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Le violon super-soliste : quand l’excellence individuelle danse avec le collectif

L’étincelle d’une découverte

.Je découvre à l’instant cette annonce du recrutement d’un « violon super-soliste ». Mon premier réflexe fut d’y voir une forme d’oxymore, une solitude renforcée, comme si le musicien, déjà soliste, devait s’extraire davantage du groupe pour briller. Pourtant, cette appellation cache une réalité bien plus subtile.

Le chef des violons, et bien plus encore

Le super-soliste est d’abord le chef des violons, souvent considéré comme le second du chef d’orchestre. Il joue les solos de l’orchestre, donne le la pour l’accord des instruments, et guide la section des cordes avec une précision qui influence l’ensemble. Mais ce terme évoque aussi un violoniste qui, au-delà de son rôle orchestral, se distingue par une carrière de soliste international, une virtuosité exceptionnelle, ou une influence artistique qui transcende son poste. Il incarne ainsi un double leadership : technique, par son expertise, et inspirant, par sa capacité à élever le collectif tout en brillant individuellement.

La corde raide du leadership

Cette dualité n’est-elle pas celle que nous vivons tous ? Comment concilier notre besoin d’expression personnelle avec notre appartenance à un tout ? Le super-soliste nous montre que l’excellence n’est pas une île : elle s’enrichit du collectif, comme le soliste s’enrichit de l’orchestre.

Une métaphore pour notre époque

Dans un monde où l’on célèbre souvent l’individualisme, cette figure nous rappelle que le vrai leadership est un équilibre — entre visibilité et humilité, entre solo et harmonie. Et si, plutôt que de craindre cette tension, nous l’embrassions ? Et si nous devenions, chacun à notre échelle, des super-solistes de nos vies — capables de briller sans éclipser les autres, de mener sans dominer ?

Et nous, où est notre partition ?

Cette notion m’invite à une question : où, dans votre quotidien, pouvez-vous incarner ce rôle de violon super-soliste ? Dans un projet professionnel, une initiative associative, ou même une conversation ? L’opportunité est là : oser l’excellence sans rompre l’harmonie.

À méditer, et à jouer — ensemble.

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Le profil de Type 5  » Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

« Si j’avais les moyens… » : L’illusion de l’impuissance

Chez le  Type 5 : Le « Gestionnaire de Pénurie » –  »  » Que voulez-vous que j’y fasse » ( Dominance : Alibi des ressources), le réalisme a un goût amer. Contrairement au Type 1 qui ignore le problème, le Type 5 le connaît par cœur. Il peut vous en dresser précisément et immédiatement la liste technique, financière et humaine. Mais cette clarté ne débouche sur aucune action. Son mantra ? « À quoi bon ? Je n’ai pas les moyens de mes ambitions ». Le problème n’est plus un défi, c’est une fatalité justifiée par le manque de budget, de temps ou de talents.

Mais que se passe-t-il quand le manque de ressources devient l’alibi parfait pour ne plus essayer ?

Des verbatim qui ne trompent pas

Si ces phrases résonnent en vous, vous faites peut-être partie des profils du Type 5. Un profil lucide mais fatigué et figé que le problème convainc de son impuissance à atteindre la perfection… et qui n’agit plus (jamais).

C’est pourquoi cet article — comme les six autres de cette série — ne parle pas des autres. Il nous concerne tous, de près ou de loin.

Et qui, d’entre nous, pourrait prétendre ne jamais avoir prononcé l’une de ces phrases ?

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la quête de perfection et le constat de son incapacité à l’atteindre peut devenir le plus grand obstacle à l’excellence.

Le Type 5 : « Honnêtement… je n’ai plus l’énergie. Même si je voulais, je n’ai pas les moyens de faire les choses correctement. »

Solutions : « Quand avez-vous commencé à dire “je n’ai plus les moyens” ? »

Le Type 5 : « Quand j’ai compris que ça demanderait trop. Trop d’argent. Trop de temps. Trop de combats. »

Solutions : « Et qu’est-ce qui vous fatigue le plus aujourd’hui : le problème… ou le fait de le porter sans jamais l’affronter ? »

(Silence)

Le Type 5 : « Le porter. Tous les jours. Sans rien changer. »

Solutions : « Alors peut-être que le problème n’est plus un problème de moyens…
mais un problème de poids. »

Le Type 5 : « Vous voulez dire que je m’épuise à attendre ? »

Solutions : « J’ose dire que vous vous épuisez à différer. »

(Silence long)

Le Type 5 : « Et si je n’avais plus envie de faire semblant d’y croire ? »

Solutions : « Alors il devient urgent de faire quelque chose de petit, mais réel.
Parce que l’attente ne repose personne. »

La perfection rassure dans son exigence. L’action transforme dans son imperfection.

Ce que révèle ce profil du Type 5

Pragmatique le Type 5 est pragmatique et conscient des contraintes matérielles (budget, temps, personnel) qui pèsent sur son entreprise. Il possède des qualités réelles : exigence, sens du détail, engagement pour la qualité, respect de ses clients. Mais ces forces se sont transformées en prison dorée.

L’Angle Mort du Type 5 

Le Type 5 confond la perfection avec l’excellence, et l’exigence avec la paralysie. Il utilise les contraintes réelles (manque de moyens, de temps, de ressources) comme alibis pour masquer une peur plus profonde : celle de l’échec, du jugement, de la déception. Le résultat : les projets s’accumulent dans les tiroirs, les opportunités passent, les équipes s’épuisent dans l’attente de permissions qui ne viennent jamais. L’inaction coûte plus cher que toutes les solutions imparfaites possibles.

Les 5 enseignements clés

  1. La perfection est un leurre paralysant
    Attendre la perfection, c’est garantir l’inaction. Les entrepreneurs les plus performants savent qu’il vaut mieux lancer à 80% de qualité et itérer qu’attendre un 100% qui n’arrive jamais. L’excellence s’atteint par l’amélioration continue, pas par la perfection initiale.
  2. Le coût de l’inaction est sous-estimé
    Les entrepreneurs calculent précisément le coût des solutions mais rarement celui de ne rien faire. Les heures perdues, les opportunités manquées, la démotivation des équipes, l’érosion de la compétitivité… L’inaction a un prix exorbitant qu’on ne voit pas car il n’apparaît pas en comptabilité.
  3. Les contraintes deviennent des alibis
    Quand on se focalise sur ce qui manque, on perd de vue ce qui est possible. Le manque de moyens devient une excuse confortable pour éviter de prendre des risques, de faire des choix difficiles, d’affronter la peur de l’échec. Il est plus facile de dire « je n’ai pas les moyens » que « j’ai peur ».
  4. Le perfectionnisme cache la peur
    Derrière l’exigence de qualité se cache souvent la peur du jugement, de la déception, de ne pas être à la hauteur. Le perfectionniste utilise ses standards impossibles comme bouclier contre la vulnérabilité. Mais cette protection l’empêche d’avancer et donc de réussir.
  5. L’action imparfaite vaut mieux que l’inaction parfaite
    Les plus grandes réussites viennent de prototypes imparfaits, de premiers essais maladroits, de versions beta lancées trop tôt. La créativité naît de l’expérimentation, pas de la planification parfaite. Le feedback du réel vaut tous les scénarios anticipés.

