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L’engagement au travail : Clé de la réussite entrepreneuriale.

 

 

L’Engagement au Cœur du Management

Je lis avec grand plaisir ce texte de @Jean-Louis Galano et remercie son auteur pour sa clarté et sa pertinence. La question de l’engagement au travail est (ou devrait être) au cœur du discours et surtout des pratiques du management. Les entreprises sont aujourd’hui confrontées à des attentes véritables exigences (jusque-là largement tues) de leurs collaborateurs ou encore davantage de celles et ceux qu’elles cherchent, souvent en vain, à attirer comme collaborateurs.

Les Attentes des Collaborateurs

Comment leur demander de s’engager alors même que ces entreprises ont le plus grand mal à tout simplement les « engager ». Définir comme @Jean-Louis Galano l’engagement des collaborateurs par le fait qu’ils vont au-delà de ce qui est attendu d’eux peut paraître surréaliste dans un tel contexte.

Définir l’Engagement par les Initiatives

Il y trouve en fait toute sa pertinence lorsque l’auteur propose de définir cet engagement (d’un individu et d’un collectif) comme la somme des initiatives alignées avec les finalités de l’entreprise prises par cet individu et ce collectif. Tout tient dans l’initiatives (largement demandées par les candidats et collaborateurs) et dans la validation de ces initiatives au regard des objectifs de l’entreprise.

Le Désir d’Être Acteur

L’engagement ressort avant tout d’une envie, d’un désir d’être acteur et de contribuer. Une envie et un désir d’être acteur et non seulement un exécutant. Une envie et un désir d’apporter sa propre contribution. Telle est précisément la demande et l’attente, notamment mais pas seulement, des jeunes générations.

Un Management Facilitateur et Intégrateur

Aussi, prendre la mesure de cet engagement est prendre la mesure de la participation du (des) collaborateur(s) à l’aventure entrepreneuriale de l’entreprise en tant que co-entrepreneur et non en simple exécutant. Il y a faut un management porteur et facilitateur d’une telle démarche de participation et un système de suivi et de reconnaissance de cette contribution et des initiatives qui les portent.

Outils et Systèmes pour l’Engagement

La clé de voûte d’une telle démarche est de donner les moyens au collaborateur qui en a l’initiative et au manager qui validera cette initiative de s’assurer de la réelle contribution de cette proposition à la stratégie de l’entreprise. Il y faut un préalable évident : l’existence au niveau de l’entreprise et du département d’une vision, d’une ambition et d’une stratégie clairement définies, communiquées et partagées par les équipes. Cette condition tombe sous le sens mais est-elle toujours vérifiée, alors même qu’elle est un préalable incontournable ?

Une telle démarche doit être portée par des systèmes et des outils. Ces systèmes et outils existent. Je ne saurais pour ma part que recommander, entre autres, la démarche et les outils développés par QiBud, cette entreprise genevoise qui s’est dédiée avec un grand professionnalisme et engagement à la diffusion de ce pilotage des initiatives contributives.

Engagez vous ! (R)Engagez les !

Réengageons nos collaborateurs et candidats qui tous ne demandent qu’à s’engager si on leur en donne les moyens et la direction.

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Vers une Science de l’Action Efficiente : Redéfinir l’Organisation

La quête d’un nom

Jean-Philippe Bouilloud et Ghislain Deslandes s’interrogent dans leur article « De quoi notre métier est-il le nom ? » Perspectives pour un débat »  sur le nom qu’il conviendrait de donner à la recherche en gestion. L’article est une invitation à la discussion et je remercie ses deux auteurs de nous l’avoir lancée. La question mérite d’être posée et a tout son sens. Les auteurs, au terme d’une analyse argumentée, aboutissent au terme d’ « Organologie » comme proposition de nom. Ce terme a en effet le mérite de centrer le domaine de recherche à celui des organisations.

L’Organologie : une proposition pertinente mais incomplète

Cette interpellation convoque une série de questions auxquelles j’ai été moi-même confronté en plusieurs occasions, à la fois en tant que conseil en « organisation » que de praticien en tant que directeur de l’Organisation d’un grand établissement bancaire et d’enseignant.

