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Et si le problème n’était pas le problème… mais la question que vous ne vous posez pas ?!

 

Nous avons exploré tout au long de cette série  » Et si vous étiez votre propre angle mort?  » sept manières très différentes pour un entrepreneur de se retrouver bloqué face à une situation problématique.

Sept postures. Sept logiques internes. Sept façons parfaitement rationnelles… de devenir son propre angle mort.

Aucun de ces entrepreneurs n’est incompétent. Aucun ne manque d’intelligence, d’engagement ou d’expérience.

Et pourtant, tous se heurtent à un même mur.

Pourquoi ?

Parce qu’à chaque fois, une question essentielle reste absente.

Non pas une question technique. Ni une question de moyens. Mais une question intérieure, souvent invisible à celui qui agit :

Quelle est la question que je ne suis pas en train de me poser face à ce problème ?

Au fil des verbatims, des dialogues et des situations rencontrées, une évidence est apparue :

👉 Ce ne sont pas les problèmes qui enferment.

👉 Ce sont les angles morts avec lesquels nous les regardons.

Selon les moments, selon la pression, selon l’enjeu, chacun de nous peut reconnaître en lui l’un de ces sept profils.

Il ne s’agit donc pas de s’identifier à un type. Encore moins de se juger.

Mais de comprendre comment notre manière de penser la situation détermine déjà nos marges d’action.

Alors existe-t-il un entrepreneur qui ne serait jamais son propre angle mort ?

Sans doute pas.

Mais il existe une posture particulière : celle qui consiste à interroger sa manière de voir avant de chercher à agir davantage.

Car la lucidité n’est pas un trait de personnalité. C’est une pratique.

Une discipline que l’on exerce précisément lorsque la situation devient complexe.

C’est dans cet esprit que cette série se conclut aujourd’hui — et qu’un outil diagnostic a été conçu pour prolonger la réflexion :

  • identifier sa posture dominante face à un problème,

  • mieux comprendre celle de ses partenaires ou collaborateurs,

  • et surtout ouvrir des pistes d’évolution concrètes.

Parce que le véritable leadership ne consiste pas à ne jamais avoir d’angle mort.

Mais à apprendre à les reconnaître avant qu’ils ne décident à notre place.

Le plus grand obstacle n’est souvent pas le problème. C’est la question absente.  Parce qu’un problème mal regardé ne se résout jamais vraiment.

Solutions — Quand la bonne question ouvre enfin la voie de l’action.

Rendez vous est pris pour découvrir votre propre Type dans un prochain article et son outil d’autodiagnostic.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
«  Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

 

 

 

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L’autonomie en entreprise : un mot qui se trompe de sens

Dans son post « On m’a reproché d’être la pire manager de la boîte. Mon crime ? Avoir rendu mon équipe si autonome qu’elle n’avait plus besoin de moi » , Dr. Vanessa Marcié pose une question essentielle : 👉 quelle est, au fond, la mission d’un manager ?

Merci à elle pour cette question. Elle est juste. Mais la réponse mérite, selon moi, d’être sérieusement nuancée.

Car cette interrogation touche au cœur même de ce qu’est — et de ce que n’est pas — une entreprise.

L’entreprise n’est pas une communauté d’individus autonomes

Une entreprise ne se constitue pas comme une addition d’autonomies individuelles. Elle naît précisément du constat inverse : aucun individu ne peut, seul, atteindre l’objectif qu’il s’est fixé.

Parler d’« une communauté d’autonomes » relève d’ailleurs de l’oxymore.

L’entreprise est un système organisé en vue de produire ce que sa raison d’être promet. Et dans un système, nul n’est autonome — ni les personnes, ni les fonctions, ni les décisions.

Le mot “autonomie” brouille la pensée

Les mots importent. Ils orientent les raisonnements autant qu’ils les éclairent.

Dans son sens propre — autos-nomos : se donner sa propre loi — l’autonomie est l’antithèse même de ce que nécessite l’entreprise.

Aucune organisation collective ne peut fonctionner sur la base de lois individuelles auto-définies.

Lorsque l’on parle d’« autonomie » en entreprise, on désigne en réalité autre chose.

Ce que l’on vise réellement et avec raison

Ce que l’on cherche, le plus souvent, c’est pour chacun des acteurs : la capacité de choisir ses méthodes pour atteindre un objectif fixé, dans un cadre de contraintes.

C’est louable. C’est efficace. Mais ce n’est pas de l’autonomie.

À la rigueur, il faudrait parler d’autonomie opérationnelle — terme rarement employé, mais conceptuellement juste.

L’interdépendance comme réalité fondamentale

Dans une entreprise, chaque acteur dépend des autres par les relations qu’il entretient avec eux.

L’autonomie suggère une indépendance impossible. La subsidiarité, elle, assume pleinement l’interdépendance.

Son principe est clair : le niveau supérieur n’intervient que si nécessaire.

Mais cette règle ouvre une question encore plus décisive : Où doit se situer le pouvoir d’agir ?

Indépendamment des niveaux hiérarchiques, il devient essentiel de se demander :

👉 où se trouve le “bon lieu” du pouvoir d’agir de chacun des acteurs pour qu’il contribue au mieux à la raison d’être de l’entreprise ?

C’est cette question — bien plus que celle de l’autonomie — qui devrait fonder toute réflexion sur l’organisation et le fonctionnement des entreprises.

Une réflexion collective à venir

Avec Thibaud Brière, nous préparons actuellement un colloque dédié à la subsidiarité.

Un colloque résolument orienté vers la mise en œuvre concrète de cette question:

En quoi suis-je légitime à revendiquer tel pouvoir d’agir ? Et quelle organisation me permet réellement de l’exercer ?

La richesse des dimensions ouvertes par cette interrogation promet des débats exigeants, où chaque mot sera convoqué … en son sens propre — sans raccourcis, ni slogans mais très concrètement avec la seule volonté de voir cette notion adoptée le plus largement possible.

Vos avis, perspectives et contributions de toutes sortes dans le cadre de cette préparation sont les bienvenues.