Des pistes d’évolution

Pour sortir du perfectionnisme paralysant

  1. Calculer le coût réel de l’inaction
      • Quantifiez précisément ce que vous coûtent les problèmes non résolus
      • Comptez les heures perdues, les erreurs, la démotivation
      • Comparez ce coût au coût des solutions imparfaites
      • Réalisez que ne rien faire est souvent plus coûteux qu’agir
  1. Fractionner vos projets (quick wins)
      • Identifiez ce qui apporte 80% de la valeur avec 20% des moyens
      • Définissez le MVP (Minimum Viable Product) : qu’est-ce qui est suffisant pour commencer ?
      • Lancez des pilotes limités plutôt que d’attendre les conditions parfaites
      • Célébrez les petites victoires pour créer une dynamique
  1. Accepter « assez bien » comme suffisant
      • Fixez-vous des deadlines fermes et respectez-les
      • Distinguez ce qui doit être parfait de ce qui doit simplement fonctionner
      • Rappelez-vous : vos clients jugent le résultat, pas le processus
      • Le « assez bien » d’aujourd’hui bat le « parfait » de jamais
  1. Lancer des versions beta/pilotes
      • Testez avec un groupe restreint de clients bienveillants
      • Recueillez des retours réels plutôt que d’anticiper des scénarios
      • Itérez en fonction de ce que vous apprenez
      • Le terrain est plus intelligent que toutes vos hypothèses
  1. Mobiliser vos ressources internes
      • Vos collaborateurs peuvent porter des projets s’ils sont accompagnés
      • Déléguez à ceux qui connaissent vos processus métier
      • Faites confiance : votre équipe est plus capable que vous ne le pensez
      • Le portage collectif d’un projet le rend plus robuste
  1. Questionner votre vraie motivation
      • Distinguez les vraies contraintes des résistances psychologiques
      • Demandez-vous : « Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »
      • Reconnaissez que la peur est légitime, mais qu’elle ne doit pas commander
      • Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle
  1. Adopter une culture de l’itération
      • Comprenez que les produits évoluent avec le temps et les retours
      • Embrassez l’amélioration continue plutôt que la perfection initiale
      • Chaque version est un apprentissage vers la suivante
      • Les meilleurs produits du monde ont commencé imparfaits

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Auteurs et références majeures – Les sources

 La question qui change tout

« Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »

 Le vrai courage

Il n’est pas d’attendre la perfection en peaufinant sans fin, mais d’oser lancer imparfaitement et de découvrir ce que l’action nous révèle.

Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle.

Le parfait est l’ennemi du bien. L’excellence naît de l’itération, pas de la perfection initiale.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

#Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort

 

 

 

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Le profil de Type 4 : « Là, je fonce dans le mur…! « 

Quand reconnaître le problème ne suffit plus… et que la lucidité devient paralysante.

Chez le Type 4 : L’Analyste au Point Mort  » –  » Là je vais dans le mur … ! » (Dominance : Peur de l’erreur), le problème n’est ni nié ni minimisé. Il est vu. Ressenti. Pressenti.

Quelque chose ne va pas — et il le sait.

Il perçoit les signaux faibles : une fatigue diffuse dans les équipes, des résultats qui plafonnent, une tension sourde, une impression persistante de tourner en rond et de ne plus y arriver. Il n’est pas aveugle. Il est lucide.
Mais cette lucidité ne débouche pas sur l’action.

Car une question le hante :
« Tant que je ne comprends pas exactement ce qui ne va pas, comment agir sans faire pire ? »

Et c’est là que commence la paralysie.

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

      • Voir sans pouvoir nommer :« Je vois le problème, mais il m’échappe. »

      • Comprendre trop pour agir : « Tant que je ne comprends pas, je n’agis pas. »

      • Porter seul ce qui pourrait être partagé : « C’est à moi de porter l’incertitude. »

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 4.

Et comme pour les autres types, il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, vous ne vous soyez reconnu dans ces mots.
Cet article, comme les six autres de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? », nous concerne tous.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire, fondé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

Le Type 4  : « Je sais qu’il y a un problème. Je le sens. Mais je ne sais pas encore lequel exactement et je me sens bien impuissant à le traiter. Et tant que je n’ai pas compris, tant que je n’ai pas un début de solution, je ne peux pas m’en ouvrir à quiconque et j’embarque toute mes équipes là-dedans. »

Solutions : « Qu’est-ce qui vous fait penser que vos équipes ne perçoivent rien ? »

Le Type 4 : « Elles sentent sûrement qu’il se passe quelque chose… Mais si je leur dis que je ne sais pas, je vais les inquiéter. Elles attendent de moi des réponses, pas des questions. »

Solutions : « Êtes-vous certain que le silence rassure davantage que l’incertitude partagée ? »

Le Type 4 : « Je préfère porter ça seul plutôt que de créer de l’angoisse collective. Dans ce genre de situation, tout le monde va y aller de ses conseils, alors que je sais qu’il n’y a pas de solution »

Solutions : « Lorsque vous portez cela seul… que se passe-t-il pour votre capacité à agir ? »

Le Type 4 : « Je réfléchis. Beaucoup. J’analyse. Mais plus j’analyse, plus le problème me semble complexe et plus le mur grandit et se rapproche. »

Solutions : « Et pendant que vous cherchez à comprendre parfaitement… que fait l’organisation ? »

(Silence)

Le Type 4 : « Elle attend. Et moi aussi, je crois. Ca me tétanise. »

Solutions : « Et si votre rôle n’était pas d’avoir la réponse… mais de poser la question avec eux ? »

Le Type 4 : « Vous voulez dire que je pourrais dire : “Je vois un problème, je ne le comprends pas encore et ne sais comment l’éviter, mais j’ai besoin de vous” ? »

Solutions : « Et si c’était précisément ce qui débloquait la situation ? »

Un long silence.