J’ai, en son temps, eu la responsabilité de créer une direction de l’organisation dans un grand établissement bancaire et il m’a fallu nommer cette direction. Comme à l’occasion de tout baptême d’une … organisation, le nom à lui donner pour avoir un sens et du sens doit refléter le sens de la mission que cette organisation doit remplir. Elle ne peut et donc ne doit se faire qu’une fois cette mission clairement posée et définie.

L’Action et l’Efficience : au cœur de la gestion

Dans mon cas, il était clair que la finalité que je voulais donner (en accord étroit avec son Directeur Général) à cette direction était celle d‘un support à l’action et à l’efficience des acteurs.

A tel point que, au moment de la baptiser, j’ai un moment pensé à « Direction de la Logistique » qui rendait bien pour moi sa mise au service de la réussite de l’action. J’ai finalement opté pour « Direction de la Logistique et de l’Organisation ». Un tel ordre me permettait d’éviter « Direction de l’Organisation et de la Logistique » qui aurait donné les initiales DOL de funeste résonance.

L’Organisation c’est l’art de l’Organisation. Qui pourrait le démentir ?

La question s’est reposée lorsque j’ai dû intituler un de mes enseignements officiellement labellisé « Organisation du travail », J’ai tenu à officieusement le présenter à mes étudiants comme un cours … d’entrepreneuriat. Ce qu’il était de fait. Et cela non pour me hausser du col mais bien pour nommer du bon nom la finalité de ce cours.

Toute action est une entreprise et l’organisation a pour finalité d’assurer au mieux le bon aboutissement de l’action. Le fait que lorsque vous cherchez à faire comprendre ce qu’est l’organisation (la discipline) vous vous entendez dire « l’organisation c’est l’art de l’organisation », vous avez vite compris que la polysémie c’est beau comme la polyphonie dans un chant corse mais que, en terme pédagogique, cela ne vous mène pas bien loin.

L’Actionologie : une nouvelle perspective

Aussi je suis intimement convaincu que la science de gestion n’a pas (et ne doit pas) être conduit aux fonts baptismaux par son parrain «  l’Organisation ». Et c’est un conseil, un dirigeant et un enseignant en … organisation pendant plus de 35 ans qui vous le dit !

Alors oui Organisation lorsque j’écris ton nom je t’inscris sous un autre nom et c’est bien autour des dénominations d’ «Entrepreneuriat » et d’Action » que je recherche ton nom.

Une organisation a mission, dans son sens premier d’organe, d’assurer dans ses meilleurs conditions la fonction qu’elle a pour raison d’être d’assurer. La finalité de l’organisation et de la gestion est l’efficience de l’action. Aussi, selon moi, ce n’est pas l’organisation qui est, et doit être au centre des sciences de gestion mais bien l’action et son efficience.

La Praxéologie : une approche théorique et philosophique

Le nom propre à la science de l’action est la Praxéologie. Ce n’est pas un nom à porter si l’on ne veut pas se faire moquer dans la cour de récréation par ses petits camarades qui eux ont des noms reconnus comme Sociologie, Management, Psychologie, Philosophie, …. Et cela d’autant moins qu’il est souvent associé à l’école autrichienne d’économie, et notamment aux travaux de Ludwig von Mises, souvent décriés comme une approche théorique et philosophique plutôt qu’une science empirique.

Vers une Science de l’action efficace

Aussi la recherche du nom devrait selon moi porter non sur un dérivé de l’Organisation mais bien de l’Action voire de l’Entrepreneuriat.

Alors pourquoi pas « Actionologie » ? Ce n’est pas très beau mais pas moins que « Organologie » mais qui respecte en tous points la grille d’analyse et le cahier des charges posé et appliqué par les auteurs de l’article et qui les ont conduit au terme d’ « Organologie ». (entre autres sa possible traduction et compréhension aisée dans d’autres langues et son caractère « auto »porteur de sens.). La seule différence (mais elle est de taille selon moi) porte au final sur la clé de voute de cette recherche qui est bien selon moi l’efficience de l’action. Ce terme a l’avantage de ne pas privilégier une discipline mais bien la recherche d’une finalité.