Au plaisir d’échanger en toute subsidiarité ;-))


#PouvoirDAgir #Responsabilité #SensDuTravail #Autorité #Décision #Subsidiarité

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L’esprit du Design face à l’IA : une crise d’identité salutaire ?

 

l’IA ne menace pas le design, elle révèle l’absence de consensus sur ce qu’il est vraiment.

Le paradoxe de la définition

David Carvalho dans ce post énonce « comprendre, ressentir, décider » comme mission du design. C’est une vision… mais pas la vision. Et c’est précisément là que réside le problème. Le design souffre d’une polysémie stratégique : chacun y projette sa propre définition selon son contexte (graphique, produit, service, stratégique, UX, systémique…).

Cette plasticité était une force tant que le design gardait le monopole de certaines compétences opérationnelles. L’IA vient détruire ce monopole sur :

  • La production visuelle

  • L’idéation rapide

  • La synthèse d’informations

  • Même une certaine forme d’empathie simulée

La question de l’étudiant est cruciale

Imaginez effectivement cet étudiant face à Parcoursup. Que lui promet-on ?

  • Devenir « facilitateur de décision » ? Un consultant le fait aussi

  • Maîtriser des outils ? L’IA les rend accessibles à tous

  • Développer sa créativité ? Notion romantique et floue

  • Comprendre l’humain ? Les sciences cognitives existent déjà

Sans ancrage distinctif clair, la promesse devient vaporeuse.

Le risque de désagrégation

Sans consensus sur le point de départ, toute tentative de réinvention aboutira à une cacophonie. Chaque école, chaque praticien ajustera sa définition du « design augmenté par l’IA » selon sa propre interprétation initiale du design.

Résultat : on aura non pas une discipline renforcée, mais des fragments incompatibles qui affaibliront la légitimité collective.

Alors, quelle base commune ?

Pour éviter la désagrégation, il faudrait peut-être converger sur ce que le design fait que ni l’IA ni d’autres disciplines ne font :

L’incarnation matérielle d’intentions dans des contraintes réelles.

Pas la stratégie (le « quoi »), pas l’ingénierie (le « comment technique »), mais le « comment sensible » : donner forme à quelque chose qui fonctionne ET qui signifie, dans un contexte donné, pour des humains spécifiques.

L’IA peut générer 1000 variations. Le designer choisit LA forme qui porte le sens juste, au bon moment, pour les bonnes raisons. C’est un acte de jugement situé, pas d’optimisation algorithmique.

La promesse réorientée

Les écoles de design pourraient alors promettre : « Nous formons des professionnels capables de discernement dans la matérialisation d’intentions, maîtrisant l’IA comme outil mais gardant la responsabilité du jugement final dans des contextes complexes et ambigus. »

Moins sexy ? Peut-être. Mais au moins défendable face à l’IA.

 La fusée « Design.IA » ne décollera que si on s’accorde d’abord sur ce qu’on met dans le réservoir. Et aujourd’hui, chacun y verse un carburant différent.

 

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Et si le problème n’était pas le problème… mais la question que vous ne vous posez pas ?

Nous avons exploré tout au long de cette série  » Et si vous étiez votre propre angle mort?  » sept manières très différentes pour un entrepreneur de se retrouver bloqué face à une situation problématique.

Sept postures. Sept logiques internes. Sept façons parfaitement rationnelles… de devenir son propre angle mort.

Aucun de ces entrepreneurs n’est incompétent. Aucun ne manque d’intelligence, d’engagement ou d’expérience.

Et pourtant, tous se heurtent à un même mur.

Pourquoi ?

Parce qu’à chaque fois, une question essentielle reste absente.

Non pas une question technique. Ni une question de moyens. Mais une question intérieure, souvent invisible à celui qui agit :

Quelle est la question que je ne suis pas en train de me poser face à ce problème ?

Au fil des verbatims, des dialogues et des situations rencontrées, une évidence est apparue :

👉 Ce ne sont pas les problèmes qui enferment.

👉 Ce sont les angles morts avec lesquels nous les regardons.

Selon les moments, selon la pression, selon l’enjeu, chacun de nous peut reconnaître en lui l’un de ces sept profils.

Il ne s’agit donc pas de s’identifier à un type. Encore moins de se juger.

Mais de comprendre comment notre manière de penser la situation détermine déjà nos marges d’action.

Alors existe-t-il un entrepreneur qui ne serait jamais son propre angle mort ?

Sans doute pas.

Mais il existe une posture particulière : celle qui consiste à interroger sa manière de voir avant de chercher à agir davantage.

Car la lucidité n’est pas un trait de personnalité. C’est une pratique.

Une discipline que l’on exerce précisément lorsque la situation devient complexe.

C’est dans cet esprit que cette série se conclut aujourd’hui — et qu’un outil diagnostic a été conçu pour prolonger la réflexion :

  • identifier sa posture dominante face à un problème,

  • mieux comprendre celle de ses partenaires ou collaborateurs,

  • et surtout ouvrir des pistes d’évolution concrètes.

Parce que le véritable leadership ne consiste pas à ne jamais avoir d’angle mort.

Mais à apprendre à les reconnaître avant qu’ils ne décident à notre place.

Le plus grand obstacle n’est souvent pas le problème. C’est la question absente.  Parce qu’un problème mal regardé ne se résout jamais vraiment.

Solutions — Quand la bonne question ouvre enfin la voie de l’action.

Découvrez dans le prochain article votre type, vos angles morts et vos pistes d’évolution

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

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L’Entrepreneur de Type 7 : « Ai-je envie de traiter ce problème ? »

Quand le problème n’est pas l’obstacle, mais le miroir de nos propres certitudes.

Chez l’entrepreneur de Type 7 : « L’Entrepreneur en bascule identitaire » –  » Ai-je envie de traiter ce problème ? » (Dominance : la cohérence intérieure), le blocage ne vient pas d’un manque de moyens ou d’une méconnaissance technique. Il naît d’une collision silencieuse entre la réalité et ses principes fondamentaux. Le problème est là, identifié depuis longtemps, mais il reste en suspens. Pourquoi ? Parce que le traiter exigerait de toucher à l’architecture même de ses convictions.

