L’Entrepreneur de Type 7 : « Ai-je envie de traiter ce problème ? »

Quand le problème n’est pas l’obstacle, mais le miroir de nos propres certitudes.

Chez l’entrepreneur de Type 7, le blocage ne vient pas d’un manque de moyens ou d’une méconnaissance technique. Il naît d’une collision silencieuse entre la réalité et ses principes fondamentaux. Le problème est là, identifié depuis longtemps, mais il reste en suspens. Pourquoi ? Parce que le traiter exigerait de toucher à l’architecture même de ses convictions.

Pour cet entrepreneur, résoudre une difficulté n’est jamais un acte neutre. C’est une remise en question de son identité de dirigeant. Derrière la question opérationnelle se cache un vertige existentiel : « Si mes méthodes ne marchent plus, est-ce que mes valeurs sont encore les bonnes ? ».

L’angle mort du Type 7 est de confondre ses valeurs profondes (le « pourquoi ») avec ses méthodes de management (le « comment »). Il reste figé dans une situation insatisfaisante, non par impuissance, mais par crainte de se trahir en évoluant. Pourtant, la vraie maturité ne consiste pas à s’accrocher à des certitudes obsolètes, mais à accepter que ses principes doivent grandir avec son entreprise.

Des verbatim qui interpellent (ou quand le doute devient un frein à l’action)

 Un dialogue révélateur

(Dialogue fondé sur des situations réelles d’accompagnement)

L’Entrepreneur : « Ce problème de motivation des équipes, je le connais. J’ai essayé mes recettes habituelles — plus d’exigence, plus de présence — mais ça ne prend plus. Je me demande même si j’ai encore envie de m’en occuper. »

Solutions : « Est-ce que ce qui vous retient, c’est le problème lui-même… ou la peur de découvrir que votre style de management est devenu le frein ? »

(Silence)

L’Entrepreneur : « C’est vertigineux. J’ai toujours cru qu’un chef devait tout porter. Si je change cela, qui suis-je ? »

Solutions : « Et si votre valeur d’excellence était justement mieux servie par une nouvelle méthode ? Distinguez-vous vos convictions profondes des outils que vous utilisez pour les servir ? »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que je peux rester fidèle à mes valeurs tout en changeant radicalement ma façon d’agir ? »

 Ce que révèle l’Entrepreneur de Type 7

L’entrepreneur de type 7 n’est pas dans l’évitement par paresse, mais par protection de son socle intérieur. Son blocage est le signe d’une transition nécessaire : le passage d’un leadership de certitudes à un leadership d’authenticité.

L’angle mort central : Il transforme un défi managérial en une crise d’identité. Il pense que changer de méthode, c’est se renier, alors que c’est précisément ce qui lui permettrait d’incarner ses valeurs avec plus de justesse dans un monde qui a changé.

Les 5 enseignements clés

  1. Le problème est un miroir : La persistance d’une difficulté révèle souvent un angle mort dans nos propres certitudes.

  2. Distinguer Valeurs et Croyances : Les valeurs sont immuables, les croyances sur la manière de les atteindre doivent évoluer.

  3. La vulnérabilité est un levier : Reconnaître qu’on ne sait plus comment s’y prendre est une preuve de respect envers ses équipes.

  4. L’évolution personnelle précède l’évolution de l’entreprise : On ne peut pas résoudre à l’extérieur ce qu’on refuse de bouger à l’intérieur.

  5. Poser des questions plutôt que donner des réponses : Le rôle du dirigeant devient celui de facilitateur d’une intelligence collective.

 Des pistes d’évolution

1. Faire l’inventaire de ses « vérités » et clarifier ses priorités :

  • Quels principes ai-je hérités et lesquels ai-je choisis ?

  • Identifier les valeurs non négociables et celles qui peuvent évoluer.

2.     Séparer valeurs et méthodes :

  • Quelles sont mes valeurs non négociables ?

  • Quelles méthodes puis-je faire évoluer tout en restant fidèle à ces valeurs ?

  • En quoi mes méthodes actuelles desservent-elles mes valeurs ?

3.     Partager le questionnement sans le laisser paralyser

  • Comment puis-je impliquer mes équipes dans ma réflexion sans les inquiéter ?

  • En quoi ma vulnérabilité pourrait-elle renforcer leur confiance ?

  • Quelles décisions puis-je prendre tout en restant ouvert à l’ajustement ?

4. Accepter l’imperfection de l’action et tester des « actions-miroirs » et des solutions nouvelles :

  • Quel est le coût de l’attente comparé au risque de l’action ?

  • Qu’est -ce que j’apprendrais en agissant que je ne découvrirai jamais en réfléchissant ?

  • Quelle petite action puis-je tester sans remettre en cause l’intégralité de mes principes ?

  • Expérimenter des approches nouvelles, même si elles sortent de sa zone de confort.

 5. Redéfinir son identité de leader :

  • Passer de « celui qui sait » à « celui qui permet ».