Une Actionologie qui au final, bon prince, fait sa place à l’Organologie

Je viens d’avoir le plaisir de commenter un article intéressant de Frank Kumli « A Designer, an Ecologist and an Entrepreneur Walk into a Bar: How Different Disciplines See, Think and Act! …. ». j’ai intitulé ce court article « La complémentarité des disciplines ; une clé pour comprendre et changer le monde monde » et l’ai sous titré « Comprendre le réel pour mieux le changer ».

En écho à ce que j’écris dans cet article je devrais reconnaître que l’Actionologie pour laquelle je milite intégre de multiple disciplines parmi lesquelles je dois bien reconnaître une place à … l’Organologie. Mais la question posée par l’article de Jean-Philippe Bouilloud et Ghislain Deslandes est de savoir comment nommer les sciences de gestion. L’Actionologie selon moi est l’appellation qui recouvre l’ensemble des disciplines du domaine de l’efficience de l’action bien davantage que l’ »organisation » qui n’en n’est qu’un des instruments parmi tant d’autres.

A qui la parole ?

La discussion  a été ouverte fort à propos par Jean-Philippe Bouilloud et Ghislain Deslandes que je remercie vivement pour cet article. Elle reste ouverte à qui veut s’en emparer. Je passe le bâton de parole à qui veut le prendre. Bien cordialement, Louis.

 

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La complémentarité des disciplines : une clé pour comprendre et changer le Monde.

La Force de la Multidisciplinarité

Imaginez trois observateurs dans un bar, chacun avec une vision unique du monde et de son interprétation. Cette image, proposée par Frank Kumli dans son post, illustre parfaitement l’importance de la complémentarité des disciplines. Dans un monde complexe, une seule perspective ne suffit pas. C’est en combinant nos savoirs que nous pouvons véritablement comprendre et transformer notre réalité.

L’Idéologie qui Pense à Notre Place

Ne regarder le réel qu’au prisme d’une discipline conduit à l’idéologie contre laquelle Raymond Aron nous met en garde. Cette idéologie qui « pense à notre place« . Adopter une seule discipline pour analyser le monde peut limiter notre capacité à penser de manière critique et indépendante. Par exemple, un économiste pourrait voir une crise financière uniquement à travers des chiffres, tandis qu’un sociologue pourrait mettre en lumière les impacts sociaux. La vérité se trouve souvent à l’intersection de ces perspectives.

La Finalité de la Complémentarité

La complémentarité des disciplines ne vise pas seulement à accumuler des connaissances, mais à comprendre profondément la réalité. Prenez le changement climatique : les scientifiques nous alertent sur les faits, les économistes évaluent les coûts, et les sociologues étudient les comportements humains. C’est en mobilisant ces disciplines concomitamment que nous pouvons agir en connaissance de cause.

Comprendre le Réel pour Changer

En appelant à la mobilisation concomitante de l’ensemble de ces disciplines, j’en rappelle la finalité. Et celle ci n’est pas celle qui est au cœur du schéma illustrant ce post.

Je me permets de voir autrement l’intersection de tous ces domaines qui est proposée par ce schéma.

Certes tous sont orientés vers le changement (éventuel)  mais surtout et avant tout vers la compréhension du réel de la situation considérée qui est le point de départ de toute action fondée. Une démarche qui est essentielle pour comprendre le réel avant de le changer. Par exemple, une entreprise qui souhaite innover doit non seulement comprendre les tendances du marché (économie), mais aussi, et entre autres, les besoins des consommateurs (sociologie) et les avancées technologiques (sciences). Cette approche multidisciplinaire permet des décisions éclairées et des actions efficaces.

L’Importance de la Complémentarité

En conclusion, toutes les disciplines qui permettent une meilleure appréhension de la réalité sont les bienvenues. Militons pour leur prise en compte attentive et profitable. Que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation ou de l’environnement, la complémentarité des disciplines est notre meilleure alliée pour comprendre et transformer le monde.

Quelques Questions pour Réflexion

  • Quelles disciplines pourraient enrichir votre compréhension actuelle de votre domaine et des situations auxquelles vous êtes confrontés ?
  • Avez-vous des exemples où la multidisciplinarité a conduit à des solutions innovantes ?

