Le violon super-soliste : quand l’excellence individuelle danse avec le collectif

L’étincelle d’une découverte

.Je découvre à l’instant cette annonce du recrutement d’un « violon super-soliste ». Mon premier réflexe fut d’y voir une forme d’oxymore, une solitude renforcée, comme si le musicien, déjà soliste, devait s’extraire davantage du groupe pour briller. Pourtant, cette appellation cache une réalité bien plus subtile.

Le chef des violons, et bien plus encore

Le super-soliste est d’abord le chef des violons, souvent considéré comme le second du chef d’orchestre. Il joue les solos de l’orchestre, donne le la pour l’accord des instruments, et guide la section des cordes avec une précision qui influence l’ensemble. Mais ce terme évoque aussi un violoniste qui, au-delà de son rôle orchestral, se distingue par une carrière de soliste international, une virtuosité exceptionnelle, ou une influence artistique qui transcende son poste. Il incarne ainsi un double leadership : technique, par son expertise, et inspirant, par sa capacité à élever le collectif tout en brillant individuellement.

La corde raide du leadership

Cette dualité n’est-elle pas celle que nous vivons tous ? Comment concilier notre besoin d’expression personnelle avec notre appartenance à un tout ? Le super-soliste nous montre que l’excellence n’est pas une île : elle s’enrichit du collectif, comme le soliste s’enrichit de l’orchestre.

Une métaphore pour notre époque

Dans un monde où l’on célèbre souvent l’individualisme, cette figure nous rappelle que le vrai leadership est un équilibre — entre visibilité et humilité, entre solo et harmonie. Et si, plutôt que de craindre cette tension, nous l’embrassions ? Et si nous devenions, chacun à notre échelle, des super-solistes de nos vies — capables de briller sans éclipser les autres, de mener sans dominer ?

Et nous, où est notre partition ?

Cette notion m’invite à une question : où, dans votre quotidien, pouvez-vous incarner ce rôle de violon super-soliste ? Dans un projet professionnel, une initiative associative, ou même une conversation ? L’opportunité est là : oser l’excellence sans rompre l’harmonie.

À méditer, et à jouer — ensemble.

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L’Entrepreneur du Type 5  » Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

« Si j’avais les moyens… » : L’illusion de l’impuissance

Chez l’entrepreneur de Type 5, le réalisme a un goût amer. Contrairement au Type 1 qui ignore le problème, le Type 5 le connaît par cœur. Il peut vous en dresser précisément et immédiatement la liste technique, financière et humaine. Mais cette clarté ne débouche sur aucune action. Son mantra ? « À quoi bon ? Je n’ai pas les moyens de mes ambitions ». Le problème n’est plus un défi, c’est une fatalité justifiée par le manque de budget, de temps ou de talents.

Mais que se passe-t-il quand le manque de ressources devient l’alibi parfait pour ne plus essayer ?

Des verbatim qui ne trompent pas

Si ces phrases résonnent en vous, vous faites peut-être partie de ces entrepreneurs lucides mais figés qui attendent la perfection… et qui n’agissent jamais.

Et qui pourrait prétendre ne jamais avoir prononcé l’une de ces phrases ?

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la quête de perfection peut devenir le plus grand obstacle à l’excellence.

L’Entrepreneur : « Écoutez, ne tournons pas autour du pot. Le problème, je le connais parfaitement. Notre système informatique est obsolète, nos processus ne sont plus adaptés, on manque d’efficacité… Je pourrais vous dresser la liste complète. Mais à quoi bon ? Je n’ai tout simplement pas les moyens de m’attaquer à tout ça d’un coup ! »

Solutions : « Vous avez effectivement une vision claire des enjeux. C’est une qualité. Parmi tous ces problèmes que vous identifiez, lequel impacte le plus votre activité au quotidien ? »

L’Entrepreneur : « Le système informatique, sans hésiter ! Il nous fait perdre un temps fou, les clients s’impatientent, mes équipes sont frustrées… Mais vous savez combien ça coûte de refaire tout un système ? Entre 150 et 200K€ ! Et puis il faut former les équipes, migrer les données, gérer la transition… On parle d’au moins un an de projet. J’ai pas cette trésorerie, moi ! »

RéSolutions : « 150-200K€, c’est effectivement un investissement conséquent. Comment avez-vous calculé ce montant ? »

L’Entrepreneur : « J’ai fait faire plusieurs devis il y a deux ans. Les intégrateurs nous proposaient du sur-mesure, avec tous les modules possibles… La gestion ultra-sophistiquée, le CRM avec intelligence artificielle, les tableaux de bord en temps réel… Mais bon, une fois qu’on se lance, autant faire les choses bien, non ? »

Solutions : « Autant faire les choses bien… Cette philosophie du ‘tout ou rien’, ne pourrait-elle pas être ce qui vous bloque ? »

L’Entrepreneur : « Comment ça ? Vous voulez que je fasse les choses à moitié ? Écoutez, si je change de système, c’est pour au moins dix ans. Je ne vais pas recommencer tous les deux ans ! Et puis, qu’est-ce que vont penser mes clients si on a encore un système bancal ? »

Solutions : « Vos clients jugent-ils votre entreprise sur la sophistication de votre système informatique ou sur la qualité de vos produits et services ? »

L’Entrepreneur : « Sur nos services, bien sûr… D’ailleurs, bizarrement, on continue à croître malgré nos difficultés techniques. Nos clients nous font confiance. Mais c’est de plus en plus difficile à maintenir avec nos outils actuels. »

RéSolutions : « Intéressant. Vous croissez malgré vos contraintes techniques. Qu’est-ce que cela vous dit sur les vraies priorités de vos clients ? »

L’Entrepreneur : « Qu’ils s’en fichent un peu de nos outils tant qu’on livre… Mais nous, on rame ! Tenez, hier encore, on a perdu deux heures sur une commande parce que le système avait planté. Mes équipes en ont marre. »

RéSolutions : « Deux heures perdues… Si cela arrive régulièrement, quel est le coût réel de ces dysfonctionnements sur une année ? »

L’Entrepreneur : « Oh là, beaucoup ! Entre les heures perdues, les erreurs, le stress des équipes… Attendez, laissez-moi calculer… On doit perdre facilement 15-20 heures par semaine… Sur un an, avec le coût horaire moyen… On doit parler de 40-50K€ minimum ! »

Solutions : « 40-50K€ par an… En trois ans, cela représente combien par rapport à vos 200K€ d’investissement ? »

L’Entrepreneur : « Ah… Vu comme ça… On parle du même ordre de grandeur. Mais ce n’est pas pareil ! Les 50K€, je ne les sors pas de ma poche d’un coup ! »