Pour cet entrepreneur, résoudre une difficulté n’est jamais un acte neutre. C’est une remise en question de son identité de dirigeant. Derrière la question opérationnelle se cache un vertige existentiel : « Si mes méthodes ne marchent plus, est-ce que mes valeurs sont encore les bonnes ? ».

L’angle mort du Type 7 est de confondre ses valeurs profondes (le « pourquoi ») avec ses méthodes de management (le « comment »). Il reste figé dans une situation insatisfaisante, non par impuissance, mais par crainte de se trahir en évoluant. Pourtant, la vraie maturité ne consiste pas à s’accrocher à des certitudes obsolètes, mais à accepter que ses principes doivent grandir avec son entreprise.

Des verbatim qui interpellent (ou quand le doute devient un frein à l’action)

Vous reconnaissez sans doute des collaborateurs, des interlocuteurs…
et peut-être vous reconnaissez-vous vous-même dans certaines de ces phrases.

Il se peut alors qu’ils soient — ou que vous soyez — un entrepreneur de Type 7, en tout ou en partie.

Car il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, nous ne soyons amenés à formuler ce type de propos.
Ces phrases surgissent dans des contextes précis : tension, incertitude, responsabilité accrue, pression du réel.

C’est pourquoi cet article — comme les six autres de cette série — ne parle pas des autres.
Il nous concerne tous, de près ou de loin.

 Un dialogue révélateur

(Dialogue fondé sur des situations réelles d’accompagnement)

L’Entrepreneur : « Ce problème de motivation des équipes, je le connais. J’ai essayé mes recettes habituelles — plus d’exigence, plus de présence — mais ça ne prend plus. Je me demande même si j’ai encore envie de m’en occuper. »

Solutions : « Est-ce que ce qui vous retient, c’est le problème lui-même… ou la peur de découvrir que votre style de management est devenu le frein ? »

(Silence)

L’Entrepreneur : « C’est vertigineux. J’ai toujours cru qu’un chef devait tout porter. Si je change cela, qui suis-je ? »

Solutions : « Et si votre valeur d’excellence était justement mieux servie par une nouvelle méthode ? Distinguez-vous vos convictions profondes des outils que vous utilisez pour les servir ? »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que je peux rester fidèle à mes valeurs tout en changeant radicalement ma façon d’agir ? »

 Ce que révèle l’Entrepreneur de Type 7

L’entrepreneur de type 7 n’est pas dans l’évitement par paresse, mais par protection de son socle intérieur. Son blocage est le signe d’une transition nécessaire : le passage d’un leadership de certitudes à un leadership d’authenticité.

L’angle mort central : Il transforme un défi managérial en une crise d’identité. Il pense que changer de méthode, c’est se renier, alors que c’est précisément ce qui lui permettrait d’incarner ses valeurs avec plus de justesse dans un monde qui a changé.

Les 5 enseignements clés

  1. Le problème est un miroir : La persistance d’une difficulté révèle souvent un angle mort dans nos propres certitudes.

  2. Distinguer Valeurs et Croyances : Les valeurs sont immuables, les croyances sur la manière de les atteindre doivent évoluer.

  3. La vulnérabilité est un levier : Reconnaître qu’on ne sait plus comment s’y prendre est une preuve de respect envers ses équipes.

  4. L’évolution personnelle précède l’évolution de l’entreprise : On ne peut pas résoudre à l’extérieur ce qu’on refuse de bouger à l’intérieur.

  5. Poser des questions plutôt que donner des réponses : Le rôle du dirigeant devient celui de facilitateur d’une intelligence collective.

 Des pistes d’évolution

1. Faire l’inventaire de ses « vérités » et clarifier ses priorités :

  • Quels principes ai-je hérités et lesquels ai-je choisis ?

  • Identifier les valeurs non négociables et celles qui peuvent évoluer.

2.     Séparer valeurs et méthodes :

  • Quelles sont mes valeurs non négociables ?

  • Quelles méthodes puis-je faire évoluer tout en restant fidèle à ces valeurs ?

  • En quoi mes méthodes actuelles desservent-elles mes valeurs ?

3.     Partager le questionnement sans le laisser paralyser

  • Comment puis-je impliquer mes équipes dans ma réflexion sans les inquiéter ?

  • En quoi ma vulnérabilité pourrait-elle renforcer leur confiance ?

  • Quelles décisions puis-je prendre tout en restant ouvert à l’ajustement ?

4. Accepter l’imperfection de l’action et tester des « actions-miroirs » et des solutions nouvelles :

  • Quel est le coût de l’attente comparé au risque de l’action ?

  • Qu’est -ce que j’apprendrais en agissant que je ne découvrirai jamais en réfléchissant ?

  • Quelle petite action puis-je tester sans remettre en cause l’intégralité de mes principes ?

  • Expérimenter des approches nouvelles, même si elles sortent de sa zone de confort.

 5. Redéfinir son identité de leader :

  • Passer de « celui qui sait » à « celui qui permet ».

  • Prendre conscience du « rôle modèle » du leader qui nous anime Se questionner sur sa pertinence

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Cette bibliographie soutient une lecture très spécifique du Type 7 :

ce n’est pas l’absence de solutions qui bloque,
mais la charge existentielle que la solution fait peser sur l’identité du dirigeant.

Avec ce Type 7 nous avons exploré les sept angles morts qui empêchent tant d’entrepreneurs (et donc chacun d’entre nous) de voir clairement les problèmes qu’ils rencontrent. Du déni à l’épuisement, de la délégation à l’introspection paralysante, chaque type révèle une façon particulière de se protéger… en se limitant.

La question n’est pas de savoir quel type d’entrepreneurs vous êtes. La question est : quel angle mort êtes-vous prêt à éclairer ? Le dernier volet de cette série vous aidera dans cette recherche avec l’outil d’auto diagnostic qu’il vous offre.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

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L’Entrepreneur de Type 6 :  » J’ai tout essayé »

L’entrepreneur de Type 6 : Quand la résignation masque un angle mort plus subtil : la manière de s’y prendre.