  • Prendre conscience du « rôle modèle » du leader qui nous anime Se questionner sur sa pertinence

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Cette bibliographie soutient une lecture très spécifique du Type 7 :

ce n’est pas l’absence de solutions qui bloque,
mais la charge existentielle que la solution fait peser sur l’identité du dirigeant.

Avec ce Type 7 nous avons exploré les sept angles morts qui empêchent tant d’entrepreneurs (et donc chacun d’entre nous) de voir clairement les problèmes qu’ils rencontrent. Du déni à l’épuisement, de la délégation à l’introspection paralysante, chaque type révèle une façon particulière de se protéger… en se limitant.

La question n’est pas de savoir quel type d’entrepreneurs vous êtes. La question est : quel angle mort êtes-vous prêt à éclairer ? Le dernier volet de cette série vous aidera dans cette recherche avec l’outil d’auto diagnostic qu’il vous offre.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

Vous appréciez. Merci de partager.

L’Entrepreneur de Type 6 :  » J’ai tout essayé »

L’entrepreneur de Type 6 : Quand la résignation masque un angle mort plus subtil : la manière de s’y prendre.

Chez l’entrepreneur de Type 6, la fatigue n’est pas seulement physique.
C’est une lassitude stratégique, née d’années de combats répétés, de décisions prises dans l’urgence, de solutions tentées sans effet durable.

Son refrain est connu :
« J’ai tout essayé. »

Mais derrière cette phrase apparemment lucide se cache souvent une autre question, rarement formulée :

« Ai-je vraiment tout essayé… ou ai-je surtout répété la même façon de m’y prendre ?»

Car le problème n’est plus seulement ce qui doit être résolu.
Il devient la manière dont on tente de le résoudre, encore et encore, jusqu’à l’épuisement.

Mais que se passe-t-il lorsque cette résignation, cette conviction que rien n’est possible, commence à contaminer toute l’organisation ?

Des verbatim qui interpellent (ou comment la répétition remplace parfois la remise en question)

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de type 6 : celui qui a perdu foi en sa capacité à changer les choses.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 6 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cet article comme les 6 autres articles de cette série nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la résignation peut être le dernier refuge avant la renaissance ou le précipice final.

L’Entrepreneur
« Franchement, je ne vois plus quoi faire. Le problème est identifié depuis longtemps. J’ai essayé plusieurs choses. En fait, j’ai tout essayé. »

Solutions
« Quand vous dites tout essayé, pouvez-vous me dire comment vous vous y êtes pris ? »

L’Entrepreneur
« J’ai réorganisé, réduit les coûts, changé deux fois de priorités, demandé plus d’efforts à l’équipe… »

Solutions
« Avez-vous changé de solution… ou répété la même logique sous des formes différentes ? »

(Silence)

L’Entrepreneur
« J’ai surtout essayé de tenir. De faire avec moins. D’éviter que ça s’effondre. »

Solutions
« Donc vous avez beaucoup agi pour contenir, peu pour questionner la façon d’agir.
Vous avez combattu le problème… sans revisiter votre manière de le traiter. »

L’Entrepreneur
« Peut-être. Mais sans moyens, on ne peut rien faire de sérieux. »

Solutions
« Est-ce un manque de moyens… ou un manque d’espace pour penser autrement ?
Qui avez-vous associé à la réflexion ? »

L’Entrepreneur
« Personne, vraiment. Je ne voulais pas inquiéter. Et puis… je n’y croyais plus trop. »

Solutions
« Pensez-vous qu’une équipe puisse inventer des solutions nouvelles si son dirigeant n’interroge plus sa propre manière de faire ? »

L’Entrepreneur
« Vous êtes en train de me dire que j’ai confondu épuisement et impossibilité… »

Solutions
« Oui. Et que le vrai tournant commence souvent quand un dirigeant cesse de dire
“j’ai tout essayé”
et commence à se demander
“comment est-ce que je m’y prends, et qu’est-ce que je n’ai jamais remis en question ?” »

(Silence long)

L’Entrepreneur
« Alors peut-être que je n’ai pas besoin de plus de moyens…
mais d’une autre façon de m’y prendre. »

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 6

Cet entrepreneur possède une lucidité douloureuse : il voit les problèmes, comprend leur gravité, mais cette clairvoyance s’est transformée en fatalisme. Ce qui était autrefois du courage est devenu de l’épuisement à force de répéter, encore et encore, les mêmes approches qui aujourd’hui se révèlent vaines.

L’Angle Mort du Type 6 

L’entrepreneur confond l’épuisement légitime avec l’impossibilité absolue.

Le Type 6 n’est pas dans l’inaction. Il est dans une action répétitive non interrogée. L’épuisement n’est pas la cause première. Il est la conséquence directe de l’absence de remise en question de la manière de s’y prendre.

Le Type 6 ne renonce pas parce qu’il est faible. Il renonce parce qu’il agit trop longtemps sans changer de cadre.