Le Type 4 : « Peut-être que je confonds leadership et infaillibilité. »

Ce que révèle ce profil de Type 4

Le Type 4 possède de grandes qualités :
Sens de la responsabilité, souhait de préserver ses équipes, lucidité, sensibilité  aux signaux faibles, prise en compte de la complexité, expérience.

Il refuse les solutions simplistes, les réponses toutes faites, les recettes miracles.
Il sait que les problèmes récurrents ne se règlent pas par un simple coup de barre.

Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’angle mort du Type 4

Le Type 4 croit qu’il doit comprendre avant de partager et d’agir.
Résultat : il partage et agit trop tard… ou pas du tout.

En voulant protéger ses équipes de son incertitude, il les prive de leur capacité à l’aider.
En cherchant la bonne réponse, il bloque la dynamique collective.
En attendant la clarté parfaite, il fige l’action.

Le mur n’est pas le problème.
Le problème, c’est d’y foncer seul sans agir au plus tôt, avec les équipes et partenaires, pour l’éviter.

Les 5 enseignements clés

1. Voir le problème ne suffit pas à le résoudre

La lucidité sans action partagée mène à l’isolement, pas à la transformation.

2. L’isolement du dirigeant est un mythe dangereux

Aucun leader ne résout seul des problèmes complexes et systémiques.

3. La vulnérabilité n’affaiblit pas l’autorité

Elle crée les conditions de la confiance, de l’engagement et de l’intelligence collective.

4. Les problèmes récurrents signalent une posture à transformer

Quand les solutions échouent, ce n’est pas toujours le problème qu’il faut changer… mais la manière de le traiter.

5. Nommer ensemble vaut mieux que comprendre seul

La clarté émerge du dialogue, pas de l’introspection solitaire.

Des pistes d’évolution

Partager le problème avant la solution
Dire : « Voilà ce que je vois. Voilà ce que je ne comprends pas encore. »

Créer des espaces de diagnostic collectif
Explorer le problème sans chercher immédiatement à le résoudre.

Passer de la perfection à l’itération
Tester, ajuster, apprendre — plutôt qu’attendre la réponse idéale.

Redéfinir le rôle du leader
Passer de celui qui sait à celui qui fait émerger.

Ce que nous enseigne la recherche et l’expérience

Les sources

Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

  • #Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort
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Le profil de Type 3 : « C’est la faute à … ! »

Chaque difficulté a un coupable tout trouvé ou Quand la responsabilité s’échappe par réflexe.

Chez le Type 3 « C’est la faute à…! », l’analyse des responsabilités est un réflexe immédiat. C’est une force, parfois même une justesse redoutable : il voit ce qui dysfonctionne, identifie les failles, pointe les incohérences. Pour lui, un problème n’est jamais un mystère : il est la conséquence logique de causes bien réelles — souvent externes, parfois structurelles.

Mais que se passe-t-il lorsque cette habitude d’attribuer la responsabilité ailleurs… finit par priver l’entrepreneur d’une lucide interrogation sur son propre pouvoir d’action ?

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

« Le marché est complètement imprévisible, voilà le problème. »
« Avec des équipes plus engagées, on n’en serait pas là. »
« Mes fournisseurs ne suivent pas, comment voulez-vous avancer ? »
« C’est l’État / les règles / les autres qui compliquent tout. »
« Je fais ce que je peux, mais je ne peux pas tout porter seul. »

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un profil de Type 3 : celui qui voit les responsabilités… partout, sauf dans ce qu’il peut vraiment changer.

Vous avez déjà prononcé ces phrases. Si ce n’est pas le cas, vous les avez pensées.

Elles ne disent pas un trait de caractère. Elles révèlent un moment : celui où l’entrepreneur doute, se crispe, cherche à reprendre le contrôle.

Dans ces moments-là, vous êtes — au moins en partie — un profil de Type 3.

Personne n’y échappe. Ni l’expérience. Ni l’intelligence. Ni la bonne volonté.

Cet article comme les 6 autres articles de la Série « Et si vous étiez votre propre angle mort ?«  nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment l’habitude d’externaliser la responsabilité peut devenir un frein à la lucidité stratégique et à la transformation.

Le Type 3 : « Honnêtement, ce qui nous bloque, ce n’est pas nous. C’est le contexte. Les règles changent, les équipes ne suivent pas, les partenaires déçoivent. Avec un environnement plus fiable, on serait bien plus loin. »

Solutions : « Vous décrivez des réalités indéniables. Mais lorsque vous dites que le problème vient de l’extérieur, est-ce une observation… ou une manière d’éloigner ce qui pourrait être inconfortable à regarder ? »

Le Type 3 : « Non, c’est factuel. Quand les autres ne font pas leur part, on ne peut pas avancer. C’est mécanique. »

Solutions : « Et lorsque tout dépend des autres… que devient votre marge d’action ? Que peut faire votre équipe lorsqu’elle vous entend dire ou que vous l’entendez dire que les causes sont hors de portée ? »

Le Type 3 : « Elle comprend que tout n’est pas de notre faute. Beaucoup de dirigeants pensent résoudre des problèmes qui ne viennent même pas d’eux. Moi, je remets les choses à leur place. »

Solutions : « Cette lucidité est utile. Mais n’y a-t-il pas un risque que votre équipe se dise : “Puisque tout dépend des autres… autant attendre” ? Une responsabilité externalisée peut-elle créer une forme de résignation interne ? »

Le Type 3 : « Vous pensez que je transmets de l’impuissance ? Je veux simplement expliquer ce qui se passe. »

Solutions : « Lorsque le discours met l’accent sur ce qui ne dépend pas de vous, que se passe-t-il pour ce qui dépend de vous ? N’est-il pas plus difficile de questionner ce qui pourrait être ajusté, transformé ou réorganisé ? »

Le Type 3 : « C’est vrai que certains projets stagnent. Et mes équipes me disent parfois : “On attend que le contexte change.” Je commence peut-être à entendre mon propre discours dans leur bouche… »

Solutions : « Et si la vraie question n’était pas “À qui la faute ?”… mais “Que pouvons-nous reprendre en main ?” »

Un long silence.