Chez l’entrepreneur de Type 6 : « Le Persévérant à bout » –  » J’ai tout essayé ..! » ( Dominance : la vaine persévérance), la fatigue n’est pas seulement physique.
C’est une lassitude stratégique, née d’années de combats répétés, de décisions prises dans l’urgence, de solutions tentées sans effet durable.

Son refrain est connu :
« J’ai tout essayé. »

Mais derrière cette phrase apparemment lucide se cache souvent une autre question, rarement formulée :

« Ai-je vraiment tout essayé… ou ai-je surtout répété la même façon de m’y prendre ?»

Car le problème n’est plus seulement ce qui doit être résolu.
Il devient la manière dont on tente de le résoudre, encore et encore, jusqu’à l’épuisement.

Mais que se passe-t-il lorsque cette résignation, cette conviction que rien n’est possible, commence à contaminer toute l’organisation ?

Des verbatim qui interpellent (ou comment la répétition remplace parfois la remise en question)

Vous reconnaissez peut-être des collaborateurs. Ou même : vous vous reconnaissez vous-même dans ces phrases.

Alors il est possible — en tout ou en partie — que vous soyez un entrepreneur de Type 6.  Car personne n’échappe durablement à ces moments-là.

Ceux où la pression monte, où l’incertitude s’installe, où la responsabilité pèse plus lourd que d’habitude.

Cet article, comme les six autres de cette série, ne parle pas d’un profil à distance.
Il parle de nous. De ce que nous devenons quand le réel se durcit.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la résignation peut être le dernier refuge avant la renaissance ou le précipice final.

L’Entrepreneur
« Franchement, je ne vois plus quoi faire. Le problème est identifié depuis longtemps. J’ai essayé plusieurs choses. En fait, j’ai tout essayé. »

Solutions
« Quand vous dites tout essayé, pouvez-vous me dire comment vous vous y êtes pris ? »

L’Entrepreneur
« J’ai réorganisé, réduit les coûts, changé deux fois de priorités, demandé plus d’efforts à l’équipe… »

Solutions
« Avez-vous changé de solution… ou répété la même logique sous des formes différentes ? »

(Silence)

L’Entrepreneur
« J’ai surtout essayé de tenir. De faire avec moins. D’éviter que ça s’effondre. »

Solutions
« Donc vous avez beaucoup agi pour contenir, peu pour questionner la façon d’agir.
Vous avez combattu le problème… sans revisiter votre manière de le traiter. »

L’Entrepreneur
« Peut-être. Mais sans moyens, on ne peut rien faire de sérieux. »

Solutions
« Est-ce un manque de moyens… ou un manque d’espace pour penser autrement ?
Qui avez-vous associé à la réflexion ? »

L’Entrepreneur
« Personne, vraiment. Je ne voulais pas inquiéter. Et puis… je n’y croyais plus trop. »

Solutions
« Pensez-vous qu’une équipe puisse inventer des solutions nouvelles si son dirigeant n’interroge plus sa propre manière de faire ? »

L’Entrepreneur
« Vous êtes en train de me dire que j’ai confondu épuisement et impossibilité… »

Solutions
« Oui. Et que le vrai tournant commence souvent quand un dirigeant cesse de dire
“j’ai tout essayé”
et commence à se demander
“comment est-ce que je m’y prends, et qu’est-ce que je n’ai jamais remis en question ?” »

(Silence long)

L’Entrepreneur
« Alors peut-être que je n’ai pas besoin de plus de moyens…
mais d’une autre façon de m’y prendre. »

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 6

Cet entrepreneur possède une lucidité douloureuse : il voit les problèmes, comprend leur gravité, mais cette clairvoyance s’est transformée en fatalisme. Ce qui était autrefois du courage est devenu de l’épuisement à force de répéter, encore et encore, les mêmes approches qui aujourd’hui se révèlent vaines.

L’Angle Mort du Type 6 

L’entrepreneur confond l’épuisement légitime avec l’impossibilité absolue.

Le Type 6 n’est pas dans l’inaction. Il est dans une action répétitive non interrogée. L’épuisement n’est pas la cause première. Il est la conséquence directe de l’absence de remise en question de la manière de s’y prendre.

Le Type 6 ne renonce pas parce qu’il est faible. Il renonce parce qu’il agit trop longtemps sans changer de cadre.

Il transforme l’échec répété d’une même approche en preuve que toute action est vaine.

Ce n’est pas le problème qui est insoluble. C’est la manière de s’y prendre qui n’est plus interrogée.

Les 5 enseignements clés

  1. Ce n’est pas l’absence de solutions, mais l’absence de remise en question de la méthode

  2. La répétition d’une approche inefficace épuise plus que le problème lui-même

  3. Les moyens suivent souvent un changement de posture, pas l’inverse

  4. L’inaction commence quand on cesse de questionner sa façon d’agir

  5. Changer la manière de s’y prendre redonne de l’énergie avant même de résoudre le problème

Des pistes d’évolution

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

 

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Le violon super-soliste : quand l’excellence individuelle danse avec le collectif

L’étincelle d’une découverte

.Je découvre à l’instant cette annonce du recrutement d’un « violon super-soliste ». Mon premier réflexe fut d’y voir une forme d’oxymore, une solitude renforcée, comme si le musicien, déjà soliste, devait s’extraire davantage du groupe pour briller. Pourtant, cette appellation cache une réalité bien plus subtile.

Le chef des violons, et bien plus encore

Le super-soliste est d’abord le chef des violons, souvent considéré comme le second du chef d’orchestre. Il joue les solos de l’orchestre, donne le la pour l’accord des instruments, et guide la section des cordes avec une précision qui influence l’ensemble. Mais ce terme évoque aussi un violoniste qui, au-delà de son rôle orchestral, se distingue par une carrière de soliste international, une virtuosité exceptionnelle, ou une influence artistique qui transcende son poste. Il incarne ainsi un double leadership : technique, par son expertise, et inspirant, par sa capacité à élever le collectif tout en brillant individuellement.