Il transforme l’échec répété d’une même approche en preuve que toute action est vaine.

Ce n’est pas le problème qui est insoluble. C’est la manière de s’y prendre qui n’est plus interrogée.

Les 5 enseignements clés

  1. Ce n’est pas l’absence de solutions, mais l’absence de remise en question de la méthode

  2. La répétition d’une approche inefficace épuise plus que le problème lui-même

  3. Les moyens suivent souvent un changement de posture, pas l’inverse

  4. L’inaction commence quand on cesse de questionner sa façon d’agir

  5. Changer la manière de s’y prendre redonne de l’énergie avant même de résoudre le problème

Des pistes d’évolution

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

 

 

Vous appréciez. Merci de partager.

Le violon super-soliste : quand l’excellence individuelle danse avec le collectif

L’étincelle d’une découverte

.Je découvre à l’instant cette annonce du recrutement d’un « violon super-soliste ». Mon premier réflexe fut d’y voir une forme d’oxymore, une solitude renforcée, comme si le musicien, déjà soliste, devait s’extraire davantage du groupe pour briller. Pourtant, cette appellation cache une réalité bien plus subtile.

Le chef des violons, et bien plus encore

Le super-soliste est d’abord le chef des violons, souvent considéré comme le second du chef d’orchestre. Il joue les solos de l’orchestre, donne le la pour l’accord des instruments, et guide la section des cordes avec une précision qui influence l’ensemble. Mais ce terme évoque aussi un violoniste qui, au-delà de son rôle orchestral, se distingue par une carrière de soliste international, une virtuosité exceptionnelle, ou une influence artistique qui transcende son poste. Il incarne ainsi un double leadership : technique, par son expertise, et inspirant, par sa capacité à élever le collectif tout en brillant individuellement.

La corde raide du leadership

Cette dualité n’est-elle pas celle que nous vivons tous ? Comment concilier notre besoin d’expression personnelle avec notre appartenance à un tout ? Le super-soliste nous montre que l’excellence n’est pas une île : elle s’enrichit du collectif, comme le soliste s’enrichit de l’orchestre.

Une métaphore pour notre époque

Dans un monde où l’on célèbre souvent l’individualisme, cette figure nous rappelle que le vrai leadership est un équilibre — entre visibilité et humilité, entre solo et harmonie. Et si, plutôt que de craindre cette tension, nous l’embrassions ? Et si nous devenions, chacun à notre échelle, des super-solistes de nos vies — capables de briller sans éclipser les autres, de mener sans dominer ?

Et nous, où est notre partition ?

Cette notion m’invite à une question : où, dans votre quotidien, pouvez-vous incarner ce rôle de violon super-soliste ? Dans un projet professionnel, une initiative associative, ou même une conversation ? L’opportunité est là : oser l’excellence sans rompre l’harmonie.

À méditer, et à jouer — ensemble.

Vous appréciez. Merci de partager.

L’Entrepreneur du Type 5  » Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

« Si j’avais les moyens… » : L’illusion de l’impuissance

Chez l’entrepreneur de Type 5, le réalisme a un goût amer. Contrairement au Type 1 qui ignore le problème, le Type 5 le connaît par cœur. Il peut vous en dresser précisément et immédiatement la liste technique, financière et humaine. Mais cette clarté ne débouche sur aucune action. Son mantra ? « À quoi bon ? Je n’ai pas les moyens de mes ambitions ». Le problème n’est plus un défi, c’est une fatalité justifiée par le manque de budget, de temps ou de talents.

Mais que se passe-t-il quand le manque de ressources devient l’alibi parfait pour ne plus essayer ?

Des verbatim qui ne trompent pas

Si ces phrases résonnent en vous, vus êtes peut-être partie un de ces entrepreneurs lucide mais fatigué et figé que le problème convainc de son impuissance à atteindre la perfection… et qui n’agit plus (jamais).

Et qui, d’entre nous, pourrait prétendre ne jamais avoir prononcé l’une de ces phrases ?

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment la quête de perfection et le constat de son incapacité à l’atteindre peut devenir le plus grand obstacle à l’excellence.

L’Entrepreneur
« Honnêtement… je n’ai plus l’énergie. Même si je voulais, je n’ai pas les moyens de faire les choses correctement. »

Solutions
« Quand avez-vous commencé à dire “je n’ai plus les moyens” ? »

L’Entrepreneur
« Quand j’ai compris que ça demanderait trop. Trop d’argent. Trop de temps. Trop de combats. »

Solutions
« Et qu’est-ce qui vous fatigue le plus aujourd’hui : le problème… ou le fait de le porter sans jamais l’affronter ? »

(Silence)

L’Entrepreneur
« Le porter. Tous les jours. Sans rien changer. »

Solutions
« Alors peut-être que le problème n’est plus un problème de moyens…
mais un problème de poids. »

L’Entrepreneur
« Vous voulez dire que je m’épuise à attendre ? »

Solutions
« J’ose dire que vous vous épuisez à différer. »

(Silence long)

L’Entrepreneur
« Et si je n’avais plus envie de faire semblant d’y croire ? »

Solutions
« Alors il devient urgent de faire quelque chose de petit, mais réel.
Parce que l’attente ne repose personne. »

La perfection rassure dans son exigence. L’action transforme dans son imperfection.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 5

Cet entrepreneur possède des qualités réelles : exigence, sens du détail, engagement pour la qualité, respect de ses clients. Mais ces forces se sont transformées en prison dorée.

