Un grand merci à Michaël V. Dandrieux pour le partage de cette étude de Heidrick & Struggle sur les sources de préoccupations des dirigeants d’entreprise et sur leur confiance en la capacité de leur entreprise à y faire face.
La culture qui trouve difficilement place dans ces préoccupations.
J’ai tout comme Michaël V Dandrieux le regard attiré par le thème de la culture d’entreprise tant par le niveau de préoccupation que suscite la création ou le maintien d’une solide culture d’entreprise (26%) que par la confiance en la capacité d’y faire face (56 %).
La confrontation de déclarations qui interpellent.
Que 46 % des dirigeants se disent non confiants dans la capacité de leur entreprise à créer ou maintenir une solide culture d’entreprise alors que cette création ou ce maintien n’occupe que 26% des préoccupations de ces mêmes dirigeants est fortement révélateur et préoccupant.
- Révélateur, il pointe le désintérêt de ces dirigeants pour cet atout stratégique qu’est la culture d’entreprise.
- Préoccupant, il pointe que, alors que cette ressource est fondamentalement celle qui doit porter la stratégie de l’entreprise et lui permettre de la mettre en œuvre, bien peu d’entreprises s’apprêtent à pouvoir faire face, faute d’une culture adaptées, aux préoccupations principales de leurs dirigeants : volatilités économique (56%) et géopolitique (44%) et Perturbation de la dynamique de marché (37%)
Un constat identique peut être dressé en ce qui concerne les recrutements.
L’on peut de la même façon s’étonner du niveau déclaré des préoccupations en matière de recrutement (23%) quand on lit à longueur d’articles que plus de la moitié des entreprises peinent à recruter. Mais, là encore, que 53% de ces dirigeants disent leur non confiance dans la capacité de leur entreprise à y faire face, nous ramène à la réalité.
Un rapprochement éclairant entre ces deux séries de chiffres concernant la culture et les recrutements.
Michaël V. Dandrieux s’attache à rapprocher les item Culture d’entreprise et IA et en tire une analyse intéressante.
Pour ma part, je m’attacherai à rapprocher les deux thèmes « Culture d’entreprise » et « Recrutement », tant ces deux thèmes se font face deux à deux et aident à faire parler les chiffres.
Le recrutement malade de la crise de la culture d’entreprise.
Ne pas l’admettre revient à se cacher le fait que les difficultés de recrutement sont le symptôme et la conséquence de la crise de culture d’entreprise que (certains) dirigeants se refusent à voir.