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Entreprendre son Projet de Carrière et de Vie

Colin Shaw et Ray Hamilton nous listent dans un podcast les leçons qu’ils tirent de leur expérience en matière de gestion de carrière. Quel plaisir que d’écouter ce podcast et de constater une fois de plus la convergence de ces conseils avec ceux qui s’appliquent ou devraient s’appliquer à toute entreprise.

Un grand merci à Colin Shaw et à Ray Hamilton pour ces « 10 career lessons » qu’ils nous offrent généreusement.

Des Recommandations Essentielles et Engageantes

En synthèse, j’en retiens, pour les partager, ces recommandations :

  • Une connaissance précise de soi (avec une claire conscience de ses domaines d’excellence) et de celui ou celle que l’on veut devenir.
  • Une vision à long terme, un plan pour la réaliser, des étapes en chemin.
  • Un alignement constant de ses actions sur ses valeurs.
  • Une détermination à délivrer. Un engagement sur une promesse et un effort constant pour la respecter et la délivrer en toute initiative.
  • Un acteur de confiance dont la réputation (la « marque ») est construite sur une action intègre et sur la délivrance du résultat promis.
  • Une détermination à faire de toutes circonstances et de chacune des étapes du chemin, favorables ou défavorables, une opportunité.

Une Application Universelle

Que de préconisations que l’on aimerait voir respectées par la majorité des acteurs mais aussi par une majorité d’entreprises pour le plus grand bien de tous!

Elles sont en fait, mais c’est fondamental, le rappel qu’il n’y a (ou ne devrait pas y avoir) de différence entre le pilotage d’une carrière et celui d’une entreprise.

Comment s’en étonner puisque dans les deux cas il s’agit de piloter le projet de son « entreprise » (celle de sa contribution personnelle tout comme celle du projet entrepreneurial de l’entreprise).

Une Conviction Profonde

Voilà qui rejoint une de mes convictions profondes. Elle me fait vérifier à chaque fois que j’étudie voire préconise un concept ou une pratique en matière de stratégie, d’organisation et de management qu’il vaut tant à titre personnel d’un individu que d’une entreprise. C’est là un test de « solidité » qui ne trompe pas.

En Conclusion

Ce n’est pas être carriériste que de piloter sa carrière. C’est au contraire être un bon entrepreneur. Celui de son projet professionnel et au final de son projet de vie, au mieux de la contribution que nous apportons à la Société.

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Au-delà du Leadership Visionnaire

Merci à Sebastian Baumann man pour la pertinence de la liste de  ses « 12 Tips for Future – fit décision making ». L’on y trouve de riches enseignements pour guider notre décision.

Cachez ce mot que je ne saurais voir !

Une réflexion me vient à sa lecture : parler de « leader visionnaire » peut éloigner certains à la lecture du terme « Visionnaire » en raison de la sa connotation de déconnexion avec le présent et la réalité. Je connais nombre d’entrepreneurs à qui il ne faut surtout pas parler de « Vision » si vous voulez engager a discussion avec eux. Il en va de même et souvent avec les mêmes à qui il ne faut surtout pas évoquer les termes de « Stratégie » et encore moins de  « Philosophie ». Et c’est grand dommage, car la Philosophie, le Futur, la Vision, la Stratégie, sont ou devraient être au cœur de l’action et donc de la décision.

La vision du futur n’est pas réservée au seul leadership visionnaire

Parler de « leaders visionnaires » risque de laisser croire que l’anticipation du futur leur est réservée. Ce serait regrettable, car c’est bien la conscience de ce futur qui est à la base de la responsabilisation de chacun de nous en tant qu’acteur. C’est par elle que chacun de nous se (re)trouve investi de son rôle d’entrepreneur. Et cela, sans devoir attendre qu’un « leader visionnaire » vienne nous dicter notre avenir et nous assigner un rôle de simple exécuteur.

Philosophie, Stratégie et Vision

Devons-nous parler de « Future-Fit Decisions » (des décisions adaptées au futur) ou bien plutôt de « Future Creative Decisions » ? Décider, c’est engager l’avenir. Décider d’une action, c’est envisager le futur résultat de cette action et donc avoir une vision de ce futur.Plus cette vision sera claire dans la prise en compte de l’ensemble e ses impacts et de la cohérence de ce futur avec l’ensemble de nos critères de décision plus ce futur sera le nôtre.