L’Angle Mort du Type 5 

L’entrepreneur confond la perfection avec l’excellence, et l’exigence avec la paralysie. Il utilise les contraintes réelles (manque de moyens, de temps, de ressources) comme alibis pour masquer une peur plus profonde : celle de l’échec, du jugement, de la déception. Le résultat : les projets s’accumulent dans les tiroirs, les opportunités passent, les équipes s’épuisent dans l’attente de permissions qui ne viennent jamais. L’inaction coûte plus cher que toutes les solutions imparfaites possibles.

Les 5 enseignements clés

  1. La perfection est un leurre paralysant
    Attendre la perfection, c’est garantir l’inaction. Les entrepreneurs les plus performants savent qu’il vaut mieux lancer à 80% de qualité et itérer qu’attendre un 100% qui n’arrive jamais. L’excellence s’atteint par l’amélioration continue, pas par la perfection initiale.
  2. Le coût de l’inaction est sous-estimé
    Les entrepreneurs calculent précisément le coût des solutions mais rarement celui de ne rien faire. Les heures perdues, les opportunités manquées, la démotivation des équipes, l’érosion de la compétitivité… L’inaction a un prix exorbitant qu’on ne voit pas car il n’apparaît pas en comptabilité.
  3. Les contraintes deviennent des alibis
    Quand on se focalise sur ce qui manque, on perd de vue ce qui est possible. Le manque de moyens devient une excuse confortable pour éviter de prendre des risques, de faire des choix difficiles, d’affronter la peur de l’échec. Il est plus facile de dire « je n’ai pas les moyens » que « j’ai peur ».
  4. Le perfectionnisme cache la peur
    Derrière l’exigence de qualité se cache souvent la peur du jugement, de la déception, de ne pas être à la hauteur. Le perfectionniste utilise ses standards impossibles comme bouclier contre la vulnérabilité. Mais cette protection l’empêche d’avancer et donc de réussir.
  5. L’action imparfaite vaut mieux que l’inaction parfaite
    Les plus grandes réussites viennent de prototypes imparfaits, de premiers essais maladroits, de versions beta lancées trop tôt. La créativité naît de l’expérimentation, pas de la planification parfaite. Le feedback du réel vaut tous les scénarios anticipés.

Des pistes d’évolution

Pour sortir du perfectionnisme paralysant

  1. Calculer le coût réel de l’inaction
  • Quantifiez précisément ce que vous coûtent les problèmes non résolus
  • Comptez les heures perdues, les erreurs, la démotivation
  • Comparez ce coût au coût des solutions imparfaites
  • Réalisez que ne rien faire est souvent plus coûteux qu’agir
  1. Fractionner vos projets (quick wins)
  • Identifiez ce qui apporte 80% de la valeur avec 20% des moyens
  • Définissez le MVP (Minimum Viable Product) : qu’est-ce qui est suffisant pour commencer ?
  • Lancez des pilotes limités plutôt que d’attendre les conditions parfaites
  • Célébrez les petites victoires pour créer une dynamique
  1. Accepter « assez bien » comme suffisant
  • Fixez-vous des deadlines fermes et respectez-les
  • Distinguez ce qui doit être parfait de ce qui doit simplement fonctionner
  • Rappelez-vous : vos clients jugent le résultat, pas le processus
  • Le « assez bien » d’aujourd’hui bat le « parfait » de jamais
  1. Lancer des versions beta/pilotes
  • Testez avec un groupe restreint de clients bienveillants
  • Recueillez des retours réels plutôt que d’anticiper des scénarios
  • Itérez en fonction de ce que vous apprenez
  • Le terrain est plus intelligent que toutes vos hypothèses
  1. Mobiliser vos ressources internes
  • Vos collaborateurs peuvent porter des projets s’ils sont accompagnés
  • Déléguez à ceux qui connaissent vos processus métier
  • Faites confiance : votre équipe est plus capable que vous ne le pensez
  • Le portage collectif d’un projet le rend plus robuste
  1. Questionner votre vraie motivation
  • Distinguez les vraies contraintes des résistances psychologiques
  • Demandez-vous : « Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »
  • Reconnaissez que la peur est légitime, mais qu’elle ne doit pas commander
  • Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle
  1. Adopter une culture de l’itération
  • Comprenez que les produits évoluent avec le temps et les retours
  • Embrassez l’amélioration continue plutôt que la perfection initiale
  • Chaque version est un apprentissage vers la suivante
  • Les meilleurs produits du monde ont commencé imparfaits

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

Auteurs et références majeures – Les sources

 La question qui change tout

« Ai-je peur de l’échec ou du jugement ? »

 Le vrai courage

Il n’est pas d’attendre la perfection en peaufinant sans fin, mais d’oser lancer imparfaitement et de découvrir ce que l’action nous révèle.

