Vous montez dans un train, prêt pour un voyage tranquille. Mais très vite, une odeur nauséabonde envahit l’espace. Que faites-vous ? Vous supportez ? Vous descendez ? Ou vous cherchez une solution ?
Dans un article de RH Info, « Le Syndrome du Train Qui Pue », Maurice Thévenet illustre avec humour une tendance actuelle : fuir dès que l’inconfort devient trop grand. Mais dans le monde du travail, est-ce toujours la meilleure option ? Avant de sauter en marche, explorons d’autres réactions possibles.
1. Quand le train pue dès l’embarquement
Soyons honnêtes : vous saviez dans quoi vous mettiez les pieds. Si malgré l’odeur, vous êtes monté, c’est que le voyage en vaut la peine et que sa destination l’emporte pour vous sur l’inconfort et le désagrément du voyage pour vous y rendre. Se plaindre n’a alors aucun sens.
En entreprise, si vous intégrez une société dont vous connaissez les défauts, inutile de râler. Posez-vous plutôt la question : comment tirer parti de cette situation ?
2. Quand la puanteur apparaît en cours de route
Au départ, tout allait bien. Mais soudain, l’air devient irrespirable. Avant d’accuser les autres, avez-vous vérifié la semelle de vos propres chaussures ?
Transposons cela au monde du travail : avez-vous contribué au problème ? Votre attitude, vos décisions, votre façon de communiquer sont-elles irréprochables ? L’introspection est une étape essentielle avant de pointer du doigt les dysfonctionnements.
3. Et si nous ouvrions une fenêtre ?
Rester passif ou fuir ? Il existe une troisième voie : agir ensemble. Ouvrir une fenêtre, au sens propre comme au figuré, c’est chercher collectivement une solution.
En entreprise, cela signifie instaurer un dialogue, proposer des améliorations, et initier un changement au lieu de subir.
Vous avez une voix. Utilisez-la.
4. Quand la puanteur devient insupportable
Et si malgré tout, l’odeur persiste, devient toxique ? Vous avez tenté d’aérer, de vous adapter, d’impliquer les autres, mais rien ne change. Il est temps d’agir autrement.
Parfois, alerter un tiers (manager, RH, lanceur d’alerte) est nécessaire. Et dans les cas extrêmes, descendre du train, après avoir tiré le signal d’alarme, n’est pas une fuite, mais une décision responsable pour préserver son bien-être. Tirer le signal d’alarme a la vertu de faire arrêter le train et d’en descendre sans risquer le suicide.
Êtes-vous passager ou acteur de votre voyage ?
Le syndrome du Train Qui Pue que nous offre avec grande pertinence Maurice Thévenet est une métaphore puissante de nos réalités professionnelles. Face à l’inconfort, trois options s’offrent à nous : subir, fuir ou agir.
Quelle sera la vôtre ?