La corde raide du leadership

Cette dualité n’est-elle pas celle que nous vivons tous ? Comment concilier notre besoin d’expression personnelle avec notre appartenance à un tout ? Le super-soliste nous montre que l’excellence n’est pas une île : elle s’enrichit du collectif, comme le soliste s’enrichit de l’orchestre.

Une métaphore pour notre époque

Dans un monde où l’on célèbre souvent l’individualisme, cette figure nous rappelle que le vrai leadership est un équilibre — entre visibilité et humilité, entre solo et harmonie. Et si, plutôt que de craindre cette tension, nous l’embrassions ? Et si nous devenions, chacun à notre échelle, des super-solistes de nos vies — capables de briller sans éclipser les autres, de mener sans dominer ?

Et nous, où est notre partition ?

Cette notion m’invite à une question : où, dans votre quotidien, pouvez-vous incarner ce rôle de violon super-soliste ? Dans un projet professionnel, une initiative associative, ou même une conversation ? L’opportunité est là : oser l’excellence sans rompre l’harmonie.

À méditer, et à jouer — ensemble.

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L’Entrepreneur du Type 5  » Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

« Si j’avais les moyens… » : L’illusion de l’impuissance

Chez l’entrepreneur de Type 5 : Le « Gestionnaire de Pénurie » –  »  » Que voulez-vous que j’y fasse » ( Dominance : Alibi des ressources), le réalisme a un goût amer. Contrairement au Type 1 qui ignore le problème, le Type 5 le connaît par cœur. Il peut vous en dresser précisément et immédiatement la liste technique, financière et humaine. Mais cette clarté ne débouche sur aucune action. Son mantra ? « À quoi bon ? Je n’ai pas les moyens de mes ambitions ». Le problème n’est plus un défi, c’est une fatalité justifiée par le manque de budget, de temps ou de talents.

Mais que se passe-t-il quand le manque de ressources devient l’alibi parfait pour ne plus essayer ?

Des verbatim qui ne trompent pas

Si ces phrases résonnent en vous, vus êtes peut-être partie un de ces entrepreneurs lucide mais fatigué et figé que le problème convainc de son impuissance à atteindre la perfection… et qui n’agit plus (jamais).

C’est pourquoi cet article — comme les six autres de cette série — ne parle pas des autres. Il nous concerne tous, de près ou de loin.

Et qui, d’entre nous, pourrait prétendre ne jamais avoir prononcé l’une de ces phrases ?

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la quête de perfection et le constat de son incapacité à l’atteindre peut devenir le plus grand obstacle à l’excellence.

L’Entrepreneur
« Honnêtement… je n’ai plus l’énergie. Même si je voulais, je n’ai pas les moyens de faire les choses correctement. »

Solutions
« Quand avez-vous commencé à dire “je n’ai plus les moyens” ? »

L’Entrepreneur
« Quand j’ai compris que ça demanderait trop. Trop d’argent. Trop de temps. Trop de combats. »

Solutions
« Et qu’est-ce qui vous fatigue le plus aujourd’hui : le problème… ou le fait de le porter sans jamais l’affronter ? »

(Silence)

L’Entrepreneur
« Le porter. Tous les jours. Sans rien changer. »

Solutions
« Alors peut-être que le problème n’est plus un problème de moyens…
mais un problème de poids. »

L’Entrepreneur
« Vous voulez dire que je m’épuise à attendre ? »

Solutions
« J’ose dire que vous vous épuisez à différer. »

(Silence long)

L’Entrepreneur
« Et si je n’avais plus envie de faire semblant d’y croire ? »

Solutions
« Alors il devient urgent de faire quelque chose de petit, mais réel.
Parce que l’attente ne repose personne. »

La perfection rassure dans son exigence. L’action transforme dans son imperfection.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 5

Pragmatique cet entrepreneur est pragmatique et conscient des contraintes matérielles (budget, temps, personnel) qui pèsent sur son entreprise. Il possède des qualités réelles : exigence, sens du détail, engagement pour la qualité, respect de ses clients. Mais ces forces se sont transformées en prison dorée.

L’Angle Mort du Type 5 

L’entrepreneur confond la perfection avec l’excellence, et l’exigence avec la paralysie. Il utilise les contraintes réelles (manque de moyens, de temps, de ressources) comme alibis pour masquer une peur plus profonde : celle de l’échec, du jugement, de la déception. Le résultat : les projets s’accumulent dans les tiroirs, les opportunités passent, les équipes s’épuisent dans l’attente de permissions qui ne viennent jamais. L’inaction coûte plus cher que toutes les solutions imparfaites possibles.

Les 5 enseignements clés

  1. La perfection est un leurre paralysant
    Attendre la perfection, c’est garantir l’inaction. Les entrepreneurs les plus performants savent qu’il vaut mieux lancer à 80% de qualité et itérer qu’attendre un 100% qui n’arrive jamais. L’excellence s’atteint par l’amélioration continue, pas par la perfection initiale.
  2. Le coût de l’inaction est sous-estimé
    Les entrepreneurs calculent précisément le coût des solutions mais rarement celui de ne rien faire. Les heures perdues, les opportunités manquées, la démotivation des équipes, l’érosion de la compétitivité… L’inaction a un prix exorbitant qu’on ne voit pas car il n’apparaît pas en comptabilité.
  3. Les contraintes deviennent des alibis
    Quand on se focalise sur ce qui manque, on perd de vue ce qui est possible. Le manque de moyens devient une excuse confortable pour éviter de prendre des risques, de faire des choix difficiles, d’affronter la peur de l’échec. Il est plus facile de dire « je n’ai pas les moyens » que « j’ai peur ».
  4. Le perfectionnisme cache la peur
    Derrière l’exigence de qualité se cache souvent la peur du jugement, de la déception, de ne pas être à la hauteur. Le perfectionniste utilise ses standards impossibles comme bouclier contre la vulnérabilité. Mais cette protection l’empêche d’avancer et donc de réussir.
  5. L’action imparfaite vaut mieux que l’inaction parfaite
    Les plus grandes réussites viennent de prototypes imparfaits, de premiers essais maladroits, de versions beta lancées trop tôt. La créativité naît de l’expérimentation, pas de la planification parfaite. Le feedback du réel vaut tous les scénarios anticipés.