Le courage n’est pas l’absence de peur, c’est agir malgré elle.

Le parfait est l’ennemi du bien. L’excellence naît de l’itération, pas de la perfection initiale.

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort

 

 

 

Vous appréciez. Merci de partager.

L’Entrepreneur de Type 4 : « Là, je fonce dans le mur…! « 

Quand reconnaître le problème ne suffit plus… et que la lucidité devient paralysante.

Chez l’entrepreneur de Type 4, le problème n’est ni nié ni minimisé. Il est vu. Ressenti. Pressenti.

Quelque chose ne va pas — et il le sait.

Il perçoit les signaux faibles : une fatigue diffuse dans les équipes, des résultats qui plafonnent, une tension sourde, une impression persistante de tourner en rond et de ne plus y arriver. Il n’est pas aveugle. Il est lucide.
Mais cette lucidité ne débouche pas sur l’action.

Car une question le hante :
« Tant que je ne comprends pas exactement ce qui ne va pas, comment agir sans faire pire ? »

Et c’est là que commence la paralysie.

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

    • Voir sans pouvoir nommer :« Je vois le problème, mais il m’échappe. »

    • Comprendre trop pour agir : « Tant que je ne comprends pas, je n’agis pas. »

    • Porter seul ce qui pourrait être partagé : « C’est à moi de porter l’incertitude. »

      Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 4.

      Et comme pour les autres types, il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, vous ne vous soyez reconnu dans ces mots.
      Cet article, comme les six autres de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? », nous concerne tous.

      Un dialogue révélateur

      (Dialogue imaginé mais non imaginaire, fondé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

      L’Entrepreneur :
      « Je sais qu’il y a un problème. Je le sens. Mais je ne sais pas encore lequel exactement et je me sens bien impuissant à le traiter. Et tant que je n’ai pas compris, tant que je n’ai pas un début de solution, je ne peux pas m’en ouvrir à quiconque et j’embarque toute mes équipes là-dedans. »

      Solutions :
      « Qu’est-ce qui vous fait penser que vos équipes ne perçoivent rien ? »

      L’Entrepreneur :
      « Elles sentent sûrement qu’il se passe quelque chose… Mais si je leur dis que je ne sais pas, je vais les inquiéter. Elles attendent de moi des réponses, pas des questions. »

      Solutions :
      « Êtes-vous certain que le silence rassure davantage que l’incertitude partagée ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je préfère porter ça seul plutôt que de créer de l’angoisse collective. Dans ce genre de situation, tout le monde va y aller de ses conseils, alors que je sais qu’il n’y a pas de solution »

      Solutions :
      « Lorsque vous portez cela seul… que se passe-t-il pour votre capacité à agir ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je réfléchis. Beaucoup. J’analyse. Mais plus j’analyse, plus le problème me semble complexe et plus le mur grandit et se rapproche. »

      Solutions :
      « Et pendant que vous cherchez à comprendre parfaitement… que fait l’organisation ? »

      (Silence)

      L’Entrepreneur :
      « Elle attend. Et moi aussi, je crois. Ca me tétanise. »

      Solutions :
      « Et si votre rôle n’était pas d’avoir la réponse… mais de poser la question avec eux ? »

      L’Entrepreneur :
      « Vous voulez dire que je pourrais dire : “Je vois un problème, je ne le comprends pas encore et ne sais comment l’éviter, mais j’ai besoin de vous” ? »

      Solutions :
      « Et si c’était précisément ce qui débloquait la situation ? »

      Un long silence.

      L’Entrepreneur :
      « Peut-être que je confonds leadership et infaillibilité. »

      Ce que révèle cet entrepreneur de Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 possède de grandes qualités :
      Sens de la responsabilité, souhait de préserver ses équipes, lucidité, sensibilité  aux signaux faibles, prise en compte de la complexité, expérience.

      Il refuse les solutions simplistes, les réponses toutes faites, les recettes miracles.
      Il sait que les problèmes récurrents ne se règlent pas par un simple coup de barre.

      Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

      L’angle mort du Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 croit qu’il doit comprendre avant de partager et d’agir.
      Résultat : il partage et agit trop tard… ou pas du tout.

      En voulant protéger ses équipes de son incertitude, il les prive de leur capacité à l’aider.
      En cherchant la bonne réponse, il bloque la dynamique collective.
      En attendant la clarté parfaite, il fige l’action.

      Le mur n’est pas le problème.
      Le problème, c’est d’y foncer seul sans agir au plus tôt, avec les équipes et partenaires, pour l’éviter.

      Les 5 enseignements clés

      1. Voir le problème ne suffit pas à le résoudre

      La lucidité sans action partagée mène à l’isolement, pas à la transformation.