Il est vrai que cela nécessite un effort (rarement explicité) de définition de ces critères. Cette grille d’analyse de la décision qui est à l’étude est pourtant notre empreinte spécifique et la « marque » de notre identité. Aucune entreprise ni aucun d‘entre nous n’a la même empreinte, sauf à chercher à être le clone d’autrui et alors l’exécuteur du futur voulu par autrui.

De la Décision Déterminée à la Décision Créatrice

Plus la conscience de ce futur guide l’action, plus cette action et la décision qui la détermine seront libérées du déterminisme du passé. On passe ainsi d’une décision déterminée par le passé à une décision anticipatrice et créatrice.

Responsabilisation et Rôle d’Entrepreneur

A chacun de nous d’être conscient de l’impact futur de ses actions. C’est cette conscience qui est à la base de notre responsabilisation en tant qu’acteurs. Elle nous investit de notre rôle d’entrepreneur, sans avoir besoin d’un leader visionnaire pour nous dicter notre avenir.

Conclusion

Un grand merci à Sebastian Baumann an pour ce vade-mecum. Appliquons ces 12 pense-bêtes à nos décisions pour ne pas penser bêtement et pour bien décider sans déléguer à un leader visionnaire le soin de le faire pour nous.

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Retrouver l’Essence de la Réflexion Stratégique.

Une Question Que l’On Peut Questionner

Philippe Gattet, au vu du constat qu’il dresse de la stratégie en tant que discipline, pose une question qui elle-même vaut d’être questionnée : « La stratégie d’entreprise : une discipline en déclin ? ».

Si l’on parle, pour reprendre les termes utilisés par Philippe Gattet : « Visions trop généralistes, plans et matrices figés et inefficaces, …. » il est clair que la question a du sens mais qu’elle trouve sa réponse dans le fait que, précisément, de moins en moins d’entreprises recourent encore à ces approches. Approches qui d’ailleurs, comme le rappelle Philippe Gattet, sont de moins en moins enseignées faute de candidats. RIP. Ce sont là des techniques et des outils qui ont été forgés et martelés dans un contexte bien particulier et daté et non l’essence et l’esprit de la stratégie.

La question vaut d’être elle-même être questionnée. Doit-on mettre le point d’interrogation sur le déclin de la stratégie ou sur le lien entre cette forme très datée de la discipline et l’esprit de la stratégie ?

La Permanence des Caractéristiques de l’Entrepreneuriat

Toutefois, les éléments mentionnés par Philippe Gattet comme argument de la nécessaire remise en question de cette approche de la stratégie ne me paraissent pas être déterminants voire fondés.

Rappeler que les changements de l’environnement et des conditions de marché obligent à une évolution constante et à un dynamisme de la stratégie, tout comme rappeler que les entreprises doivent résoudre des crises critiques avec des ressources limitées, revient en fait à rappeler ce qu’est et a toujours été le cas de l’aventure entrepreneuriale.

Évolution et Dynamisme de la Stratégie en Prise avec le Réel

Le général qui ne changerait pas son plan stratégique en fonction des données terrain au fur et à mesure de l’opération est quasi certain d’être vaincu en rase campagne.

De même, dire que ces approches doivent être remplacées par des approches plus pragmatiques et exploratoires revient à condamner toute entreprise qui n’intégrera pas dans sa réflexion stratégique une démarche prospective et négligé la prise en compte du réel de sa situation et de l’évolution de cette situation.

Or c’est là l’esprit même de la stratégie. Un généralissime qui arrêterait sa stratégie sans recourir à des services de renseignement et à des éclaireurs sera battu en rase campagne une fois passée la colline qui lui en dissimulait l’autre versant. Sans parler des prévisions météorologiques, lesquelles remirent avec succès au lendemain le débarquement alliés en Normandie.