Des pistes d’évolution

Pour sortir du perfectionnisme paralysant

  1. Calculer le coût réel de l’inaction
  • Quantifiez précisément ce que vous coûtent les problèmes non résolus
  • Comptez les heures perdues, les erreurs, la démotivation
  • Comparez ce coût au coût des solutions imparfaites
  • Réalisez que ne rien faire est souvent plus coûteux qu’agir
  1. Fractionner vos projets (quick wins)
  • Identifiez ce qui apporte 80% de la valeur avec 20% des moyens
  • Définissez le MVP (Minimum Viable Product) : qu’est-ce qui est suffisant pour commencer ?
  • Lancez des pilotes limités plutôt que d’attendre les conditions parfaites
  • Célébrez les petites victoires pour créer une dynamique
  1. Accepter « assez bien » comme suffisant
  • Fixez-vous des deadlines fermes et respectez-les
  • Distinguez ce qui doit être parfait de ce qui doit simplement fonctionner
  • Rappelez-vous : vos clients jugent le résultat, pas le processus
  • Le « assez bien » d’aujourd’hui bat le « parfait » de jamais
  1. Lancer des versions beta/pilotes
  • Testez avec un groupe restreint de clients bienveillants
  • Recueillez des retours réels plutôt que d’anticiper des scénarios
  • Itérez en fonction de ce que vous apprenez
  • Le terrain est plus intelligent que toutes vos hypothèses
  1. Mobiliser vos ressources internes
  • Vos collaborateurs peuvent porter des projets s’ils sont accompagnés
  • Déléguez à ceux qui connaissent vos processus métier
  • Faites confiance : votre équipe est plus capable que vous ne le pensez
  • Le portage collectif d’un projet le rend plus robuste
  1. Questionner votre vraie motivation
  • Distinguez les vraies contraintes des résistances psychologiques
  • Demandez-vous : « Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »
  • Reconnaissez que la peur est légitime, mais qu’elle ne doit pas commander
  • Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle
  1. Adopter une culture de l’itération
  • Comprenez que les produits évoluent avec le temps et les retours
  • Embrassez l’amélioration continue plutôt que la perfection initiale
  • Chaque version est un apprentissage vers la suivante
  • Les meilleurs produits du monde ont commencé imparfaits

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Auteurs et références majeures – Les sources

 La question qui change tout

« Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »

 Le vrai courage

Il n’est pas d’attendre la perfection en peaufinant sans fin, mais d’oser lancer imparfaitement et de découvrir ce que l’action nous révèle.

Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle.

Le parfait est l’ennemi du bien. L’excellence naît de l’itération, pas de la perfection initiale.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort

 

 

 

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L’Entrepreneur de Type 4 : « Là, je fonce dans le mur…! « 

Quand reconnaître le problème ne suffit plus… et que la lucidité devient paralysante.

Chez l’entrepreneur de Type 4 : L’Analyste au Point Mort  » –  » Là je vais dans le mur … ! » (Dominance : Peur de l’erreur), le problème n’est ni nié ni minimisé. Il est vu. Ressenti. Pressenti.

Quelque chose ne va pas — et il le sait.

Il perçoit les signaux faibles : une fatigue diffuse dans les équipes, des résultats qui plafonnent, une tension sourde, une impression persistante de tourner en rond et de ne plus y arriver. Il n’est pas aveugle. Il est lucide.
Mais cette lucidité ne débouche pas sur l’action.

Car une question le hante :
« Tant que je ne comprends pas exactement ce qui ne va pas, comment agir sans faire pire ? »

Et c’est là que commence la paralysie.

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

    • Voir sans pouvoir nommer :« Je vois le problème, mais il m’échappe. »

    • Comprendre trop pour agir : « Tant que je ne comprends pas, je n’agis pas. »

    • Porter seul ce qui pourrait être partagé : « C’est à moi de porter l’incertitude. »

      Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 4.

      Et comme pour les autres types, il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, vous ne vous soyez reconnu dans ces mots.
      Cet article, comme les six autres de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? », nous concerne tous.

      Un dialogue révélateur

      (Dialogue imaginé mais non imaginaire, fondé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

      L’Entrepreneur :
      « Je sais qu’il y a un problème. Je le sens. Mais je ne sais pas encore lequel exactement et je me sens bien impuissant à le traiter. Et tant que je n’ai pas compris, tant que je n’ai pas un début de solution, je ne peux pas m’en ouvrir à quiconque et j’embarque toute mes équipes là-dedans. »

      Solutions :
      « Qu’est-ce qui vous fait penser que vos équipes ne perçoivent rien ? »

      L’Entrepreneur :
      « Elles sentent sûrement qu’il se passe quelque chose… Mais si je leur dis que je ne sais pas, je vais les inquiéter. Elles attendent de moi des réponses, pas des questions. »

      Solutions :
      « Êtes-vous certain que le silence rassure davantage que l’incertitude partagée ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je préfère porter ça seul plutôt que de créer de l’angoisse collective. Dans ce genre de situation, tout le monde va y aller de ses conseils, alors que je sais qu’il n’y a pas de solution »

      Solutions :
      « Lorsque vous portez cela seul… que se passe-t-il pour votre capacité à agir ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je réfléchis. Beaucoup. J’analyse. Mais plus j’analyse, plus le problème me semble complexe et plus le mur grandit et se rapproche. »

      Solutions :
      « Et pendant que vous cherchez à comprendre parfaitement… que fait l’organisation ? »

      (Silence)

      L’Entrepreneur :
      « Elle attend. Et moi aussi, je crois. Ca me tétanise. »

      Solutions :
      « Et si votre rôle n’était pas d’avoir la réponse… mais de poser la question avec eux ? »

      L’Entrepreneur :
      « Vous voulez dire que je pourrais dire : “Je vois un problème, je ne le comprends pas encore et ne sais comment l’éviter, mais j’ai besoin de vous” ? »

      Solutions :
      « Et si c’était précisément ce qui débloquait la situation ? »

      Un long silence.