Le Type 3 : « Peut-être que je protège mon ego. C’est dur d’admettre qu’on peut agir autrement. En disant “ce n’est pas de ma faute”, je me rassure — mais je m’enferme. »

Solutions : « Se déresponsabiliser protège à court terme, mais limite à long terme. Reprendre la main, même partiellement, redonne à l’équipe sa capacité à agir. »

Le Type 3 : « Vous voulez dire que je devrais regarder d’abord ce que je peux changer… même si ce n’est qu’une petite part ? »

Solutions : « Le leadership commence souvent par une question simple : “Quelle part m’appartient et que puis-je transformer ?” »

Ce que révèle ce profil du Type 3

Ce Type 3  possède des forces précieuses : clairvoyance, sens critique aiguisé, capacité à débusquer les causes et les incohérences, lecture fine des facteurs externes. Cette lucidité est un atout.

Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 3

Le Type 3 attribue la responsabilité à des causes externes et consciemment ou non cherche ainsi à se protéger.
Résultat : il perd sa capacité à agir.
En déclarant que les causes sont externes, il retire à l’équipe la possibilité d’influencer la situation. Le discours devient un anesthésiant silencieux : moins on se sent acteur, moins on agit — et plus le contexte se dégrade.

Le risque : une organisation qui se met en attente.

Les 5 enseignements clés

      1. Externaliser la faute réduit l’espace d’action

Se concentrer sur qui est responsable bloque l’action. L’énergie mentale est absorbée par la critique et le reproche plutôt que par les solutions. Reprendre la main sur ses choix permet de transformer les contraintes en leviers de progression.

      1. Chercher la faute empêche de chercher la solution

Quand toute l’attention et l’énergie sont portées sur l’explication du problème, l’innovation est paralysée. Les équipes passent plus de temps à analyser qu’à agir. Orienter l’énergie vers la recherche de solutions concrètes permet de débloquer la performance et la créativité.

      1. La responsabilité est un levier, pas un poids

Accepter une part de responsabilité libère du pouvoir d’agir. Même 10 % de responsabilité consciente peut générer 90 % de maîtrise sur les résultats. La responsabilisation transforme la posture de victime en posture proactive.

      1. Le contexte ne dicte pas tout

Le milieu complexe n’explique pas toutes les difficultés. Les organisations qui progressent savent tirer parti de micro-ajustements, expérimenter et corriger rapidement. Cela montre que la capacité d’adaptation individuelle et collective prime souvent sur les contraintes externes.

      1. Le vrai courage consiste à dire : “Et si une part me revenait ?”

Se remettre en question face aux échecs demande de l’audace. Admettre sa part dans les problèmes ouvre la porte à l’apprentissage et à la transformation. C’est cette posture de lucidité qui distingue le leader capable de s’améliorer et d’inspirer ses équipes.

Des pistes d’évolution

Changer de formulation transforme la posture de victime en posture proactive. Cela incite à identifier les actions concrètes possibles plutôt que de se focaliser sur les causes externes. Cette simple question ouvre un espace d’action et de réflexion sur la contribution individuelle et collective.

→ Réintroduire la notion de zone d’influence réelle

Comprendre ce qui dépend réellement de nous permet de concentrer l’énergie sur les leviers d’action efficaces. Cela évite de gaspiller du temps sur des éléments hors de contrôle. L’équipe apprend ainsi à distinguer ce qui peut être transformé de ce qui doit être accepté.

→ Créer un rituel d’analyse : ce que nous ne maîtrisons pas / ce que nous maîtrisons

Mettre en place un moment régulier pour faire le point structure la réflexion. Cela aide à clarifier les responsabilités et à prioriser les actions. La distinction entre maîtrise et non-maîtrise réduit la tendance à blâmer l’extérieur et encourage l’engagement concret.

→ Renforcer la responsabilisation collective plutôt que la déculpabilisation individuelle

Encourager l’action partagée permet de mutualiser l’effort et de développer l’apprentissage organisationnel. La responsabilité devient un outil de progrès plutôt qu’un poids personnel. L’équipe devient plus agile et proactive face aux défis.

→ Transformer le discours : passer de la causalité à la capacité

Changer le focus de « pourquoi ça arrive » à « que pouvons-nous faire » stimule la créativité et la recherche de solutions. Cela permet de sortir de la logique d’excuse et de construire des stratégies concrètes. L’énergie collective est alors orientée vers l’impact plutôt que vers le reproche.

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

→ Les travaux sur la “locus of control” montrent que les leaders orientés contrôle externe innovent moins et se réinventent plus difficilement.

→ Les recherches en psychologie organisationnelle démontrent que l’imputabilité partagée renforce l’engagement collectif.

→ L’expérience de terrain l’illustre : lorsqu’un dirigeant cesse de se justifier par le contexte, son organisation retrouve immédiatement des marges de manœuvre.

→ Les équipes se mobilisent davantage lorsqu’elles entendent : « Voici ce que nous pouvons faire », plutôt que : « Voici ce qui nous bloque. »

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

 

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Le profil de type 2 : « Je persiste et signe ! »

Quand l’expérience devient un piège

Chez le Type 2 : Le « Garden du Temple »  « Je persiste et signe » (Dominance : Expérience passée), l’expérience est une armure. Trente ans de métier, des crises surmontées, des concurrents disparus… et lui, toujours debout. Son mantra est la fidélité : aux méthodes éprouvées, aux recettes ancestrales, aux principes qui ont fait leurs preuves. Le changement n’est pas vu comme une opportunité, mais comme un effet de mode pour les faibles qui cherchent des excuses.

Mais que se passe-t-il lorsque cette expérience, cette volonté inébranlable de tenir le cap, commence à masquer l’obsolescence ?

Des verbatim qui interpellent et ne trompent pas

En lisant ces phrases, quelque chose fait peut-être écho.
Pas chez les autres. Chez vous.

Pas parce qu’elles vous définissent,
mais parce qu’elles correspondent à des moments précis de votre parcours.

Des moments où l’entrepreneur ne doute plus seulement d’une décision,
mais de la nature même du problème qu’il affronte.

Dans ces moments-là, vous êtes — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 2.

Ce n’est ni un défaut, ni une étiquette.
C’est une posture qui apparaît quand la complexité dépasse les repères habituels.

C’est pour cela que cet article — comme les six autres de cette série — ne parle pas d’un profil extérieur.
Il éclaire une zone que nous traversons tous, un jour ou l’autre.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une solidité absolue peut devenir un frein à la capacité de survie et à la prospérité de l’entreprise.