Solutions : « Effectivement, la trésorerie est différente. Mais dites-moi, avez-vous exploré d’autres options que le grand remplacement total ? »

L’Entrepreneur : « Quoi par exemple ? De toute façon, il n’y a pas trente-six solutions. Notre système date de 2015, il faut le changer, point. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Du bricolage ? »

Solutions : « Que se passerait-il si vous ne changiez que le module le plus problématique d’abord ? »

L’Entrepreneur : « Ah non, ça c’est le piège classique ! On nous l’a déjà fait le coup. On change un bout, puis un autre, et au final on a un système hybride encore plus compliqué. Non, non, si on fait, on fait bien. »

Solutions : « Cette expérience passée influence visiblement votre approche actuelle. Mais entre ‘tout changer d’un coup’ et ‘ne rien faire’, n’y a-t-il vraiment aucune alternative ? »

L’Entrepreneur : « Ben… Je suppose qu’on pourrait… Non, mais attendez ! Même si on ne change qu’une partie, il faut quand même de l’argent ! Et du temps ! Et de l’énergie ! J’ai déjà du mal à faire tourner la boîte au quotidien, alors si en plus il faut que je gère un projet informatique… »

Solutions : « Vous mentionnez l’énergie et le temps. Ces ressources vous font-elles plus défaut que l’argent ? »

L’Entrepreneur : « C’est vrai que… Financièrement, on pourrait peut-être se débrouiller pour 50K€ étalés sur quelques mois. Mais c’est tout le reste ! Il faut s’occuper du projet, coordonner, former les équipes… J’ai pas le temps ! »

Solutions : « Et si quelqu’un d’autre dans votre équipe pouvait porter ce projet ? »

L’Entrepreneur : « Qui ? Martin de la compta ? Sarah de la production ? Ils ont déjà leur travail ! Et puis, ils n’y connaissent rien en informatique ! »

Solutions : « Ont-ils besoin de tout connaître en informatique, ou simplement de bien connaître vos processus métier et d’être capables de dialoguer avec un prestataire ? »

L’Entrepreneur : « Mmm… Martin, il connaît nos processus par cœur. Et il est plutôt organisé… Mais bon, c’est quand même risqué de lui confier ça ! »

RéSolutions : « Plus risqué que de continuer avec le système actuel ? »

L’Entrepreneur : « Non, évidemment… D’ailleurs, Martin m’a déjà dit plusieurs fois qu’il aimerait bien s’occuper de projets transverses… Mais au final, est-ce que j’ai vraiment envie de me lancer là-dedans ? On s’en sort quand même, non ? »

Solutions : « Excellente question ! Au fond, quelle est votre vraie motivation ? Résoudre le problème ou préserver le statu quo ? »

Un long silence.

L’Entrepreneur : « Ça, c’est la question qui fâche ! Parce que, soyons honnêtes… Je me plains de ce système depuis trois ans, mais je n’ai jamais vraiment tout fait pour le changer. C’est plus confortable de dire ‘je n’ai pas les moyens’ que de se retrousser les manches. »

Solutions : « Cette prise de conscience est remarquable. Qu’est-ce qui vous fait hésiter vraiment ? »

L’Entrepreneur : « La peur de l’échec, probablement. Et puis, bizarrement, ces contraintes me rassurent aussi. Elles m’évitent de prendre des risques, de faire des choix difficiles. Si je me lance et que ça rate, ce sera de ma faute. Tant que je ne fais rien, je peux toujours dire que c’est à cause du manque de moyens. C’est un alibi parfait ! »

Solutions : « Et si vous transformiez cette contrainte en opportunité d’innover avec les moyens du bord ? Que se passerait-il si vous acceptiez de lancer quelque chose d’imparfait, mais qui fonctionne ? »

L’Entrepreneur : « C’est… c’est difficile pour moi. J’ai toujours eu cette exigence de qualité. Mais vous avez raison. La perfection que je cherche m’empêche d’avancer. Mes clients préfèreraient probablement un service un peu moins parfait mais plus fluide qu’un système parfait qui n’existe pas. »

Solutions : « Le parfait est l’ennemi du bien. Et le bien qui existe aujourd’hui vaut mieux que le parfait qui n’existera jamais. Que pourriez-vous faire dès demain avec 20K€ et six mois ? »

L’Entrepreneur : « Vous savez quoi ? Je vais commencer par parler à Martin. On va regarder ce qu’on peut améliorer en priorité, même si ce n’est pas la solution idéale. Au pire, on apprend quelque chose ! Et si ça marche, on continue. Petit à petit. »

Solutions : « Félicitations. Vous venez de passer de la quête de perfection à la recherche d’excellence. L’excellence accepte l’imperfection temporaire au service du progrès. La perfection refuse l’action au nom d’un idéal inaccessible. »

La perfection rassure dans son exigence. L’action transforme dans son imperfection.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 5

Cet entrepreneur possède des qualités réelles : exigence, sens du détail, engagement pour la qualité, respect de ses clients. Mais ces forces se sont transformées en prison dorée.

L’Angle Mort du Type 5 

L’entrepreneur confond la perfection avec l’excellence, et l’exigence avec la paralysie. Il utilise les contraintes réelles (manque de moyens, de temps, de ressources) comme alibis pour masquer une peur plus profonde : celle de l’échec, du jugement, de la déception. Le résultat : les projets s’accumulent dans les tiroirs, les opportunités passent, les équipes s’épuisent dans l’attente de permissions qui ne viennent jamais. L’inaction coûte plus cher que toutes les solutions imparfaites possibles.

Les 5 enseignements clés

  1. La perfection est un leurre paralysant
    Attendre la perfection, c’est garantir l’inaction. Les entrepreneurs les plus performants savent qu’il vaut mieux lancer à 80% de qualité et itérer qu’attendre un 100% qui n’arrive jamais. L’excellence s’atteint par l’amélioration continue, pas par la perfection initiale.
  2. Le coût de l’inaction est sous-estimé
    Les entrepreneurs calculent précisément le coût des solutions mais rarement celui de ne rien faire. Les heures perdues, les opportunités manquées, la démotivation des équipes, l’érosion de la compétitivité… L’inaction a un prix exorbitant qu’on ne voit pas car il n’apparaît pas en comptabilité.
  3. Les contraintes deviennent des alibis
    Quand on se focalise sur ce qui manque, on perd de vue ce qui est possible. Le manque de moyens devient une excuse confortable pour éviter de prendre des risques, de faire des choix difficiles, d’affronter la peur de l’échec. Il est plus facile de dire « je n’ai pas les moyens » que « j’ai peur ».
  4. Le perfectionnisme cache la peur
    Derrière l’exigence de qualité se cache souvent la peur du jugement, de la déception, de ne pas être à la hauteur. Le perfectionniste utilise ses standards impossibles comme bouclier contre la vulnérabilité. Mais cette protection l’empêche d’avancer et donc de réussir.
  5. L’action imparfaite vaut mieux que l’inaction parfaite
    Les plus grandes réussites viennent de prototypes imparfaits, de premiers essais maladroits, de versions beta lancées trop tôt. La créativité naît de l’expérimentation, pas de la planification parfaite. Le feedback du réel vaut tous les scénarios anticipés.