      L’Entrepreneur :
      « Peut-être que je confonds leadership et infaillibilité. »

      Ce que révèle cet entrepreneur de Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 possède de grandes qualités :
      Sens de la responsabilité, souhait de préserver ses équipes, lucidité, sensibilité  aux signaux faibles, prise en compte de la complexité, expérience.

      Il refuse les solutions simplistes, les réponses toutes faites, les recettes miracles.
      Il sait que les problèmes récurrents ne se règlent pas par un simple coup de barre.

      Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

      L’angle mort du Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 croit qu’il doit comprendre avant de partager et d’agir.
      Résultat : il partage et agit trop tard… ou pas du tout.

      En voulant protéger ses équipes de son incertitude, il les prive de leur capacité à l’aider.
      En cherchant la bonne réponse, il bloque la dynamique collective.
      En attendant la clarté parfaite, il fige l’action.

      Le mur n’est pas le problème.
      Le problème, c’est d’y foncer seul sans agir au plus tôt, avec les équipes et partenaires, pour l’éviter.

      Les 5 enseignements clés

      1. Voir le problème ne suffit pas à le résoudre

      La lucidité sans action partagée mène à l’isolement, pas à la transformation.

      2. L’isolement du dirigeant est un mythe dangereux

      Aucun leader ne résout seul des problèmes complexes et systémiques.

      3. La vulnérabilité n’affaiblit pas l’autorité

      Elle crée les conditions de la confiance, de l’engagement et de l’intelligence collective.

      4. Les problèmes récurrents signalent une posture à transformer

      Quand les solutions échouent, ce n’est pas toujours le problème qu’il faut changer… mais la manière de le traiter.

      5. Nommer ensemble vaut mieux que comprendre seul

      La clarté émerge du dialogue, pas de l’introspection solitaire.

      Des pistes d’évolution

      Partager le problème avant la solution
      Dire : « Voilà ce que je vois. Voilà ce que je ne comprends pas encore. »

      Créer des espaces de diagnostic collectif
      Explorer le problème sans chercher immédiatement à le résoudre.

      Passer de la perfection à l’itération
      Tester, ajuster, apprendre — plutôt qu’attendre la réponse idéale.

      Redéfinir le rôle du leader
      Passer de celui qui sait à celui qui fait émerger.

    • Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

      Les Sources : Auteurs et ouvrages majeurs

      Cohérence avec le Type 4

      Ces auteurs convergent sur un point central :

      Ce qui bloque l’action n’est pas le manque d’intelligence, mais l’isolement cognitif du décideur.

      Exactement l’angle mort de l’entrepreneur de Type 4.

      Le vrai courage

      Il n’est pas de foncer dans le mur en klaxonnant mais d’oser regarder ce qui se cache derrière ce mur et ce qu’il nous révèle.

      👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
       » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

  • #Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort
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L’Entrepreneur de Type 3 : « C’est la faute à … ! »

Chaque difficulté a un coupable tout trouvé ou Quand la responsabilité s’échappe par réflexe.

Chez l’entrepreneur de Type 3 « C’est la faute à…! », l’analyse des responsabilités est un réflexe immédiat. C’est une force, parfois même une justesse redoutable : il voit ce qui dysfonctionne, identifie les failles, pointe les incohérences. Pour lui, un problème n’est jamais un mystère : il est la conséquence logique de causes bien réelles — souvent externes, parfois structurelles.

Mais que se passe-t-il lorsque cette habitude d’attribuer la responsabilité ailleurs… finit par priver l’entrepreneur d’une lucide interrogation sur son propre pouvoir d’action ?

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

« Le marché est complètement imprévisible, voilà le problème. »
« Avec des équipes plus engagées, on n’en serait pas là. »
« Mes fournisseurs ne suivent pas, comment voulez-vous avancer ? »
« C’est l’État / les règles / les autres qui compliquent tout. »
« Je fais ce que je peux, mais je ne peux pas tout porter seul. »

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de Type 3 : celui qui voit les responsabilités… partout, sauf dans ce qu’il peut vraiment changer.

Vous avez déjà prononcé ces phrases. Si ce n’est pas le cas, vous les avez pensées.

Elles ne disent pas un trait de caractère. Elles révèlent un moment : celui où l’entrepreneur doute, se crispe, cherche à reprendre le contrôle.

Dans ces moments-là, vous êtes — au moins en partie — un entrepreneur de Type 3.

Personne n’y échappe. Ni l’expérience. Ni l’intelligence. Ni la bonne volonté.

Cet article comme les 6 autres articles de la Série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? » nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment l’habitude d’externaliser la responsabilité peut devenir un frein à la lucidité stratégique et à la transformation.

L’Entrepreneur : « Honnêtement, ce qui nous bloque, ce n’est pas nous. C’est le contexte. Les règles changent, les équipes ne suivent pas, les partenaires déçoivent. Avec un environnement plus fiable, on serait bien plus loin. »

Solutions : « Vous décrivez des réalités indéniables. Mais lorsque vous dites que le problème vient de l’extérieur, est-ce une observation… ou une manière d’éloigner ce qui pourrait être inconfortable à regarder ? »

L’Entrepreneur : « Non, c’est factuel. Quand les autres ne font pas leur part, on ne peut pas avancer. C’est mécanique. »

Solutions : « Et lorsque tout dépend des autres… que devient votre marge d’action ? Que peut faire votre équipe lorsqu’elle vous entend dire ou que vous l’entendez dire que les causes sont hors de portée ? »

L’Entrepreneur : « Elle comprend que tout n’est pas de notre faute. Beaucoup de dirigeants pensent résoudre des problèmes qui ne viennent même pas d’eux. Moi, je remets les choses à leur place. »

