeller le dirigeant qui s’impatientait de mes questions et lui demander : « Vous feriez confiance à un médecin qui ne vous poserait pas de question alors que vous le consultez ? »

Toute consultation nécessite une investigation.

Consulté sur un problème rencontré par son client le consultant  se doit de questionner la réalité du client pour la comprendre et poser un diagnostic et élaborer les pistes de solution.

Dans le même temps, le prospect ou le client n’a qu’une hâte, celle de voir son problème résolu par la solution qu’il achète au consultant. S’il a fait appel à lui c’est pour son expertise. Ce qu’il achète c’est une solution qu’il souhaite obtenir le plus rapidement possible.

Aussi, bien souvent, ce client refuse-t-il toute dépense de temps et d’énergie qu’il estime perdue à l’investigation du problème que tout consultant non charlatan et non faiseur de pluie ne manquera pas de lui proposer.

La réalité du problème : le problème est le problème

Le savoir à élaborer s’attachera, avant tout, à la compréhension du problème tant il est vrai que pour reprendre la formule de Michel Crozier reprise par le regretté François Dupuy récemment disparu : « Le problème est le problème ». Et si la question posée n’était pas la question qui se pose ?

Voilà bien une question qui peut fâcher. Une question qui est propre à entretenir la haine d’un client à l’endroit de ces consultants qui n’arrêtent pas de poser des questions au lieu de répondre directement à la question qu’il lui pose.

Non contents de lui faire perdre du temps par leurs questions, ces consultants en arrivent alors à lui suggérer que la question posée n’est pas la bonne !!! Vade retro !!!

Ce dilemme est à prendre en compte par le consultant … et par le client.

Loin de s’en gausser, de la regretter et de s’en attrister, le consultant (le vrai) aura à cœur de tenir compte de cette réaction de son client. N’est-elle finalement pas naturelle de la part d’un entrepreneur ou d’un dirigeant qui doit souvent réagir rapidement sous la sollicitation de son environnement et dont la raison d’être est dans l’action, dans une action qui ne saurait attendre.

Le client, quant à lui, à moins qu’il ne soit, selon la belle formule d’Ibrahima Fall, « un enjambeur du réel » comprendra que la compréhension réelle de la réalité de sa situation est indispensable à la pertinence des évolutions nécessaires à la réussite de son entreprise.

Il aura à cœur de s’assurer que le consultant qu’il contacte est dans cette recherche de sa réalité et non dans la suffisance de recettes tout terrain et soit disant universelles. C’est dans l’échange préalable avec ce consultant qu’il s’en assurera en mesurant l’humilité et la pertinence des questions de ce consultant dans son approche du problème.

Le respect mutuel entre le client et son consultant résultera de cet ajustement entre leurs attentes réciproques. Le client, comprenant tout le profit qu’il en retirera, s’investira dans les réponses qu’il apportera aux questions du consultant. Le consultant, conscient de la réticence naturelle de son client  s’efforcera à débusquer les facettes de la réalité de la situation du client non encore explorées par celui-ci.

Les questions créatrices de valeur pour le client.

Aussi, au-delà d’une nécessaire prise en compte du contexte du client et de ses spécificités, le consultant s’attachera à questionner le client et sa réalité en se focalisant sur les angles morts de la réflexion de ce dernier. Le savoir élaboré résultera en grande partie des réponses du client aux questions qu’il ne s’est justement pas posées jusqu’ici.

La réponse du client aux questions portant sur ces angles morts et leur mise en cohérence avec les composantes qu’il prenait en compte jusque-là feront toute la valeur du savoir ainsi élaboré. Un savoir  indispensable au cœur de la délibération qui mènera à la décision quant 1) au problème à résoudre et 2) aux pistes de solutions à retenir.

Aussi le tout premier travail du consultant sera, avec profit pour son client, d’identifier les angles morts de la réflexion de ce dernier, les domaines non abordés par lui, domaines qu’il aura ignorés soit par pure ignorance soit par erreur d’analyse.

Mais alors gare, pour le consultant, à la fatuité du donneur de leçon. Le but du consultant n’est pas de confronter le client à son erreur et/ou à son ignorance mais bien de l’amener à considérer et à voir sa situation et sa réalité dans une vision « dévoilée », plus globale et pertinente.

« Vous voulez que je vous dise l’heure qu’il est ?« 

Le consultant n’est, finalement, pas très loin de s’exposer à la plaisanterie bien connue. Elle définit le consultant comme quelqu’un à qui vous demandez l’heure et qui, pour vous répondre, vous emprunte votre montre.

Mais, en tant que consultant, et pour que cette plaisanterie n’en soit pas une, il convient de la compléter par cette question : «  Je vous le dirai avec plaisir mais permettez moi de vous poser une question : pourquoi me demandez vous l’heure alors que vous avez une montre ? »

 

 

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