Une Salutaire Dénonciation qui n’est pas une Renonciation

Au final, il est heureux qu’un tel discours soit tenu aujourd’hui. Il remet en cause non la stratégie mais la façon dont beaucoup d’entreprises (à grand renfort de certains cabinets de conseil) l’ont dévoyée. C’est une très bonne chose finalement que d’acter la désaffection pour une telle discipline au vu de son inadaptation à la mission de ce qu’est et doit être la stratégie. Mais gardons-nous de condamner la prééminence de la stratégie.

La Réaffirmation de la Stratégie

Elle a (ou devrait avoir) évidemment toute sa place dans l’esprit (et donc dans la formation) des entrepreneurs.

La stratégie est à bien y regarder l’art de bien décider. En fonction de la prise en compte la plus réaliste du réel de sa situation, de son écosystème, de son organisation et de son ambition en fonction de ses ressources.

Elle est le moyen, à réaffirmer et à adapter sans cesse, de profiter des opportunités favorables offertes à l’entrepreneur par ce marché changeant voire qu’il lui appartient de créer.

Or ces opportunités ne sont favorables qu’à ceux qui sauront les identifier comme telles et les faire fructifier. S’y trouve l’essence de la stratégie.

Un grand merci Philippe Gattet pour votre présentation qui nous offre une opportunité de pousser plus avant cette discussion. Bien cordialement, Louis.

 

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Le Présent du Futur.

J.D. Meier nous offre dans un de ses posts une invitation et un mode d’emploi pour « Rêver grand et utiliser son futur pour déterminer nos choix et stratégies dans notre présent ». Voilà un titre accrocheur qui titille les likes et à en juger par l’audience qu’a reçue ce post et l’avalanche de likes qu’il a suscités, il l’y a réussi totalement. Pour ma part, je retiens la page 11 de ce document avec son message et son illustration qui me paraissent essentiels.

SOu

 

Source : post de J.D. Meier

L’Évidence Apparente

Ce message pourrait rebuter par son évidence apparente. En effet, quelle entreprise et quel entrepreneur n’envisage pas son futur par le simple fait qu’il se fixe des objectifs à atteindre et que s’efforceront d’atteindre ses actions présentes. Cette évidence, qui un moment m’a retenu d’écrire ses lignes, n’en n’est pourtant pas une et cela radicalement, … même si elle devrait l’être.

Deux Façons d’Aborder le Futur

Après idéalement une vision prospective des futurs possibles et le choix du des) futur(s) désiré(s), l’entreprise gagnera à être « habitée » par ce futur recherché (Futur -> Présent) et non simplement à « pousser » les actions dans l’espoir d’atteindre ce futur (Présent -> Futur). En agissant en permanence « à la façon » de ce futur, les actions incarneront ce futur dès le moment présent.

Du Présent vers le Futur

Toute décision et toute action qu’elle porte est une projection vers le futur. Mais il y a deux façons d’aborder le futur comme le souligne, à propos, J.D. Meier :

  • soit à partir de son présent et il est à craindre alors que le « Business as usual » s’avère inéluctablement inopérant dans un contexte forcément modifié dans un terme de plus en plus court,

Du Futur vers le Présent

  • soit en identifiant et choisissant son futur voulu et, à partir de lui en prenant la mesure des changements qu’il implique et de ses impacts, se définir et décider des actions à mener dans le présent.

La Démarche du Prospecteur

Il y faut une capacité, dans une démarche, moins de « prospectiviste » que de ce que j’aime à appeler de « prospecteur » (qui est dans l’action), à scruter les différents futurs possibles. Il y faut aussi et surtout le courage de choisir celui qui correspond le plus fidèlement à sa mission et à son ambition pour générer son total engagement à le faire aboutir. Projeter ainsi ce « futur voulu, résolument » vers son présent pose le germe de son action présente et la féconde en dehors de toute fatalité.

Conclusion

Plutôt que d’être poussé par notre passé pour au présent agir pour le futur, rallions nous au futur que nous désirons pour au présent le mettre en œuvre.

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La question éthique comme levier de la transformation de l’entreprise.

Gilles Favro nous offre ici un travail remarquable de pédagogie sur le thème du stress, basé sur une documentation impressionnante. Ce travail vise à mieux comprendre les comportements humains au travail. Les statistiques de l’attention suscitée par son post témoignent de l’actualité du thème.