Le Type 2 : « La concurrence est rude, mais je tiens bon. J’ai traversé pire. L’expérience parle. »

Solutions : « C’est une force remarquable. Mais pensez-vous que les tempêtes d’hier sont de même nature que celles d’aujourd’hui ? Et si la prochaine crise était différente des précédentes ? »

Le Type 2 : « Une crise reste une crise. La forme change, le fond reste le même. C’est toujours une question de volonté et de bon sens. Ceux qui tremblent cherchent des excuses. Moi, je tiens la barre »

Solutions : « Et si vos clients changeaient plus vite que vous ? Est-ce que cela vous amène à vous questionner sur certaines de vos approches ? »

Le Type 2 : « Me questionner ? M’adapter ? Et perdre ce qui a fait ma force ? Pourquoi ? Mes méthodes ont fait leurs preuves ! Les clients négocient un peu… Ils demandent du digital, des délais plus courts… Mais ce sont des effets de mode. »

Solutions : « Ces “effets de mode” représentent quelle part de leurs demandes ? »

Le Type 2 : (Silence) « …En fait j’ai du mal à le dire. Tant ces demandes me paraissent parfois incohérentes. Leurs demandes varient tellement. A croire qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent Mais les vraies valeurs finiront par revenir et mes clients fidèles le resteront ! »

Solutions : « Imaginons une situation où la tempête n’est pas un orage passager, mais un changement climatique durable. Si l’ensemble de votre marché se déplace vers des pratiques que vos méthodes actuelles ne permettent pas de satisfaire, comment réagissez-vous ? »

Le Type 2 : « Je… je crois en ce que je fais. Mes clients aussi. C’est pour ça qu’ils reviennent. »

Solutions : « Et s’ils ne reviennent pas, non pas parce qu’ils sont insatisfaits, mais parce qu’une nouvelle génération de consommateurs n’a jamais eu la chance de découvrir votre savoir-faire, ou parce que de nouveaux acteurs arrivent avec une offre différente, produite de manière plus moderne, et qui grâce au marketing digital touchent une clientèle plus jeune ? Vos clients actuels sont-ils éternels ? »

Solutions : « Et vos équipes, que pensent-elles ? »

Le Type 2 : « Les jeunes se plaignent parfois. Ils voudraient du matériel plus moderne, des logiciels plus récents… Mais avec leurs nouveautés, on aurait des pannes tous les jours ! et puis surtout ils se croient devoir donner leur avis sur tout ! Comme si je les avais attendu ! Heureusement que je me tiens aux principes et valeurs qui m’ont réussi »

Solutions : « En êtes-vous si sûrs ? « Et si, justement, les vraies valeurs consistaient à évoluer ? Et si reconnaître que le monde change vraiment, même pour vous, n’était pas un aveu de faiblesse, mais la première preuve d’intelligence stratégique ?

Le type 2 : « Vous voulez dire que ma force pourrait être devenue une faiblesse ?

Solutions : « Oui. Tenir la barre, ce n’est pas refuser de changer de cap. Le courage, ce n’est pas seulement de rester droit dans ses bottes, c’est aussi de savoir les troquer contre des chaussures de marche pour explorer de nouveaux terrains. L’adaptation est un signe de force. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir quand tenir le cap… et quand ajuster la voile. La question n’est pas d’abandonner vos principes, mais de les faire évoluer pour qu’ils restent pertinents. »

La résistance rassure, mais elle isole. L’adaptation éclairée, elle, protège.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 2

Ce Type 2 possède des forces réelles : expérience, résilience, fidélité aux principes, constance. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 2 :

Le Type 2 confond la volonté de résister avec la capacité de s’adapter. Il utilise son succès passé comme une armure contre les transformations présentes. Le résultat : l’obsolescence progressive de son offre, la perte de parts de marché, et le silence d’une nouvelle génération de clients qui ne le connaît pas. Ses équipes, découragées par la rigidité, cessent de proposer des idées nouvelles.

Les 7 enseignements clés

Des pistes d’évolution

 

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

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Conseil et Coaching : Deux missions distinctes ou un continuum indissociable ?

Une vision séquentielle qui interroge

Dans ce post sur « l’angle mort de l’intelligence collective », Martin Duval propose une distinction claire entre deux phases et deux rôles dans l’accompagnement des organisations : le consultant d’un côté, le coach de l’autre. Son schéma, intitulé « Processus d’Intelligence Collective », présente une approche séquentielle qui mérite réflexion et, peut-être, questionnement.

La vision séquentielle : consultation puis coaching

Martin Duval structure son approche en deux temps distincts. D’abord, le consultant intervient dans une phase qu’il limite à une « consultation », au sens strict du terme : celui qui consulte, qui recueille les informations et les perspectives. Une fois cette mission terminée, il identifie un risque majeur : le « Fossé du Silence ». Ce moment où, « faute d’arbitrage clair et de décision expliquée dans le bon timing, l’attente se transforme en frustration ».

C’est alors qu’intervient (ou devrait intervenir), selon lui, le coach. Son mandat ? « Forcer la convergence. Il devient l’allié du dirigeant et apporte une « neutralité froide » nécessaire pour trier, renoncer et confronter les propositions à la réalité stratégique. »

La neutralité stratégique : un impératif dès l’origine

Cette approche soulève une interrogation fondamentale : pourquoi cette « neutralité froide nécessaire pour confronter les propositions à la réalité stratégique » n’interviendrait-elle qu’au second stade ? C’est précisément sur ce point que se révèle, à mon sens, la distinction entre le « consultant » (qui nécessiterait l’intervention ultérieure d’un coach) et le véritable « conseil ».

Le conseil, dans son acception la plus complète, intègre ces deux dimensions dès le départ. Il est nécessairement consultant pour appréhender au plus près la réalité de son client, mais aussi coach, non seulement du dirigeant mais de l’ensemble de l’organisation, pour définir les conditions de réussite de la stratégie et garantir sa mise en œuvre.

Une question de terminologie révélatrice

Sur le schéma de Martin Duval apparaît la mention « fin de la mission de consulting« . Cette formulation me semble problématique. S’il s’agit de marquer la fin d’une phase de recueil d’informations, le terme approprié serait plutôt « fin de la consultation » et « compte rendu de consultation« . Mais certainement pas « fin de la mission de conseil« .

La véritable fin de la mission de conseil se situerait, dans une démarche d’intelligence collective authentique, à l’issue de ce que Martin Duval nomme la « Zone d’impact« . D’ailleurs, son propre raisonnement va dans ce sens puisqu’il préconise que 20% du total de l’effort de la mission porte sur cette partie.

Vers une approche intégrée plutôt que séquentielle

Une mission de conseil complète nécessite effectivement ces deux composantes : la consultation et l’accompagnement stratégique. Cependant, leur pertinence et leur pouvoir de transformation sont maximisés lorsqu’elles ne se succèdent pas mais cohabitent en permanence, et ce dès le départ de la mission.