Des pistes d’évolution

Pour sortir du perfectionnisme paralysant

  1. Calculer le coût réel de l’inaction
  • Quantifiez précisément ce que vous coûtent les problèmes non résolus
  • Comptez les heures perdues, les erreurs, la démotivation
  • Comparez ce coût au coût des solutions imparfaites
  • Réalisez que ne rien faire est souvent plus coûteux qu’agir
  1. Fractionner vos projets (quick wins)
  • Identifiez ce qui apporte 80% de la valeur avec 20% des moyens
  • Définissez le MVP (Minimum Viable Product) : qu’est-ce qui est suffisant pour commencer ?
  • Lancez des pilotes limités plutôt que d’attendre les conditions parfaites
  • Célébrez les petites victoires pour créer une dynamique
  1. Accepter « assez bien » comme suffisant
  • Fixez-vous des deadlines fermes et respectez-les
  • Distinguez ce qui doit être parfait de ce qui doit simplement fonctionner
  • Rappelez-vous : vos clients jugent le résultat, pas le processus
  • Le « assez bien » d’aujourd’hui bat le « parfait » de jamais
  1. Lancer des versions beta/pilotes
  • Testez avec un groupe restreint de clients bienveillants
  • Recueillez des retours réels plutôt que d’anticiper des scénarios
  • Itérez en fonction de ce que vous apprenez
  • Le terrain est plus intelligent que toutes vos hypothèses
  1. Mobiliser vos ressources internes
  • Vos collaborateurs peuvent porter des projets s’ils sont accompagnés
  • Déléguez à ceux qui connaissent vos processus métier
  • Faites confiance : votre équipe est plus capable que vous ne le pensez
  • Le portage collectif d’un projet le rend plus robuste
  1. Questionner votre vraie motivation
  • Distinguez les vraies contraintes des résistances psychologiques
  • Demandez-vous : « Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »
  • Reconnaissez que la peur est légitime, mais qu’elle ne doit pas commander
  • Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle
  1. Adopter une culture de l’itération
  • Comprenez que les produits évoluent avec le temps et les retours
  • Embrassez l’amélioration continue plutôt que la perfection initiale
  • Chaque version est un apprentissage vers la suivante
  • Les meilleurs produits du monde ont commencé imparfaits

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Sur le perfectionnisme et la paralysie décisionnelle

  1. Le perfectionnisme maladaptatif
    La recherche distingue le perfectionnisme sain (standards élevés mais flexibles) du perfectionnisme maladaptatif (standards impossibles et rigides). Ce dernier est associé à la procrastination, l’anxiété et paradoxalement à de moins bonnes performances, car il empêche l’action et l’apprentissage par l’expérience.
  2. La paralysie par l’analyse (analysis paralysis)
    Les études montrent que l’excès d’analyse et de planification conduit à l’inaction. Au-delà d’un certain seuil, davantage d’information et de réflexion n’améliore plus la décision mais la retarde. Les meilleurs décideurs savent agir avec 70-80% d’information.
  3. Le coût d’opportunité de l’attente
    La recherche en économie comportementale démontre que nous sous-estimons systématiquement le coût de l’inaction (biais du statu quo). Nous calculons précisément le coût des actions mais pas celui de ne rien faire, créant un biais favorable au maintien de la situation actuelle.
  4. L’apprentissage par l’action
    Les travaux sur l’innovation montrent que l’apprentissage le plus efficace vient de l’expérimentation rapide et de l’itération. Le principe du « fail fast, learn faster » démontre que les échecs rapides et peu coûteux sont plus formateurs que la planification longue.
  5. Le syndrome de l’imposteur
    La recherche établit un lien fort entre perfectionnisme et syndrome de l’imposteur. La peur de ne pas être à la hauteur pousse à des standards impossibles qui garantissent l’insatisfaction permanente et l’évitement de situations d’évaluation.
  6. La loi de Parkinson appliquée à la qualité
    « Le travail s’étend pour remplir le temps disponible. » Appliqué à la qualité : « La recherche de perfection s’étend pour remplir les ressources disponibles. » Sans limite fixée, le perfectionniste trouvera toujours un détail à améliorer.

Auteurs et références majeures – Les sources

 La question qui change tout

« Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »

 Le vrai courage

Il n’est pas d’attendre la perfection en peaufinant sans fin, mais d’oser lancer imparfaitement et de découvrir ce que l’action nous révèle.

Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle.

Le parfait est l’ennemi du bien. L’excellence naît de l’itération, pas de la perfection initiale.

👉 Retrouver l’ensemble de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? »

 🔜 Le prochain article

Rendez-vous mardi prochain pour découvrir le Type 6 de notre série  » Et si vous étiez votre propre angle mort ?  » : L’Entrepreneur de Type 6 « J’ai tout essayé… ! »

Ce prochain profil nous plongera dans l’univers de l’entrepreneur résigné, celui qui a perdu foi en sa capacité à changer les choses. Comment la fatigue légitime se transforme-t-elle en fatalisme paralysant ? Et surtout : comment la reconnexion au sens peut-elle redonner l’énergie que les moyens matériels ne peuvent apporter ?

#Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Lucidité

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L’Entrepreneur de Type 4 : « Là, je fonce dans le mur…! »

Quand reconnaître le problème ne suffit plus… et que la lucidité devient paralysante.

Chez l’entrepreneur de Type 4, le problème n’est ni nié ni minimisé. Il est vu. Ressenti. Pressenti.

Quelque chose ne va pas — et il le sait.

Il perçoit les signaux faibles : une fatigue diffuse dans les équipes, des résultats qui plafonnent, une tension sourde, une impression persistante de tourner en rond. Il n’est pas aveugle. Il est lucide.
Mais cette lucidité ne débouche pas sur l’action.

Car une question le hante :
« Tant que je ne comprends pas exactement ce qui ne va pas, comment agir sans faire pire ? »

Et c’est là que commence la paralysie.

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

    • Voir sans pouvoir nommer :« Je vois le problème, mais il m’échappe. »

    • Comprendre trop pour agir : « Tant que je ne comprends pas, je n’agis pas. »

    • Porter seul ce qui pourrait être partagé : « C’est à moi de porter l’incertitude. »

      Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 4.