Solutions : « Cette lucidité est utile. Mais n’y a-t-il pas un risque que votre équipe se dise : “Puisque tout dépend des autres… autant attendre” ? Une responsabilité externalisée peut-elle créer une forme de résignation interne ? »

L’Entrepreneur : « Vous pensez que je transmets de l’impuissance ? Je veux simplement expliquer ce qui se passe. »

Solutions : « Lorsque le discours met l’accent sur ce qui ne dépend pas de vous, que se passe-t-il pour ce qui dépend de vous ? N’est-il pas plus difficile de questionner ce qui pourrait être ajusté, transformé ou réorganisé ? »

L’Entrepreneur : « C’est vrai que certains projets stagnent. Et mes équipes me disent parfois : “On attend que le contexte change.” Je commence peut-être à entendre mon propre discours dans leur bouche… »

Solutions : « Et si la vraie question n’était pas “À qui la faute ?”… mais “Que pouvons-nous reprendre en main ?” »

Un long silence.

L’Entrepreneur : « Peut-être que je protège mon ego. C’est dur d’admettre qu’on peut agir autrement. En disant “ce n’est pas de ma faute”, je me rassure — mais je m’enferme. »

Solutions : « Se déresponsabiliser protège à court terme, mais limite à long terme. Reprendre la main, même partiellement, redonne à l’équipe sa capacité à agir. »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que je devrais regarder d’abord ce que je peux changer… même si ce n’est qu’une petite part ? »

Solutions : « Le leadership commence souvent par une question simple : “Quelle part m’appartient et que puis-je transformer ?” »

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 3

Cet entrepreneur possède des forces précieuses : clairvoyance, sens critique aiguisé, capacité à débusquer les causes et les incohérences, lecture fine des facteurs externes. Cette lucidité est un atout.

Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 3

L’entrepreneur attribue la responsabilité à des causes externes et consciemment ou non cherche ainsi à se protéger.
Résultat : il perd sa capacité à agir.
En déclarant que les causes sont externes, il retire à l’équipe la possibilité d’influencer la situation. Le discours devient un anesthésiant silencieux : moins on se sent acteur, moins on agit — et plus le contexte se dégrade.

Le risque : une organisation qui se met en attente.

Les 5 enseignements clés

  1. Externaliser la faute réduit l’espace d’action

Se concentrer sur qui est responsable bloque l’action. L’énergie mentale est absorbée par la critique et le reproche plutôt que par les solutions. Reprendre la main sur ses choix permet de transformer les contraintes en leviers de progression.

  1. Chercher la faute empêche de chercher la solution

Quand toute l’attention et l’énergie sont portées sur l’explication du problème, l’innovation est paralysée. Les équipes passent plus de temps à analyser qu’à agir. Orienter l’énergie vers la recherche de solutions concrètes permet de débloquer la performance et la créativité.

  1. La responsabilité est un levier, pas un poids

Accepter une part de responsabilité libère du pouvoir d’agir. Même 10 % de responsabilité consciente peut générer 90 % de maîtrise sur les résultats. La responsabilisation transforme la posture de victime en posture proactive.

  1. Le contexte ne dicte pas tout

Le milieu complexe n’explique pas toutes les difficultés. Les organisations qui progressent savent tirer parti de micro-ajustements, expérimenter et corriger rapidement. Cela montre que la capacité d’adaptation individuelle et collective prime souvent sur les contraintes externes.

  1. Le vrai courage consiste à dire : “Et si une part me revenait ?”

Se remettre en question face aux échecs demande de l’audace. Admettre sa part dans les problèmes ouvre la porte à l’apprentissage et à la transformation. C’est cette posture de lucidité qui distingue le leader capable de s’améliorer et d’inspirer ses équipes.

Des pistes d’évolution

Changer de formulation transforme la posture de victime en posture proactive. Cela incite à identifier les actions concrètes possibles plutôt que de se focaliser sur les causes externes. Cette simple question ouvre un espace d’action et de réflexion sur la contribution individuelle et collective.

→ Réintroduire la notion de zone d’influence réelle

Comprendre ce qui dépend réellement de nous permet de concentrer l’énergie sur les leviers d’action efficaces. Cela évite de gaspiller du temps sur des éléments hors de contrôle. L’équipe apprend ainsi à distinguer ce qui peut être transformé de ce qui doit être accepté.

→ Créer un rituel d’analyse : ce que nous ne maîtrisons pas / ce que nous maîtrisons

Mettre en place un moment régulier pour faire le point structure la réflexion. Cela aide à clarifier les responsabilités et à prioriser les actions. La distinction entre maîtrise et non-maîtrise réduit la tendance à blâmer l’extérieur et encourage l’engagement concret.

→ Renforcer la responsabilisation collective plutôt que la déculpabilisation individuelle

Encourager l’action partagée permet de mutualiser l’effort et de développer l’apprentissage organisationnel. La responsabilité devient un outil de progrès plutôt qu’un poids personnel. L’équipe devient plus agile et proactive face aux défis.

→ Transformer le discours : passer de la causalité à la capacité

Changer le focus de « pourquoi ça arrive » à « que pouvons-nous faire » stimule la créativité et la recherche de solutions. Cela permet de sortir de la logique d’excuse et de construire des stratégies concrètes. L’énergie collective est alors orientée vers l’impact plutôt que vers le reproche.

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

→ Les travaux sur la “locus of control” montrent que les leaders orientés contrôle externe innovent moins et se réinventent plus difficilement.
→ Les recherches en psychologie organisationnelle démontrent que l’imputabilité partagée renforce l’engagement collectif.
→ L’expérience de terrain l’illustre : lorsqu’un dirigeant cesse de se justifier par le contexte, son organisation retrouve immédiatement des marges de manœuvre.
→ Les équipes se mobilisent davantage lorsqu’elles entendent : « Voici ce que nous pouvons faire », plutôt que : « Voici ce qui nous bloque. »

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

 

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