      2. L’isolement du dirigeant est un mythe dangereux

      Aucun leader ne résout seul des problèmes complexes et systémiques.

      3. La vulnérabilité n’affaiblit pas l’autorité

      Elle crée les conditions de la confiance, de l’engagement et de l’intelligence collective.

      4. Les problèmes récurrents signalent une posture à transformer

      Quand les solutions échouent, ce n’est pas toujours le problème qu’il faut changer… mais la manière de le traiter.

      5. Nommer ensemble vaut mieux que comprendre seul

      La clarté émerge du dialogue, pas de l’introspection solitaire.

      Des pistes d’évolution

      Partager le problème avant la solution
      Dire : « Voilà ce que je vois. Voilà ce que je ne comprends pas encore. »

      Créer des espaces de diagnostic collectif
      Explorer le problème sans chercher immédiatement à le résoudre.

      Passer de la perfection à l’itération
      Tester, ajuster, apprendre — plutôt qu’attendre la réponse idéale.

      Redéfinir le rôle du leader
      Passer de celui qui sait à celui qui fait émerger.

    • Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

      Les Sources : Auteurs et ouvrages majeurs

      Cohérence avec le Type 4

      Ces auteurs convergent sur un point central :

      Ce qui bloque l’action n’est pas le manque d’intelligence, mais l’isolement cognitif du décideur.

      Exactement l’angle mort de l’entrepreneur de Type 4.

      Le vrai courage

      Il n’est pas de foncer dans le mur en klaxonnant mais d’oser regarder ce qui se cache derrière ce mur et ce qu’il nous révèle.

      👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
       » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

  • #Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Angle mort
Vous appréciez. Merci de partager.

L’Entrepreneur de type 2 : « Je persiste et signe ! »

Quand l’expérience devient un piège

Chez l’entrepreneur de Type 2 « Je persiste et signe« , l’expérience est une armure. Trente ans de métier, des crises surmontées, des concurrents disparus… et lui, toujours debout. Son mantra est la fidélité : aux méthodes éprouvées, aux recettes ancestrales, aux principes qui ont fait leurs preuves. Le changement n’est pas vu comme une opportunité, mais comme un effet de mode pour les faibles qui cherchent des excuses.

Mais que se passe-t-il lorsque cette expérience, cette volonté inébranlable de tenir le cap, commence à masquer l’obsolescence ?

Des verbatim qui interpellent et ne trompent pas

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de type 2 : celui qui confond la solidité avec la rigidité… jusqu’à ce que le marché le dépasse.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 2 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cette série nous concerne tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une solidité absolue peut devenir un frein à la capacité de survie et à la prospérité de l’entreprise.

L’Entrepreneur : « La concurrence est rude, mais je tiens bon. J’ai traversé pire. L’expérience parle. »

Solutions : « C’est une force remarquable. Mais pensez-vous que les tempêtes d’hier sont de même nature que celles d’aujourd’hui ? Et si la prochaine crise était différente des précédentes ? »

L’Entrepreneur : « Une crise reste une crise. La forme change, le fond reste le même. C’est toujours une question de volonté et de bon sens. Ceux qui tremblent cherchent des excuses. Moi, je tiens la barre »

Solutions : « Et si vos clients changeaient plus vite que vous ? Est-ce que cela vous amène à vous questionner sur certaines de vos approches ? »

L’Entrepreneur : « Me questionner ? M’adapter ? Et perdre ce qui a fait ma force ? Pourquoi ? Mes méthodes ont fait leurs preuves ! Les clients négocient un peu… Ils demandent du digital, des délais plus courts… Mais ce sont des effets de mode. »

Solutions : « Ces “effets de mode” représentent quelle part de leurs demandes ? »

L’Entrepreneur : (Silence) « …En fait j’ai du mal à le dire. Tant ces demandes me paraissent parfois incohérentes. Leurs demandes varient tellement. A croire qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent Mais les vraies valeurs finiront par revenir et mes clients fidèles le resteront ! »

Solutions : « Imaginons une situation où la tempête n’est pas un orage passager, mais un changement climatique durable. Si l’ensemble de votre marché se déplace vers des pratiques que vos méthodes actuelles ne permettent pas de satisfaire, comment réagissez-vous ? »

L’Entrepreneur : « Je… je crois en ce que je fais. Mes clients aussi. C’est pour ça qu’ils reviennent. »

Solutions : « Et s’ils ne reviennent pas, non pas parce qu’ils sont insatisfaits, mais parce qu’une nouvelle génération de consommateurs n’a jamais eu la chance de découvrir votre savoir-faire, ou parce que de nouveaux acteurs arrivent avec une offre différente, produite de manière plus moderne, et qui grâce au marketing digital touchent une clientèle plus jeune ? Vos clients actuels sont-ils éternels ? »

Solutions : « Et vos équipes, que pensent-elles ? »

L’Entrepreneur : « Les jeunes se plaignent parfois. Ils voudraient du matériel plus moderne, des logiciels plus récents… Mais avec leurs nouveautés, on aurait des pannes tous les jours ! et puis surtout ils se croient devoir donner leur avis sur tout ! Comme si je les avais attendu ! Heureusement que je me tiens aux principes et valeurs qui m’ont réussi »

Solutions : « En êtes-vous si sûrs ? « Et si, justement, les vraies valeurs consistaient à évoluer ? Et si reconnaître que le monde change vraiment, même pour vous, n’était pas un aveu de faiblesse, mais la première preuve d’intelligence stratégique ?