Le Stress au Travail

Point de Vue Individuel

Le stress est traité d’un point de vue individuel, en parfaite cohérence avec la mission de que se donne Gilles Favro. Cette étude vaut également en la relisant du point de vue de l’entreprise dans son ensemble et au sein de son écosystème.

Point de Vue de l’Entreprise

Le stress individuel est souvent lié au thème du « manager toxique » et aux façons de le maîtriser pour l’individu qui lui est soumis. Il est également pertinent de s’intéresser à « l’entreprise toxique », qui affecte non seulement ses employés mais aussi son environnement.

La Toxicité des Entreprises

Critères d’Évaluation

La notion d’« habitabilité » développée par Michaël V. Dandrieux peut être utilisée comme critère d’évaluation de la toxicité d’une entreprise. Avec cette question simple : En quoi l’entreprise contribue-t-elle ou non à l’habitabilité du monde ?

Causes de la Toxicité

Les causes de la toxicité sont multiples mais trouvent toutes leur origine dans une cause racine : une faille éthique. L’éthique et son respect ou non-respect sont au cœur de la situation, tant pour le manager toxique que pour l’entreprise toxique. L’éthique dont l’absence sape tout l’édifice et en compromet l’intégrité.

L’Éthique au Cœur des Décisions

Grille d’Analyse de l’Éthicité

Sur un tel constat il serait intéressant de s’équiper tant à titre individuel qu’au niveau de l’entreprise dans son ensemble d’une grille d’analyse de l’ « éthicité » des décisions prises et mises en œuvre. Au lieu de multiplier les approches, outils et indicateurs en tout genre qui cherchent sans fin à appréhender puis à tenter de maîtriser ces situations, cette simple question posée comme sésame au moment de la prise d’une décision : « Cette décision est-elle éthique ou non ? ».

Transformation Radicale

Cette question toute simple de « l’éhicité » de la décision parait être la seule à pouvoir transformer radicalement (à la racine) une entreprise toxique. Encore faut-il avoir l’envie et le courage de (se) la poser.

L’entreprise non toxique ? Une entreprise contributive.

Dès lors l’on peut s’interroger sur comment qualifier « positivement » une entreprise non toxique.

L’exercice n’est pas simple : Parler d’entreprise « éthique » ne rendrait compte que de son « comment ? ». Evitons les qualificatifs du genre « bienveillante », « inclusive » … , trop confusants par leur acceptation souvent morales. Evitons même selon moi celui de « à mission » dont le terme n’est pas signifiant en lui-même.

Pour ma part j’utiliserai le terme de « contributive » (qui combine la notion d’éthique à celle de la valeur crée et de la façon de la créer par et au sein de l’entreprise).

Conclusion

En conclusion, l’intégration de l’éthique au cœur des décisions peut transformer radicalement une entreprise toxique en une entreprise contributive. Cette approche ne se limite pas à améliorer le bien-être des employés, mais contribue également à la création de valeur durable pour l’entreprise et son écosystème.

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Les Mots : Architectes de Notre Pensée et de Nos Actions

Merci Yves Richez, PhD pour cette incitation au respect des mots et de leur sens. Comme vous le rappelez en citant les frères Bescherelle en 1843, « les mots fondent la pensée ».

L’auteur nous rappelle que « le sens des mots correspond rarement aux intentions des personnes qui les utilisent« . De même, je serais tenté d’ajouter que ce sens diffère souvent de l’interprétation qu’en fait celui qui le reçoit. Cette vérité et les difficultés qui en découlent touchent toutes nos situations d’échange et de communication, que ce soit en entreprise ou dans nos interactions quotidiennes.

Une Référence Suprême

Yves Richez nous préconise de disposer un bon dictionnaire dans toutes les salles de réunion. Me revient immédiatement l’image déjà bien ancienne mais oh combien d’actualité, de mon instituteur, toujours vêtu de sa blouse grise, qui avait sur son pupitre le petit Larousse, référence suprême pour nous. Bien que nous ne puissions pas toujours nous promener avec un dictionnaire sous le bras, prenons l’habitude de vérifier auprès de notre interlocuteur si le mot utilisé est bien compris et s’il est le bon pour signifier notre pensée. De même, demandons à notre interlocuteur le sens qu’il donne aux mots qu’il utilise. Il y a fort à parier que ce sens n’est pas forcément celui que nous lui attachons. Que ce soit lui ou nous qui en ayons une mauvaise compréhension, la conséquence en est la même : une pensée commune ne peut se construire.