      Et comme pour les autres types, il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, vous ne vous soyez reconnu dans ces mots.
      Cet article, comme les six autres de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? », nous concerne tous.

      Un dialogue révélateur

      (Dialogue imaginé mais non imaginaire, fondé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

      L’Entrepreneur :
      « Je sais qu’il y a un problème. Je le sens. Mais je ne sais pas encore lequel exactement. Et tant que je n’ai pas compris, je ne peux pas embarquer mes équipes là-dedans. »

      Solutions :
      « Qu’est-ce qui vous fait penser que vos équipes ne perçoivent rien ? »

      L’Entrepreneur :
      « Elles sentent sûrement qu’il se passe quelque chose… Mais si je leur dis que je ne sais pas, je vais les inquiéter. Elles attendent de moi des réponses, pas des questions. »

      Solutions :
      « Êtes-vous certain que le silence rassure davantage que l’incertitude partagée ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je préfère porter ça seul plutôt que de créer de l’angoisse collective. »

      Solutions :
      « Et lorsque vous portez cela seul… que se passe-t-il pour votre capacité à agir ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je réfléchis. Beaucoup. J’analyse. Mais plus j’analyse, plus le problème me semble complexe. »

      Solutions :
      « Et pendant que vous cherchez à comprendre parfaitement… que fait l’organisation ? »

      (Silence)

      L’Entrepreneur :
      « Elle attend. Et moi aussi, je crois. »

      Solutions :
      « Et si votre rôle n’était pas d’avoir la réponse… mais de poser la question avec eux ? »

      L’Entrepreneur :
      « Vous voulez dire que je pourrais dire : “Je vois un problème, je ne le comprends pas encore, mais j’ai besoin de vous” ? »

      Solutions :
      « Et si c’était précisément ce qui débloquait la situation ? »

      Un long silence.

      L’Entrepreneur :
      « Peut-être que je confonds leadership et infaillibilité. »

      Ce que révèle cet entrepreneur de Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 possède de grandes qualités :
      lucidité, sens des signaux faibles, profondeur d’analyse, respect de la complexité, expérience.

      Il refuse les solutions simplistes, les réponses toutes faites, les recettes miracles.
      Il sait que les problèmes récurrents ne se règlent pas par un simple coup de barre.

      Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

      L’angle mort du Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 croit qu’il doit comprendre avant de partager.
      Résultat : il partage trop tard… ou pas du tout.

      En voulant protéger ses équipes de son incertitude, il les prive de leur capacité à l’aider.
      En cherchant la bonne réponse, il bloque la dynamique collective.
      En attendant la clarté parfaite, il fige l’action.

      Le mur n’est pas le problème.
      Le problème, c’est d’y foncer seul.

      Les 5 enseignements clés

      1. Voir le problème ne suffit pas à le résoudre

      La lucidité sans action partagée mène à l’isolement, pas à la transformation.

      2. L’isolement du dirigeant est un mythe dangereux

      Aucun leader ne résout seul des problèmes complexes et systémiques.

      3. La vulnérabilité n’affaiblit pas l’autorité

      Elle crée les conditions de la confiance, de l’engagement et de l’intelligence collective.

      4. Les problèmes récurrents signalent une posture à transformer

      Quand les solutions échouent, ce n’est pas toujours le problème qu’il faut changer… mais la manière de le traiter.

      5. Nommer ensemble vaut mieux que comprendre seul

      La clarté émerge du dialogue, pas de l’introspection solitaire.

      Des pistes d’évolution

      Partager le problème avant la solution
      Dire : « Voilà ce que je vois. Voilà ce que je ne comprends pas encore. »

      Créer des espaces de diagnostic collectif
      Explorer le problème sans chercher immédiatement à le résoudre.

      Passer de la perfection à l’itération
      Tester, ajuster, apprendre — plutôt qu’attendre la réponse idéale.

      Redéfinir le rôle du leader
      Passer de celui qui sait à celui qui fait émerger.

      Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

      Les Sources : Auteurs et ouvrages majeurs

      Cohérence avec le Type 4

      Ces auteurs convergent sur un point central :

      Ce qui bloque l’action n’est pas le manque d’intelligence, mais l’isolement cognitif du décideur.

      Exactement l’angle mort de l’entrepreneur de Type 4.

      Le vrai courage

      Il n’est pas de foncer dans le mur en klaxonnant mais d’oser regarder ce qui se cache derrière ce mur et ce qu’il nous révèle.

      Et vous : avez-vous déjà vu (ou incarné) ce Type 3 ? Venez partager vos expériences.

      🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 5 sera publié le mardi 6 janvier prochain. Il sera consacré à l’Entrepreneur du Type 5 : « Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

      Retrouver l’ensemble de la série  » Et si vous étiez votre propre angle mort ? » 

      #Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Lucidité

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L’Entrepreneur de Type 3 : « C’est la faute à … ! »

Chaque difficulté a un coupable tout trouvé ou Quand la responsabilité s’échappe par réflexe.

Chez l’entrepreneur de Type 3 « C’est la faute à… », l’analyse des responsabilités est un réflexe immédiat. C’est une force, parfois même une justesse redoutable : il voit ce qui dysfonctionne, identifie les failles, pointe les incohérences. Pour lui, un problème n’est jamais un mystère : il est la conséquence logique de causes bien réelles — souvent externes, parfois structurelles.

Mais que se passe-t-il lorsque cette habitude d’attribuer la responsabilité ailleurs… finit par priver l’entrepreneur de son propre pouvoir d’action ?

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

« Le marché est complètement imprévisible, voilà le problème. »
« Avec des équipes plus engagées, on n’en serait pas là. »
« Mes fournisseurs ne suivent pas, comment voulez-vous avancer ? »
« C’est l’État / les règles / les autres qui compliquent tout. »
« Je fais ce que je peux, mais je ne peux pas tout porter seul. »

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de Type 3 : celui qui voit les responsabilités… partout, sauf dans ce qu’il peut vraiment changer.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 3 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases.

Cet article comme les 6 autres articles de la Série (de l’aveuglement à la lucidité) nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment l’habitude d’externaliser la responsabilité peut devenir un frein à la lucidité stratégique et à la transformation.