Cette approche intégrée permet d’éviter le fameux et dénoncé « Fossé du Silence » en maintenant tout au long du processus cette « neutralité froide » qui confronte régulièrement les propositions émergentes à la réalité stratégique de l’organisation. Elle assure également une continuité dans l’accompagnement qui facilite l’appropriation et l’implémentation des décisions prises.

Conclusion : repenser les frontières du conseil

La réflexion initiée par Martin Duval nous invite à clarifier nos positionnements et nos pratiques. Plutôt que de séparer artificiellement consultation et coaching, ne devrions-nous pas concevoir le conseil comme un continuum où ces deux dimensions s’enrichissent mutuellement tout au long de la mission et de différencier enfin le conseil du consultant ?

C’est dans cette hybridation permanente que réside sans doute la valeur ajoutée d’un véritable conseil : être à la fois à l’écoute et dans la confrontation stratégique, facilitateur et challenger, accompagnateur de la réflexion collective et garant de son ancrage dans la réalité.

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Le profil de Type 1 : « Tout est sous contrôle »

Chez le Type 1  : Le « Capitaine de fer » (Dominance : Tout  sous contrôle), l’assurance est une seconde nature. C’est un moteur puissant, celui qui a permis à l’entreprise de naître et de surmonter ses premières épreuves. Son mantra est la maîtrise : des indicateurs précis, une gouvernance solide, des équipes alignées. Le problème n’est pas vu comme une réalité, mais comme une opportunité déguisée, un simple obstacle technique à corriger.

Mais que se passe-t-il lorsque cette certitude, cette volonté inébranlable d’agir, commence à masquer la réalité ?

Des verbatim qui interpellent

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un profil de type 1 : celui qui croit tout maîtriser… jusqu’à ce que la réalité le rattrape.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 1 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cet article comme les 6 autres de la série nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une certitude absolue peut devenir un frein à la résilience et à la performance collective

Le Type 1 : « Franchement, je ne comprends pas tout ce bruit autour des problèmes. Pour moi, tout est sous contrôle ! Oui, il y a des imprévus, mais ce sont des occasions de montrer son savoir-faire. Les vrais leaders ne se laissent pas submerger. »

Solutions : « C’est une force. Mais quand vous dites « tout est sous contrôle », est-ce une description de la réalité, ou l’expression d’un besoin de la maintenir sous votre contrôle personnel ? »

Le Type 1 : « C’est un fait ! Mes équipes savent ce qu’elles ont à faire. Si quelque chose clochait, je le saurais. »

Solutions : « Et s’il arrivait qu’un collaborateur perçoive une difficulté que vous ne voyez pas ? Quand une équipe n’ose plus remonter les alertes, que deviennent les signaux faibles ? »

Le Type 1 : « Quand un collaborateur vient me parler d’un problème, je lui dis : « Apportez-moi des solutions. » C’est pour les responsabiliser ! »

Solutions : « Excellente intention. Mais en demandant uniquement la solution, vous coupez court à la description honnête du problème. Le collaborateur, sachant que la difficulté ne sera pas entendue, choisit de se taire. Votre insistance à vouloir des solutions immédiates pourrait-elle créer une culture où les collaborateurs hésitent à exprimer leurs préoccupations ? »

Le Type 1 : « Vous voulez dire que mon assurance pourrait étouffer les signaux faibles ? Mais si je commence à douter, tout s’effondre. Mon rôle, c’est d’être fort, non ? »

Solutions : « Donner confiance, oui. Mais la confiance n’est pas l’absence de lucidité. À quoi ressemble une confiance authentique ? Un masque inébranlable, ou la capacité à reconnaître ensemble ce qui menace ? »

Le Type 1 : « C’est vrai que mon directeur financier m’a envoyé trois emails ce mois-ci avec des analyses que je n’ai pas lues en détail. Ma DRH a demandé deux fois à me parler. J’ai reporté. Mon directeur commercial voulait me présenter les retours clients, je lui ai dit de faire une synthèse d’une page. »

Solutions : « Et si ces « aléas » dessinaient une tendance que vous refusez de voir — non par faiblesse, mais parce que reconnaître un problème serait un aveu d’échec ? »

Un long silence.

Le Type 1: « Peut-être que j’ai voulu tellement tenir la barre que je n’écoute plus ce que je ne veux pas entendre… J’ai peur, en fait. Peur que si j’admets qu’il y a vraiment un problème, ça veuille dire que j’ai échoué. »

Solutions : « Et si reconnaître un problème n’était pas un échec, mais le premier acte de vrai leadership ? La simple reconnaissance d’une difficulté peut débloquer la créativité de l’équipe et faire émerger des solutions bien plus robustes. »

Le Type 1 : « Vous voulez dire que ma force pourrait être de dire « je ne sais pas » ou « j’ai besoin de comprendre » ? »

Solutions : « Que se passerait-il si, dès demain, vous disiez à votre équipe : « J’ai peut-être manqué des signaux importants. Aidez-moi à voir ce que je ne vois pas » ? »

Le Type 1 : « Ils seraient probablement soulagés. Surpris. Peut-être qu’ils me respecteraient encore plus. Parce que j’aurais eu le courage d’être vulnérable. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir écouter avant d’agir. »

Solutions : « Le courage de résoudre un problème ou le courage d’admettre qu’il existe – lequel est le plus difficile ? »

Le Type 1 : « Admettre qu’il existe. Sans aucun doute. Peut-être que je confonds « confiance » et « contrôle ». En voulant tout anticiper, je ferme la porte à l’intelligence de mes équipes. »

La maîtrise rassure, mais elle isole. La lucidité partagée, elle, protège.

Ce que révèle ce profil du Type 1

Cet entrepreneur possède des forces réelles : courage, optimisme, capacité à trancher, orientation solution. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 1 :

L’entrepreneur tout à sa conviction et son illusion de tout contrôler en arrive à croire résoudre les problèmes avant même qu’ils ne surviennent. Il confond sa volonté de maîtriser tous les problèmes avec la capacité de les identifier. Le résultat est l’ignorance des signaux faibles (turnover, insatisfaction client latente) qui, faute d’être reconnus, se transforment inéluctablement en crises. L’équipe, privée de l’écoute du leader, entre en silence stratégique.