Une Illustration Simple …

Essayez d’expliquer quelque chose à un enfant. Après avoir répété trois fois votre explication, demandez-lui si s’il comprend tous les mots utilisés. Vous avez de grandes chances de l’entendre répondre « Non ». Une preuve évidente qu’une pensée se construit avec des mots.

… pour éviter une communication « infantile »

Loin de moi l’idée de comparer nos interlocuteurs à des enfants, mais reconnaissons qu’il nous arrive par non connaissance ou par mésinterprétation ou par mauvais usage d’un mot que notre pensée soit alors « infantile ». Ce qui nous renvoie à l’étymologie de ce mot : Le terme latin « infans » signifie « enfant » et est composé de « in- » (préfixe négatif) et « fans » (participe présent de « fari », qui signifie « parler »). Littéralement, « infans » signifie « qui ne parle pas », ce qui reflète l’idée que les jeunes enfants n’ont pas encore développé la capacité de parler.

Assurons Nous de Notre Capacité à Parler

A chacun de nous de nous assurer que nous avons bien cette capacité.

Le Trésor de la Langue Française informatisé (TLFi)

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La Pensée Complexe : La Clé pour Naviguer dans un Monde Contradictoire.

Vous vous demandez comment naviguer dans un monde de plus en plus complexe et concilier des besoins et demandes multiples (tant les vôtres que celles de vos parties prenantes) souvent contradictoires ?

Distinction entre le Compliqué et le Complexe

En reprenant les termes d’Edgar Morin, François Balta nous rappelle dans cette interview le distinguo salutaire entre le compliqué et le complexe.

Alors que le compliqué qui nécessite une compréhension et une explication relève du monde des spécialistes, le complexe est ce qui établit des liens entre des éléments contradictoires (« Complexus = ce qui est tissé ensemble »), le complexe appelle choix et compromis relève de la vie quotidienne de chacun d’entre nous.

Pensée Complexe et Équilibre Existentiel

La pensée complexe nous accompagne dans notre recherche d’un équilibre existentiel qui doit combiner des choses extraordinairement contradictoires (à l’exemple de notre volonté concomitante de liberté et de sécurité).

Altérité et Remise en Cause

En rappelant que cette pensée complexe qui concerne chacun d’entre est toujours une pensée à plusieurs. On ne pense jamais seul. Aussi une pensée réellement complexe est une pensée ouverte sur la pensée des autres « à l’écoute de cette altérité qui est toujours une remise en cause et un complément à notre propre expérience. Voilà qui éclaire et justifie pleinement le sous-titre de son livre « une nécessité citoyenne ».

Cette pensée complexe en nous invitant à être plus ouverts et à l’écoute des autres, est essentielle  pour prendre des décisions éclairées et équilibrées. En intégrant la pensée des autres, nous enrichissons notre propre réflexion et devenons plus aptes à naviguer dans un monde complexe.

Dans le prolongement de cette interview

Une difficile intégration de l’altérité pour soi …

Interrogeons-nous sur la manière dont nous intégrons réellement les idées des autres dans notre propre pensée. Il serait sans doute intéressant de se questionner sur les mécanismes qui permettent cette intégration. Une intégration d’autant plus difficile qu’elle est parfois pour ne pas dire souvent perçue comme une menace plutôt qu’une opportunité de croissance.

… tout comme en entreprise

Il serait, en effet, pertinent de s’intéresser à la manière dont les entreprises peuvent intégrer la pensée complexe dans leur stratégie et leur culture d’entreprise et de rajouter à cette analyse l’importance de la diversité cognitive au sein des équipes pour favoriser une pensée complexe et collective.

***

Comment vous assurez-vous que votre pensée est réellement complexe et ouverte à l’altérité ?

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