L’Entrepreneur : « Honnêtement, ce qui nous bloque, ce n’est pas nous. C’est le contexte. Les règles changent, les équipes ne suivent pas, les partenaires déçoivent. Avec un environnement plus fiable, on serait bien plus loin. »

Solutions : « Vous décrivez des réalités indéniables. Mais lorsque vous dites que le problème vient de l’extérieur, est-ce une observation… ou une manière d’éloigner ce qui pourrait être inconfortable à regarder ? »

L’Entrepreneur : « Non, c’est factuel. Quand les autres ne font pas leur part, on ne peut pas avancer. C’est mécanique. »

Solutions : « Et lorsque tout dépend des autres… que devient votre marge d’action ? Que peut faire votre équipe lorsqu’elle vous entend dire que les causes sont hors de portée ? »

L’Entrepreneur : « Elle comprend que tout n’est pas de notre faute. Beaucoup de dirigeants pensent résoudre des problèmes qui ne viennent même pas d’eux. Moi, je remets les choses à leur place. »

Solutions : « Cette lucidité est utile. Mais n’y a-t-il pas un risque que votre équipe se dise : “Puisque tout dépend des autres… autant attendre” ? Une responsabilité externalisée peut-elle créer une forme de résignation interne ? »

L’Entrepreneur : « Vous pensez que je transmets de l’impuissance ? Je veux simplement expliquer ce qui se passe. »

Solutions : « Lorsque le discours met l’accent sur ce qui ne dépend pas de vous, que se passe-t-il pour ce qui dépend de vous ? N’est-il pas plus difficile de questionner ce qui pourrait être ajusté, transformé ou réorganisé ? »

L’Entrepreneur : « C’est vrai que certains projets stagnent. Et mes équipes me disent parfois : “On attend que le contexte change.” Je commence peut-être à entendre mon propre discours dans leur bouche… »

Solutions : « Et si la vraie question n’était pas “À qui la faute ?”… mais “Que pouvons-nous reprendre en main ?” »

Un long silence.

L’Entrepreneur : « Peut-être que je protège mon ego. C’est dur d’admettre qu’on peut agir autrement. En disant “ce n’est pas de ma faute”, je me rassure — mais je m’enferme. »

Solutions : « Se déresponsabiliser protège à court terme, mais limite à long terme. Reprendre la main, même partiellement, redonne à l’équipe sa capacité à agir. »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que je devrais regarder d’abord ce que je peux changer… même si ce n’est qu’une petite part ? »

Solutions : « Le leadership commence souvent par une question simple : “Quelle part m’appartient et que puis-je transformer ?” »

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 3

Cet entrepreneur possède des forces précieuses : clairvoyance, sens critique aiguisé, capacité à débusquer les incohérences, lecture fine des facteurs externes. Cette lucidité est un atout.

Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 3

L’entrepreneur attribue la responsabilité ailleurs pour se protéger.
Résultat : il perd sa capacité à agir.
En déclarant que les causes sont externes, il retire à l’équipe la possibilité d’influencer la situation. Le discours devient un anesthésiant silencieux : moins on se sent acteur, moins on agit — et plus le contexte se dégrade.

Le risque : une organisation qui se met en attente.

Les 5 enseignements clés

  1. Externaliser la faute réduit l’espace d’action

Se concentrer sur qui est responsable bloque l’action. L’énergie mentale est absorbée par la critique et le reproche plutôt que par les solutions. Reprendre la main sur ses choix permet de transformer les contraintes en leviers de progression.

  1. Chercher la faute empêche de chercher la solution

Quand toute l’attention est portée sur l’explication du problème, l’innovation est paralysée. Les équipes passent plus de temps à analyser qu’à agir. Orienter l’énergie vers la recherche de solutions concrètes permet de débloquer la performance et la créativité.

  1. La responsabilité est un levier, pas un poids

Accepter une part de responsabilité libère du pouvoir d’agir. Même 10 % de responsabilité consciente peut générer 90 % de maîtrise sur les résultats. La responsabilisation transforme la posture de victime en posture proactive.

  1. Le contexte ne dicte pas tout

Le milieu complexe n’explique pas toutes les difficultés. Les organisations qui progressent savent tirer parti de micro-ajustements, expérimenter et corriger rapidement. Cela montre que la capacité d’adaptation individuelle et collective prime souvent sur les contraintes externes.

  1. Le vrai courage consiste à dire : “Et si une part me revenait ?”

Se remettre en question face aux échecs demande de l’audace. Admettre sa part dans les problèmes ouvre la porte à l’apprentissage et à la transformation. C’est cette posture de lucidité qui distingue le leader capable de s’améliorer et d’inspirer ses équipes.

Des pistes d’évolution

Changer de formulation transforme la posture de victime en posture proactive. Cela incite à identifier les actions concrètes possibles plutôt que de se focaliser sur les causes externes. Cette simple question ouvre un espace d’action et de réflexion sur la contribution individuelle et collective.

→ Réintroduire la notion de zone d’influence réelle

Comprendre ce qui dépend réellement de nous permet de concentrer l’énergie sur les leviers d’action efficaces. Cela évite de gaspiller du temps sur des éléments hors de contrôle. L’équipe apprend ainsi à distinguer ce qui peut être transformé de ce qui doit être accepté.

→ Créer un rituel d’analyse : ce que nous ne maîtrisons pas / ce que nous maîtrisons

Mettre en place un moment régulier pour faire le point structure la réflexion. Cela aide à clarifier les responsabilités et à prioriser les actions. La distinction entre maîtrise et non-maîtrise réduit la tendance à blâmer l’extérieur et encourage l’engagement concret.

→ Renforcer la responsabilisation collective plutôt que la déculpabilisation individuelle

Encourager l’action partagée permet de mutualiser l’effort et de développer l’apprentissage organisationnel. La responsabilité devient un outil de progrès plutôt qu’un poids personnel. L’équipe devient plus agile et proactive face aux défis.

→ Transformer le discours : passer de la causalité à la capacité

Changer le focus de « pourquoi ça arrive » à « que pouvons-nous faire » stimule la créativité et la recherche de solutions. Cela permet de sortir de la logique d’excuse et de construire des stratégies concrètes. L’énergie collective est alors orientée vers l’impact plutôt que vers le reproche.

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

→ Les travaux sur la “locus of control” montrent que les leaders orientés contrôle externe innovent moins et se réinventent plus difficilement.
→ Les recherches en psychologie organisationnelle démontrent que l’imputabilité partagée renforce l’engagement collectif.
→ L’expérience de terrain l’illustre : lorsqu’un dirigeant cesse de se justifier par le contexte, son organisation retrouve immédiatement des marges de manœuvre.
→ Les équipes se mobilisent davantage lorsqu’elles entendent : « Voici ce que nous pouvons faire », plutôt que : « Voici ce qui nous bloque. »

🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 4 sera publié jeudi prochain
Il sera consacré à l’Entrepreneur du Type 4 : « Je fonce dans le mur… !», cet entrepreneur qui ne pose pas la question « Qu’est-ce que ce mur me cache ? ». cet entrepreneur qui reconnait le problème mais qui tétanisé par lui finit par …être attiré par le mur vers lequel il va tout droit … en klaxonnant.