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que ma force pourrait être devenue une faiblesse ?

Solutions : « Oui. Tenir la barre, ce n’est pas refuser de changer de cap. Le courage, ce n’est pas seulement de rester droit dans ses bottes, c’est aussi de savoir les troquer contre des chaussures de marche pour explorer de nouveaux terrains. L’adaptation est un signe de force. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir quand tenir le cap… et quand ajuster la voile. La question n’est pas d’abandonner vos principes, mais de les faire évoluer pour qu’ils restent pertinents. »

La résistance rassure, mais elle isole. L’adaptation éclairée, elle, protège.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 2

Cet entrepreneur possède des forces réelles : expérience, résilience, fidélité aux principes, constance. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 2 :

L’entrepreneur confond la volonté de résister avec la capacité de s’adapter. Il utilise son succès passé comme une armure contre les transformations présentes. Le résultat : l’obsolescence progressive de son offre, la perte de parts de marché, et le silence d’une nouvelle génération de clients qui ne le connaît pas. Ses équipes, découragées par la rigidité, cessent de proposer des idées nouvelles.

Les 7 enseignements clés

Des pistes d’évolution

 

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

👉 Retrouvez l’intégralité de la série :
 » Et si vous étiez votre propre angle mort ? « 

#Leadership #Responsabilité #Stratégie #Entrepreneuriat #Management #Angle mort

 

 

Vous appréciez. Merci de partager.

Stratégie gagnante : croire en sa propre voix

Et si la clé de la stratégie gagnante résidait dans notre capacité à croire en notre propre pouvoir d’action ?

Merci à Michaël V. Dandrieux qui, dans un de ses posts, insiste dans son post sur la nécessité pour les entreprises de se réinventer en affirmant leur singularité comme l’affirme son titre :

« L’opposé du courage, ce n’est pas la lâcheté, c’est le mimétisme. »

Voilà qui résonne profondément, en moi, avec une notion chère à la psychologie et au management : le locus de contrôle interne.

Croire en son pouvoir d’action

Ce concept, théorisé par Julian Rotter en 1954, distingue ceux qui croient maîtriser leur destin (locus interne) de ceux qui l’attribuent à des forces extérieures (locus externe).

Pour une entreprise, comme pour chacun de ses acteurs, c’est une question de posture stratégique :

  • Une organisation qui cultive son locus interne affirme sa voix, trace sa route et s’impose sur son marché par des choix délibérés, plutôt que de subir les tendances.

  • Des collaborateurs imprégnés de cette même conviction osent innover, prendre des initiatives et s’engager pleinement, car ils se sentent acteurs de leur succès.

Développer le locus interne à tous les niveaux

Un défi autant stratégique que managérial :

  • Choisir le cap de l’entreprise en alignement avec l’étoile de sa vision

  • Donner du sens aux actions individuelles et collectives

  • Déléguer la responsabilité et valoriser l’autonomie

  • Aligner la culture d’entreprise sur une vision claire, où chacun comprend son impact

Du mimétisme au courage

Comme le souligne avec justesse Michaël V. Dandrieux :

« La lâcheté, le chemin de la moindre résistance, c’est le mimétisme. »

À l’opposé, c’est en croyant en notre capacité à influencer le cours des choses – en tant qu’entreprise comme en tant qu’individu – que nous transformons les défis en opportunités.

Alors ayons le courage de notre individualité !

Merci encore à Michaël V. Dandrieux pour ses interpellations inspirantes.

#Leadership #Stratégie #Management #Innovation #LocusDeContrôle

Vous appréciez. Merci de partager.

Stop Be Selfish !!!

J’emprunte ce titre ainsi que la formulation que les illustration de cet article à Alex M.H. Smith. Et ce d’autant plus que cet article a vocation à promouvoir une de ces vidéo dédié aux 3 stades de développement que connait peu ou  prou tout entrepreneur.

J’ai, en effet, grand plaisir à partager par cet quelques lignes, l’intérêt que j’ai à entendre ces propos de Alex M H Smith dans cette courte vidéo : Stop Be Selfish ».