Les 5 enseignements clés

      1. La certitude est un leurre Croire détenir toutes les réponses limite la capacité à innover. Les entrepreneurs les plus résilients savent douter pour mieux progresser.
      2. Les signaux faibles sont des alliés Les problèmes non identifiés (turnover latent, insatisfaction client masquée) peuvent devenir des crises. Mettre en place des canaux de feedback anonymes ou des audits externes permet de les détecter.
      3. L’humilité stratégique Reconnaître ne pas tout savoir n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve de maturité. Collaborer avec des mentors ou des pairs pour challenger ses idées renforce la prise de décision.
      4. L’adaptabilité comme muscle Tester de petites évolutions (ex : un nouveau processus, un produit pilote) permet de s’adapter sans tout bouleverser. L’agilité naît de l’expérimentation, pas de la rigidité.
      5. Le vrai courage consiste à affronter l’inconfort. Le contrôle rassure ; la lucidité transforme.

Des pistes d’évolution

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort
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« Et si vous étiez votre propre angle mort ? » 7 Profils face à un problème

La Finalité de la Série

Fort de quarante ans de conseil auprès d’entrepreneurs et de dirigeants, j’ai observé un paradoxe aveuglant : ce ne sont pas les problèmes qui bloquent le plus souvent les organisations, mais la façon dont leurs leaders et leurs équipes les perçoivent. Ou plutôt, comme beaucoup ne les perçoivent pas.

Cette série de portraits explore une question dérangeante : « Et si vous étiez votre propre angle mort ? » Et si votre manière habituelle d’appréhender les situations problématiques – celle qui vous a parfois si bien réussi – était devenue votre principal frein à votre appréhension de la réalité, à l’innovation et à l’évolution ?

Ces portraits ne sont ni un jugement ni une leçon de morale. Ils proposent un miroir, un dialogue avec soi-même, une invitation à découvrir comment une simple modification de perspective peut transformer une impasse en opportunité.

En reconnaissant ces mécanismes, l’objectif est d’amener chacun à découvrir de nouvelles façons, plus efficaces et porteuses de projets, d’envisager les défis quotidiens, passant ainsi de la réaction à l’évolution stratégique.

Par ces portraits vous découvrirez autant de cas concrets, incarnés, dans lesquels chacun de nous, entrepreneur ou non, se reconnaîtra. Car nous portons tous, parfois plusieurs en même temps, ces postures mentales qui nous rassurent autant qu’elles nous limitent. La force de cette série est là : montrer que personne n’y échappe, que nos fonctionnements ne sont ni des fautes ni des fatalités, mais des points d’appui formidables dès lors qu’on en prend conscience.

Et si votre principal obstacle… c’était vous ?

Découvrez votre profil, mettez en lumière vos angles morts et identifiez vos marges et pistes de progression pour décider avec plus de justesse et agir avec plus d’efficacité.

Les fondements scientifiques : ce que la recherche nous enseigne

Cette approche s’appuie sur plusieurs décennies de recherche en sciences cognitives et managériales :

Les biais cognitifs et l’excès de confiance – Les travaux de Daniel Kahneman (Prix Nobel d’économie 2002) et Amos Tversky ont démontré comment nos biais cognitifs faussent systématiquement notre jugement. L’excès de confiance (overconfidence bias) conduit particulièrement les experts et les leaders à surestimer leur maîtrise des situations.

La cécité aux signaux faibles – Les recherches de Karl Weick sur le sensemaking organisationnel révèlent comment les organisations échouent souvent non par manque d’information, mais par incapacité à donner du sens aux signaux qui contredisent leurs certitudes.

La psychologie des défenses – Les mécanismes de défense identifiés par la psychologie (déni, rationalisation, projection) ne sont pas des pathologies mais des réflexes humains universels. Travaux de référence : Anna Freud, puis Chris Argyris sur les « routines défensives organisationnelles ».

L’apprentissage en double boucleChris Argyris et Donald Schön ont montré la différence entre corriger une erreur (simple boucle) et remettre en question les présupposés qui l’ont causée (double boucle). Seul ce second niveau permet une véritable transformation.

La théorie de l’aveuglement volontaireMargaret Heffernan explore comment les organisations cultivent activement l’ignorance de ce qu’elles ne veulent pas voir (Willful Blindness).

Il est donc crucial de « challenger ses propres grilles d’analyse » et de structurer les processus décisionnels pour limiter leur impact sur l’équipe et la stratégie. Cette série s’inscrit précisément dans ce cadre : une invitation à l’auto-réflexion, à la remise en mouvement intérieure, et au développement de la diversité cognitive.

Les 7 profils types

À travers mes quatre décennies d’accompagnement d’entrepreneurs, de dirigeants et de collaborateurs j’ai identifié sept profils récurrents. Chacun d’eux développe une stratégie spécifique face aux situations problématiques – stratégie qui fut souvent un atout, avant de devenir un piège : Découvrez ces 7 profils types selon leur posture face à un problème, chacun étant caractérisé par une question essentielle qu’il ne se pose jamais (son angle mort) et les conséquences de cet aveuglement.

Type 1 : Le Capitaine Inflexible : « Je maîtrise, tout est sous contrôle« 
Question non posée : « Qu’est-ce qui m’échappe précisément parce que je crois tout maîtriser ? »
Conséquence : Signaux faibles ignorés, équipes qui cessent d’alerter, crises évitables qui surviennent.

Type 2 : Le Gardien du Temple : « Je persiste et signe  »
Question non posée : « Et si mon expérience passée ne s’appliquait pas à cette situation ? » Conséquence : Rigidité, incapacité à s’adapter à de nouveaux contextes.

Type 3 : Le Lucide Désimpliqué : « C’est la faute à … »
Question non posée : « Qu’est–ce que JE peux changer dans MA façon de faire ? » Conséquence : Conflits récurrents, turnover, culture du blâme, impuissance apprise.

Type 4 : L’Analyste au Point mort : « Je fonce dans le mur et j’ai peur !« 
Question non posée : « Qu’est-ce que ce mur me cache ? »
Conséquence : tétanisation, attraction du mur, isolement.

Type 5 :  Le Gestionnaire de la Pénurie : « Que voulez-vous que j’y fasse ? !« 
Question non posée : « Qu’est-ce que je peux faire AVEC ce que J’AI déjà ? »
Conséquence : Problèmes qui grossissent, options qui se réduisent.

Type 6 : Le Persévérant épuisé : «  J’ai tout essayé « 
Question non posée :  » Est-ce que je m’y prends de la bonne façon pour résoudre ce problème ? »
Conséquence : Répète les mêmes stratégies sans résultat.

Type 7 : L’Inculpé par le Problème : «  Ai-je vraiment envie de traiter ce problème ? » Question non posée : « Est-ce la complexité du problème qui m’arrête, ou ce qu’il révèle de moi ? »
Conséquences : Un doute sur la nature du problème à traiter, un tiraillement entre ses valeurs et la réalité, une crainte refoulée de savoir si traiter ce problème va l’amener à changer.