📖 Retrouvez l’ensemble des articles de la série « 7 actes pour passer de l’aveuglement à la lucidité ».

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Lucidité

 

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L’Entrepreneur de type 2 : « Je persiste et signe ! »

Quand l’expérience devient un piège

Chez l’entrepreneur de Type 2 « Je persiste et signe », l’expérience est une armure. Trente ans de métier, des crises surmontées, des concurrents disparus… et lui, toujours debout. Son mantra est la fidélité : aux méthodes éprouvées, aux recettes ancestrales, aux principes qui ont fait leurs preuves. Le changement n’est pas vu comme une opportunité, mais comme un effet de mode pour les faibles qui cherchent des excuses.

Mais que se passe-t-il lorsque cette expérience, cette volonté inébranlable de tenir le cap, commence à masquer l’obsolescence ?

Des verbatim qui interpellent et ne trompent pas

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de type 2 : celui qui confond la solidité avec la rigidité… jusqu’à ce que le marché le dépasse.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 2 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cette série nous concerne tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une solidité absolue peut devenir un frein à la capacité de survie et à la prospérité de l’entreprise.

L’Entrepreneur : « La concurrence est rude, mais je tiens bon. J’ai traversé pire. L’expérience parle. »

Solutions : « C’est une force remarquable. Mais pensez-vous que les tempêtes d’hier sont de même nature que celles d’aujourd’hui ? Et si la prochaine crise était différente des précédentes ? »

L’Entrepreneur : « Une crise reste une crise. La forme change, le fond reste le même. C’est toujours une question de volonté et de bon sens. Ceux qui tremblent cherchent des excuses. Moi, je tiens la barre »

Solutions : « Et si vos clients changeaient plus vite que vous ? Est-ce que cela vous amène à vous questionner sur certaines de vos approches ? »

L’Entrepreneur : « Me questionner ? M’adapter ? Et perdre ce qui a fait ma force ? Pourquoi ? Mes méthodes ont fait leurs preuves ! Les clients négocient un peu… Ils demandent du digital, des délais plus courts… Mais ce sont des effets de mode. »

Solutions : « Ces “effets de mode” représentent quelle part de leurs demandes ? »

L’Entrepreneur : (Silence) « …En fait j’ai du mal à le dire. Tant ces demandes me paraissent parfois incohérentes. Leurs demandes varient tellement. A croire qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent Mais les vraies valeurs finiront par revenir et mes clients fidèles le resteront ! »

Solutions : « Imaginons une situation où la tempête n’est pas un orage passager, mais un changement climatique durable. Si l’ensemble de votre marché se déplace vers des pratiques que vos méthodes actuelles ne permettent pas de satisfaire, comment réagissez-vous ? »

L’Entrepreneur : « Je… je crois en ce que je fais. Mes clients aussi. C’est pour ça qu’ils reviennent. »

Solutions : « Et s’ils ne reviennent pas, non pas parce qu’ils sont insatisfaits, mais parce qu’une nouvelle génération de consommateurs n’a jamais eu la chance de découvrir votre savoir-faire, ou parce que d’autres car vous n’êtes pas là ou parce que de nouveaux acteurs arrivent avec une offre différente, produite de manière plus moderne, et qui grâce au marketing digital touchent une clientèle plus jeune ? Vos clients actuels sont-ils éternels ? »

Solutions : « Et vos équipes, que pensent-elles ? »

L’Entrepreneur : « Les jeunes se plaignent parfois. Ils voudraient du matériel plus moderne, des logiciels plus récents… Mais avec leurs nouveautés, on aurait des pannes tous les jours ! et puis surtout ils se croient devoir donner leur avis sur tout ! Comme si je les avais attendu ! Heureusement que je me tiens aux principes et valeurs qui m’ont réussi »

Solutions : « En êtes-vous si sûrs ? « Et si, justement, les vraies valeurs consistaient à évoluer ? Et si reconnaître que le monde change vraiment, même pour vous, n’était pas un aveu de faiblesse, mais la première preuve d’intelligence stratégique ?

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que ma force pourrait être devenue une faiblesse ?

Solutions : « Oui. Tenir la barre, ce n’est pas refuser de changer de cap. Le courage, ce n’est pas seulement de rester droit dans ses bottes, c’est aussi de savoir les troquer contre des chaussures de marche pour explorer de nouveaux terrains. L’adaptation est un signe de force. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir quand tenir le cap… et quand ajuster la voile. La question n’est pas d’abandonner vos principes, mais de les faire évoluer pour qu’ils restent pertinents. »

La résistance rassure, mais elle isole. L’adaptation éclairée, elle, protège.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 2

Cet entrepreneur possède des forces réelles : expérience, résilience, fidélité aux principes, constance. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 2 :

L’entrepreneur confond la volonté de résister avec la capacité de s’adapter. Il utilise son succès passé comme une armure contre les transformations présentes. Le résultat : l’obsolescence progressive de son offre, la perte de parts de marché, et le silence d’une nouvelle génération de clients qui ne le connaît pas. Ses équipes, découragées par la rigidité, cessent de proposer des idées nouvelles.

Les 7 enseignements clés

Des pistes d’évolution

 

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 3 sera publié le mercredi 17 décembre prochain

Le prochain acte de cette série sera consacré à L’Entrepreneur de Type 3 « C’est la faute à … ». Cet entrepreneur qui ne se pose pas la question : « Et si je faisais partie du problème ? »

Retrouvez la Série « De l’Aveuglement à la Lucidité » qui liste l’ensemble des 7 profils au fur et à mesure de leur publication.

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7 actes pour passer de l’aveuglement à la lucidité

La Finalité de la Série

Fort de quarante ans de conseil auprès d’entrepreneurs et de dirigeants, j’ai observé un paradoxe fascinant : ce ne sont pas les problèmes qui bloquent le plus souvent les organisations, mais la façon dont leurs leaders les perçoivent. Ou plutôt, comme beaucoup ne les perçoivent pas.

Cette série d’articles explore une question dérangeante : et si vous étiez votre propre angle mort ? Et si votre manière habituelle d’appréhender les situations problématiques – celle qui vous a parfois si bien réussi – était devenue votre principal frein à votre appréhension de la réalité, à l’innovation et à l’évolution ?

Ces articles ne sont ni un jugement ni une leçon de morale. Ils proposent un miroir, un dialogue avec soi-même, une invitation à découvrir comment une simple modification de perspective peut transformer une impasse en opportunité.

En reconnaissant ces mécanismes, l’objectif est d’amener chacun à découvrir de nouvelles façons, plus efficaces et porteuses de projets, d’envisager les défis quotidiens, passant ainsi de la réaction à l’évolution stratégique.