Il nous invite à visiter les trois étapes par lesquelles, peu ou prou, tout entrepreneur passe à un moment de son développement. Il nous invite ainsi à envisager l’étape 3 qui ouvre la voie à une véritable création porteuse d’innovation et de développement comme il le décrit par ces extraits de son intervention que je reproduis ici :

« Stage 3 :
There is another higher stage of founder consciousness still yet to explore. One that few ever think about, let alone. Serving the industry.
Here your focus is not on serving the customer. That is serving jthe wider industry that you were part of. And growing the pie, not stealing from your competitors.
You are looking to survey the entire industry terrain. focused on innovating in your industry. And you ask what appears out there ? What are the dynamics ? What are the flaws in this industry ? Where are the gaps ? How you can innovate on what is already there by changing the standard model, viewing the terrain from an helicopter view. »

Et pour finir ce salutaire rappel que je partage totalement :

« Every decision you make is silently driven by your underlying assumptions, your underlying view of the world, If you want to have better decisions, you need to update these assumptions. You need to update that software you have in your head. »

Un grand merci Alex M H Smith

Vous appréciez. Merci de partager.

Stop à l’indigestion stratégique : quand les entreprises gavées rejettent le changement

Une des causes du rejet stratégique

Avec raison, @Elisbeth Gaillarde, en commentaire de l’article « La stratégie se cuisine et se sert avec soin », insiste sur cette autre cause possible du rejet fréquent d’une stratégie : « la capacité d’absorption des estomacs ». Un grand merci à elle d’avoir ainsi l’occasion de pousser avec vous cette réflexion un peu plus loin.

L’entreprise-organisme face au cycle naturel du changement

Il y va de la double capacité de tout organisme à ingérer et à digérer. L’entreprise est bien un organisme au sens organique du terme. Je n’oserai citer, par correction, le troisième et dernier temps tout aussi naturel à tout cycle de l’alimentation d’un organisme vivant.

Cela me donne toutefois l’idée d’y revenir un jour. Je souhaite pointer le naturel rejet à un moment donné de toute stratégie et de toute réorganisation. Même quand elle a été réussie, toute stratégie devient obsolète à un moment donné et doit être rejetée.

Les règles d’or de l’assimilation stratégique

Pour se limiter à l’ingestion et à la digestion de toute nouvelle stratégie, il y faut le temps nécessaire. Pour rester dans la métaphore empruntée, n’est-il pas de conseil plus sage que ceux de « ne mange pas trop vite ! », « n’avale pas sans mâcher » ? S’y ajoute la sage consigne de ne pas manger entre les repas !

Le conseil s’adresse aussi à celui qui est responsable de l’alimentation et en charge du menu. Le conseil salutaire se traduit alors par plusieurs impératifs. Il faut limiter le nombre des repas et veiller à leur régularité. Il ne faut pas forcer à manger. Il convient de laisser le temps de mâcher, le temps d’avaler et le temps de la digestion.

Le constat alarmant : l’indigestion stratégique généralisée

Force est de constater la haute fréquence de succession des nouvelles stratégies et de leurs changements. Les stratégies et plans d’actions se succèdent. Parfois ils se chevauchent, voire se contredisent. Les équipes doivent les ingurgiter jusqu’au trop-plein et en perdent l’appétit.

Ces équipes n’en peuvent plus. Naturellement, elles n’y croient plus. De là à déplorer leur non-engagement !!!

Les trois causes de la volatilité managériale destructrice

Les raisons de cette haute volatilité sont multiples. Elles résultent, entre autres, de trois phénomènes principaux.

D’abord, la valse des cadres dirigeants : 45% des recrutements de cadres dirigeants européens échoueraient dans les 18 mois.

Ensuite, la valse des modes managériales. Ces modes incitent les dirigeants confrontés aux difficultés à suivre la tendance quasiment au rythme de la mode vestimentaire.

Enfin, le désarroi réel et bien compréhensible de nombre d’entre eux. Ils font face à l’incertitude, aux inconnues et à l’instabilité du contexte actuels.

Et si nous changions de régime ?

Face à cette épidémie d’indigestion stratégique, il est temps d’agir. La solution ne réside pas dans l’arrêt total des changements, mais dans l’adoption d’une hygiène managériale plus saine.

Commencez dès aujourd’hui par trois gestes simples :

Premièrement, faites le diagnostic nutritionnel de votre organisation. Combien de nouveaux projets stratégiques avez-vous lancés ces 12 derniers mois ? Vos équipes ont-elles eu le temps de les digérer ?

Deuxièmement, instaurez des temps de jeûne stratégique. Accordez à vos collaborateurs le temps d’assimiler pleinement les changements en cours avant d’en introduire de nouveaux.

Troisièmement, devenez un chef cuisinier de la stratégie. Préparez vos changements avec soin, servez-les au bon moment et laissez vos équipes savourer chaque transformation.

Vos collaborateurs retrouveront l’appétit du changement. Votre organisation reprendra des forces. Et vous, vous redécouvrirez le plaisir de diriger une équipe épanouie et performante.

L’action commence maintenant : quelle sera votre première mesure pour lutter contre l’indigestion stratégique dans votre organisation ?


Vous appréciez. Merci de partager.

 

RéSolutions
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.