Chaque type est un miroir. Et chacun pourra, à un moment ou à un autre, se reconnaître dans ces portraits : parfois un peu, parfois beaucoup, parfois trop. C’est précisément de cette reconnaissance que naît la lucidité.

Le Sens et le Ton de ces portraits

Ces portraits ne sont ni un jugement ni une morale. Le ton est celui d’une curiosité constructive, d’une introspection guidée. Chaque article prend la forme d’un entretien imaginaire, façonné en écho à mes 40 ans d’accompagnement d’entrepreneurs et de leurs équipes. Un dialogue fait d’écoute réelle, d’empathie et de confrontation bienveillante.

À travers ce cheminement, mon interlocuteur découvre par lui-même la nature de ses angles morts et les conséquences qui en découlent. Progressivement, ces prises de conscience l’amènent à renouveler son regard et à construire sa propre voie vers plus de lucidité. L’objectif est l’autonomie, la clarté… et parfois même un début de transformation.

Chaque portrait repose sur :

  • 40 ans d’accompagnement de dirigeants et de leurs équipes
  • Des verbatims authentiques, recueillis au fil des années
  • Un dialogue où j’incarne « RéSolutions », guidant mon interlocuteur vers plus de lucidité et de puissance d’action
  • Des pistes de réflexions et d’action

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
Et si vous étiez votre propre angle mort ?

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

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Pourquoi vos plans stratégiques finissent dans un tiroir (la solution en masterclass)

 

Avouez-le : vous aussi, vous avez vécu cet échec

Combien de fois avez-vous assisté à ces longues réunions stratégiques ? Combien d’heures passées à élaborer des plans détaillés ? Et combien de ces plans ont réellement été mis en œuvre ?

Vous êtes nombreux à avoir connu ces études stratégiques coûteuses qui n’aboutissent jamais. Ou pire encore : celles qui aboutissent à un beau document PowerPoint qui se révèle inapplicable dès qu’il affronte la réalité du terrain.

Face à l’incertitude croissante du monde actuel, la question se pose : quelle décision prendre ? Quelle action entreprendre ? Quelle stratégie mettre en œuvre ?

La question qui dérange tous les dirigeants

C’est dans ce contexte que Gilles Ruffieux, CEO de QiBud, m’a posé cette question provocante : « La stratégie en 2025 est-elle toujours pertinente comme discipline et comme pratique en entreprise ? »

Voilà une interrogation quasi existentielle pour un stratège d’entreprise.

J’ai accepté de relever le défi et d’animer, le 25 novembre dernier, une masterclass entièrement consacrée à cette question. Elle s’inscrit dans la série des masterclass que Gilles organise depuis Genève sur les thèmes de l’entrepreneuriat, en lien avec la mission de QiBud : valoriser et outiller l’initiative des acteurs en alignement avec la stratégie de l’entreprise.

Le grand nombre d’inscrits et l’intensité des échanges ont confirmé que cette question touche un point sensible chez les entrepreneurs et dirigeants.

La réponse va vous surprendre (et vous soulager)

Je tiens à rassurer tous les stratèges : oui, j’ai réussi à démontrer que la stratégie reste non seulement pertinente, mais plus indispensable que jamais.

Mais attention : pas la Stratégie avec un grand « S », cette discipline rigide enseignée dans les écoles de commerce des années 80. Celle-là est bel et bien morte.

La Stratégie est morte ! Vive la stratégie !

La discipline stratégique demeure bien vivante, malgré toutes les vagues qui ont tenté de la submerger depuis quarante ans : la finance, le marketing, la data, l’impact, et maintenant l’IA.

Mais à une condition absolue…

Cette survie exige un changement fondamental d’état d’esprit et de pratiques en entreprise. Dans la masterclass, je démontre comment ce changement repose sur quatre piliers essentiels :

  • Un changement visant la contribution, l’initiative et la réactivité de chacun des acteurs
  • La mise en œuvre d’une réelle subsidiarité
  • Une vision clarifiée et une ambition assumée de l’entreprise
  • La régénération continue par la réinvention permanente et organique

Mais comment ces quatre piliers s’articulent-ils concrètement ? Comment les mettre en œuvre dans votre organisation ? C’est précisément ce que je dévoile dans la masterclass.

L’erreur que 90% des entreprises commettent

Beaucoup, face aux déceptions des approches stratégiques antérieures, croient qu’il suffit d’inverser la pyramide traditionnelle et de favoriser la remontée d’information et de décision. C’est une erreur fondamentale.

Le changement requis va bien au-delà d’une simple inversion. Il exige une reconfiguration complète de l’imbrication et de l’ordonnancement des composantes de la démarche stratégique.

Dans la masterclass, je vous montre exactement :

  • Pourquoi l’inversion pyramidale ne fonctionne pas
  • Quelle reconfiguration opérer
  • Comment éviter les pièges classiques de la transformation
  • Les questions à se poser et les étapes concrètes pour réussir cette transition

Ce que vous découvrirez dans le replay

Cette masterclass ne propose pas une énième théorie abstraite. Elle vous donne une grille de lecture opérationnelle pour :

✓ Comprendre pourquoi vos démarches stratégiques actuelles échouent ✓ Identifier les blocages structurels de votre organisation ✓ Découvrir comment naviguer dans l’incertitude avec une stratégie vivante ✓ Mettre en œuvre les mécanismes de subsidiarité réelle ✓ Mobiliser l’intelligence collective sans perdre la cohérence ✓ Transformer votre approche dès demain

Un tel changement ne concerne pas seulement les stratèges, mais l’ensemble de votre organisation, de votre management, de votre fonctionnement quotidien.

Votre entreprise est-elle prête pour son futur voulu ?

Dans un environnement où l’incertitude devient la norme, où les repères traditionnels s’effondrent, la question mérite d’être posée sérieusement.

Les difficultés de l’environnement et du contexte actuels vous confrontent à des choix difficiles. La masterclass vous apporte des réponses concrètes et actionnables.

Nul doute que vous y trouverez des clés pour transformer les défis actuels en opportunités stratégiques.

La stratégie n’est pas morte. Elle attend que vous la réinventiez.

🎯 Accédez maintenant au replay de la masterclass

Ne laissez pas vos concurrents prendre de l’avance sur cette transformation essentielle.

[ACCÉDEZ ICI AU REPLAY DE LA MASTERCLASS]

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