Au fil de ces sept articles, vous découvrirez autant de cas concrets, incarnés, dans lesquels chacun de nous, entrepreneur ou non, se reconnaîtra. Car nous portons tous, parfois plusieurs en même temps, ces postures mentales qui nous rassurent autant qu’elles nous limitent. La force de cette série est là : montrer que personne n’y échappe, que nos fonctionnements ne sont ni des fautes ni des fatalités, mais des points d’appui formidables dès lors qu’on en prend conscience.

Les fondements scientifiques : ce que la recherche nous enseigne

Cette approche s’appuie sur plusieurs décennies de recherche en sciences cognitives et managériales :

Les biais cognitifs et l’excès de confiance – Les travaux de Daniel Kahneman (Prix Nobel d’économie 2002) et Amos Tversky ont démontré comment nos biais cognitifs faussent systématiquement notre jugement. L’excès de confiance (overconfidence bias) conduit particulièrement les experts et les leaders à surestimer leur maîtrise des situations.

La cécité aux signaux faibles – Les recherches de Karl Weick sur le sensemaking organisationnel révèlent comment les organisations échouent souvent non par manque d’information, mais par incapacité à donner du sens aux signaux qui contredisent leurs certitudes.

La psychologie des défenses – Les mécanismes de défense identifiés par la psychologie (déni, rationalisation, projection) ne sont pas des pathologies mais des réflexes humains universels. Travaux de référence : Anna Freud, puis Chris Argyris sur les « routines défensives organisationnelles ».

L’apprentissage en double boucle – Chris Argyris et Donald Schön ont montré la différence entre corriger une erreur (simple boucle) et remettre en question les présupposés qui l’ont causée (double boucle). Seul ce second niveau permet une véritable transformation.

La théorie de l’aveuglement volontaire – Margaret Heffernan explore comment les organisations cultivent activement l’ignorance de ce qu’elles ne veulent pas voir (Willful Blindness).

Il est donc crucial de « challenger ses propres grilles d’analyse » et de structurer les processus décisionnels pour limiter leur impact sur l’équipe et la stratégie. Cette série s’inscrit précisément dans ce cadre : une invitation à l’auto-réflexion, à la remise en mouvement intérieure, et au développement de la diversité cognitive.

Les 7 types d’Entrepreneurs

À travers mes quatre décennies d’accompagnement, j’ai identifié sept profils récurrents. Chacun a développé une stratégie spécifique face aux situations problématiques – stratégie qui fut souvent un atout, avant de devenir un piège : Voici ces 7 types d’entrepreneurs selon leur posture face à un problème, chacun étant caractérisé par une question essentielle qu’il ne se pose jamais et les conséquences qui en découlent tels qu’annoncés dans notre premier article.

Type 1 : « Je maîtrise, tout est sous contrôle » Question non posée : « Qu’est-ce qui m’échappe précisément parce que je crois tout maîtriser ? » Conséquence : Signaux faibles ignorés, équipes qui cessent d’alerter, crises évitables qui surviennent.

Type 2 : « Je persiste et signe «  Question non posée : « Et si mon expérience passée ne s’appliquait pas à cette situation ? » Conséquence : Rigidité, incapacité à s’adapter à de nouveaux contextes.

Type 3 : « Le problème vient des autres, pas de moi » Question non posée : « Qu’est–ce que JE peux changer dans MA façon de faire ? » Conséquence : Conflits récurrents, turnover, culture du blâme, impuissance apprise.

Type 4 : « Je fonce dans le mur et j’ai peur ! » Question non posée : « Qu’est-ce que ce mur me cache ? » Conséquence : tétanisation, attraction du mur, isolement.

Type 5 : « Que voulez-vous que j’y fasse ? ! » Question non posée : « Qu’est-ce que je peux faire AVEC ce que J’AI déjà ? » Conséquence : Problèmes qui grossissent, options qui se réduisent.

Type 6 :  » J’ai tout essayé «  Question non posée :  » Est-ce que je m’y prends de la bonne façon pour résoudre ce problème ? » Conséquence : répète les mêmes stratégies sans résultat.

Type 7 : un type différent des autres… vous le découvrirai et l’élaborerez vous même en progressant d’acte en acte au fil des six premiers articles.

Chaque type est un miroir. Et chacun pourra, à un moment ou à un autre, se reconnaître dans ces portraits : parfois un peu, parfois beaucoup, parfois trop. C’est précisément de cette reconnaissance que naît la lucidité.

Le Sens et le Ton de ces Articles

Ces articles ne sont ni un jugement ni une morale. Le ton est celui d’une curiosité constructive, d’une introspection guidée. Chaque article prend la forme d’un entretien imaginaire, façonné par mes 40 ans d’accompagnement d’entrepreneurs. Un dialogue fait d’écoute réelle, d’empathie et de confrontation bienveillante.

À travers ce cheminement, l’entrepreneur découvre par lui-même la nature de ses angles morts et les conséquences qui en découlent. Progressivement, ces prises de conscience l’amènent à renouveler son regard et à construire sa propre voie vers plus de lucidité. L’objectif est l’autonomie, la clarté… et parfois même un début de transformation.

Chaque article repose sur :

  • 40 ans d’accompagnement de dirigeants
  • Des verbatims authentiques, recueillis au fil des années
  • Un dialogue où j’incarne « RéSolutions », guidant l’entrepreneur vers plus de lucidité et de puissance d’action
  • Des pistes de réflexions et d’action

À noter : le 3 décembre paraîtra l’article dédié au Type 1, « Tout est sous contrôle ! ». Un épisode essentiel pour comprendre comment l’excès de maîtrise apparente peut devenir notre premier et plus subtil angle mort.

Je vous invite à le découvrir — il ouvrira la série avec un cas concret, vivant, et souvent… très familier.

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Stratégie gagnante : croire en sa propre voix

Et si la clé de la stratégie gagnante résidait dans notre capacité à croire en notre propre pouvoir d’action ?

Merci à Michaël V. Dandrieux qui, dans un de ses posts, insiste dans son post sur la nécessité pour les entreprises de se réinventer en affirmant leur singularité comme l’affirme son titre :

« L’opposé du courage, ce n’est pas la lâcheté, c’est le mimétisme. »

Voilà qui résonne profondément, en moi, avec une notion chère à la psychologie et au management : le locus de contrôle interne.

Croire en son pouvoir d’action

Ce concept, théorisé par Julian Rotter en 1954, distingue ceux qui croient maîtriser leur destin (locus interne) de ceux qui l’attribuent à des forces extérieures (locus externe).

Pour une entreprise, comme pour chacun de ses acteurs, c’est une question de posture stratégique :

  • Une organisation qui cultive son locus interne affirme sa voix, trace sa route et s’impose sur son marché par des choix délibérés, plutôt que de subir les tendances.

  • Des collaborateurs imprégnés de cette même conviction osent innover, prendre des initiatives et s’engager pleinement, car ils se sentent acteurs de leur succès.

Développer le locus interne à tous les niveaux

Un défi autant stratégique que managérial :

  • Choisir le cap de l’entreprise en alignement avec l’étoile de sa vision

  • Donner du sens aux actions individuelles et collectives

  • Déléguer la responsabilité et valoriser l’autonomie

  • Aligner la culture d’entreprise sur une vision claire, où chacun comprend son impact

Du mimétisme au courage

Comme le souligne avec justesse Michaël V. Dandrieux :

« La lâcheté, le chemin de la moindre résistance, c’est le mimétisme. »

À l’opposé, c’est en croyant en notre capacité à influencer le cours des choses – en tant qu’entreprise comme en tant qu’individu – que nous transformons les défis en opportunités.

Alors ayons le courage de notre individualité !

Merci encore à Michaël V. Dandrieux pour ses interpellations inspirantes.

#Leadership #Stratégie #Management #Innovation #LocusDeContrôle

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Stop Be Selfish !!!

J’emprunte ce titre ainsi que la formulation que les illustration de cet article à Alex M.H. Smith. Et ce d’autant plus que cet article a vocation à promouvoir une de ces vidéo dédié aux 3 stades de développement que connait peu ou  prou tout entrepreneur.

J’ai, en effet, grand plaisir à partager par cet quelques lignes, l’intérêt que j’ai à entendre ces propos de Alex M H Smith dans cette courte vidéo : Stop Be Selfish ».

Il nous invite à visiter les trois étapes par lesquelles, peu ou prou, tout entrepreneur passe à un moment de son développement. Il nous invite ainsi à envisager l’étape 3 qui ouvre la voie à une véritable création porteuse d’innovation et de développement comme il le décrit par ces extraits de son intervention que je reproduis ici :

« Stage 3 :
There is another higher stage of founder consciousness still yet to explore. One that few ever think about, let alone. Serving the industry.
Here your focus is not on serving the customer. That is serving jthe wider industry that you were part of. And growing the pie, not stealing from your competitors.
You are looking to survey the entire industry terrain. focused on innovating in your industry. And you ask what appears out there ? What are the dynamics ? What are the flaws in this industry ? Where are the gaps ? How you can innovate on what is already there by changing the standard model, viewing the terrain from an helicopter view. »

Et pour finir ce salutaire rappel que je partage totalement :

« Every decision you make is silently driven by your underlying assumptions, your underlying view of the world, If you want to have better decisions, you need to update these assumptions. You need to update that software you have in your head. »

Un grand merci Alex M H Smith

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Stop à l’indigestion stratégique : quand les entreprises gavées rejettent le changement

Une des causes du rejet stratégique

Avec raison, @Elisbeth Gaillarde, en commentaire de l’article « La stratégie se cuisine et se sert avec soin », insiste sur cette autre cause possible du rejet fréquent d’une stratégie : « la capacité d’absorption des estomacs ». Un grand merci à elle d’avoir ainsi l’occasion de pousser avec vous cette réflexion un peu plus loin.

L’entreprise-organisme face au cycle naturel du changement

Il y va de la double capacité de tout organisme à ingérer et à digérer. L’entreprise est bien un organisme au sens organique du terme. Je n’oserai citer, par correction, le troisième et dernier temps tout aussi naturel à tout cycle de l’alimentation d’un organisme vivant.

Cela me donne toutefois l’idée d’y revenir un jour. Je souhaite pointer le naturel rejet à un moment donné de toute stratégie et de toute réorganisation. Même quand elle a été réussie, toute stratégie devient obsolète à un moment donné et doit être rejetée.

Les règles d’or de l’assimilation stratégique

Pour se limiter à l’ingestion et à la digestion de toute nouvelle stratégie, il y faut le temps nécessaire. Pour rester dans la métaphore empruntée, n’est-il pas de conseil plus sage que ceux de « ne mange pas trop vite ! », « n’avale pas sans mâcher » ? S’y ajoute la sage consigne de ne pas manger entre les repas !

Le conseil s’adresse aussi à celui qui est responsable de l’alimentation et en charge du menu. Le conseil salutaire se traduit alors par plusieurs impératifs. Il faut limiter le nombre des repas et veiller à leur régularité. Il ne faut pas forcer à manger. Il convient de laisser le temps de mâcher, le temps d’avaler et le temps de la digestion.

Le constat alarmant : l’indigestion stratégique généralisée

Force est de constater la haute fréquence de succession des nouvelles stratégies et de leurs changements. Les stratégies et plans d’actions se succèdent. Parfois ils se chevauchent, voire se contredisent. Les équipes doivent les ingurgiter jusqu’au trop-plein et en perdent l’appétit.

Ces équipes n’en peuvent plus. Naturellement, elles n’y croient plus. De là à déplorer leur non-engagement !!!

Les trois causes de la volatilité managériale destructrice

Les raisons de cette haute volatilité sont multiples. Elles résultent, entre autres, de trois phénomènes principaux.

D’abord, la valse des cadres dirigeants : 45% des recrutements de cadres dirigeants européens échoueraient dans les 18 mois.

Ensuite, la valse des modes managériales. Ces modes incitent les dirigeants confrontés aux difficultés à suivre la tendance quasiment au rythme de la mode vestimentaire.

Enfin, le désarroi réel et bien compréhensible de nombre d’entre eux. Ils font face à l’incertitude, aux inconnues et à l’instabilité du contexte actuels.

Et si nous changions de régime ?

Face à cette épidémie d’indigestion stratégique, il est temps d’agir. La solution ne réside pas dans l’arrêt total des changements, mais dans l’adoption d’une hygiène managériale plus saine.

Commencez dès aujourd’hui par trois gestes simples :

Premièrement, faites le diagnostic nutritionnel de votre organisation. Combien de nouveaux projets stratégiques avez-vous lancés ces 12 derniers mois ? Vos équipes ont-elles eu le temps de les digérer ?

Deuxièmement, instaurez des temps de jeûne stratégique. Accordez à vos collaborateurs le temps d’assimiler pleinement les changements en cours avant d’en introduire de nouveaux.

Troisièmement, devenez un chef cuisinier de la stratégie. Préparez vos changements avec soin, servez-les au bon moment et laissez vos équipes savourer chaque transformation.

Vos collaborateurs retrouveront l’appétit du changement. Votre organisation reprendra des forces. Et vous, vous redécouvrirez le plaisir de diriger une équipe épanouie et performante.

L’action commence maintenant : quelle sera votre première mesure pour lutter contre l’indigestion stratégique dans votre organisation ?


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