L’Entrepreneur de Type 4 : « Là, je fonce dans le mur…! »

Quand reconnaître le problème ne suffit plus… et que la lucidité devient paralysante.

Chez l’entrepreneur de Type 4, le problème n’est ni nié ni minimisé. Il est vu. Ressenti. Pressenti.

Quelque chose ne va pas — et il le sait.

Il perçoit les signaux faibles : une fatigue diffuse dans les équipes, des résultats qui plafonnent, une tension sourde, une impression persistante de tourner en rond. Il n’est pas aveugle. Il est lucide.
Mais cette lucidité ne débouche pas sur l’action.

Car une question le hante :
« Tant que je ne comprends pas exactement ce qui ne va pas, comment agir sans faire pire ? »

Et c’est là que commence la paralysie.

Des verbatim qui interpellent

Ou en synthèse :

    • Voir sans pouvoir nommer :« Je vois le problème, mais il m’échappe. »

    • Comprendre trop pour agir : « Tant que je ne comprends pas, je n’agis pas. »

    • Porter seul ce qui pourrait être partagé : « C’est à moi de porter l’incertitude. »

      Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être — en tout ou en partie — un entrepreneur de Type 4.

      Et comme pour les autres types, il serait étonnant qu’à aucun moment, dans aucune situation, vous ne vous soyez reconnu dans ces mots.
      Cet article, comme les six autres de la série « Et si vous étiez votre propre angle mort ? », nous concerne tous.

      Un dialogue révélateur

      (Dialogue imaginé mais non imaginaire, fondé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

      L’Entrepreneur :
      « Je sais qu’il y a un problème. Je le sens. Mais je ne sais pas encore lequel exactement. Et tant que je n’ai pas compris, je ne peux pas embarquer mes équipes là-dedans. »

      Solutions :
      « Qu’est-ce qui vous fait penser que vos équipes ne perçoivent rien ? »

      L’Entrepreneur :
      « Elles sentent sûrement qu’il se passe quelque chose… Mais si je leur dis que je ne sais pas, je vais les inquiéter. Elles attendent de moi des réponses, pas des questions. »

      Solutions :
      « Êtes-vous certain que le silence rassure davantage que l’incertitude partagée ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je préfère porter ça seul plutôt que de créer de l’angoisse collective. »

      Solutions :
      « Et lorsque vous portez cela seul… que se passe-t-il pour votre capacité à agir ? »

      L’Entrepreneur :
      « Je réfléchis. Beaucoup. J’analyse. Mais plus j’analyse, plus le problème me semble complexe. »

      Solutions :
      « Et pendant que vous cherchez à comprendre parfaitement… que fait l’organisation ? »

      (Silence)

      L’Entrepreneur :
      « Elle attend. Et moi aussi, je crois. »

      Solutions :
      « Et si votre rôle n’était pas d’avoir la réponse… mais de poser la question avec eux ? »

      L’Entrepreneur :
      « Vous voulez dire que je pourrais dire : “Je vois un problème, je ne le comprends pas encore, mais j’ai besoin de vous” ? »

      Solutions :
      « Et si c’était précisément ce qui débloquait la situation ? »

      Un long silence.

      L’Entrepreneur :
      « Peut-être que je confonds leadership et infaillibilité. »

      Ce que révèle cet entrepreneur de Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 possède de grandes qualités :
      lucidité, sens des signaux faibles, profondeur d’analyse, respect de la complexité, expérience.

      Il refuse les solutions simplistes, les réponses toutes faites, les recettes miracles.
      Il sait que les problèmes récurrents ne se règlent pas par un simple coup de barre.

      Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

      L’angle mort du Type 4

      L’entrepreneur de Type 4 croit qu’il doit comprendre avant de partager.
      Résultat : il partage trop tard… ou pas du tout.

      En voulant protéger ses équipes de son incertitude, il les prive de leur capacité à l’aider.
      En cherchant la bonne réponse, il bloque la dynamique collective.
      En attendant la clarté parfaite, il fige l’action.

      Le mur n’est pas le problème.
      Le problème, c’est d’y foncer seul.

      Les 5 enseignements clés

      1. Voir le problème ne suffit pas à le résoudre

      La lucidité sans action partagée mène à l’isolement, pas à la transformation.

      2. L’isolement du dirigeant est un mythe dangereux

      Aucun leader ne résout seul des problèmes complexes et systémiques.

      3. La vulnérabilité n’affaiblit pas l’autorité

      Elle crée les conditions de la confiance, de l’engagement et de l’intelligence collective.

      4. Les problèmes récurrents signalent une posture à transformer

      Quand les solutions échouent, ce n’est pas toujours le problème qu’il faut changer… mais la manière de le traiter.

      5. Nommer ensemble vaut mieux que comprendre seul

      La clarté émerge du dialogue, pas de l’introspection solitaire.

      Des pistes d’évolution

      Partager le problème avant la solution
      Dire : « Voilà ce que je vois. Voilà ce que je ne comprends pas encore. »

      Créer des espaces de diagnostic collectif
      Explorer le problème sans chercher immédiatement à le résoudre.

      Passer de la perfection à l’itération
      Tester, ajuster, apprendre — plutôt qu’attendre la réponse idéale.

      Redéfinir le rôle du leader
      Passer de celui qui sait à celui qui fait émerger.

      Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

      Les Sources : Auteurs et ouvrages majeurs

      Cohérence avec le Type 4

      Ces auteurs convergent sur un point central :

      Ce qui bloque l’action n’est pas le manque d’intelligence, mais l’isolement cognitif du décideur.

      Exactement l’angle mort de l’entrepreneur de Type 4.

      Le vrai courage

      Il n’est pas de foncer dans le mur en klaxonnant mais d’oser regarder ce qui se cache derrière ce mur et ce qu’il nous révèle.

      Et vous : avez-vous déjà vu (ou incarné) ce Type 3 ? Venez partager vos expériences.

      🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 5 sera publié le mardi 6 janvier prochain. Il sera consacré à l’Entrepreneur du Type 5 : « Que voulez-vous que j’y fasse … ?! »

      Retrouver l’ensemble de la série  » Et si vous étiez votre propre angle mort ? » 

      #Leadership #Vulnérabilité #IntelligenceCollective #Entrepreneuriat #Lucidité

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L’Entrepreneur de type 2 : « Je persiste et signe ! »

Quand l’expérience devient un piège

Chez l’entrepreneur de Type 2 « Je persiste et signe », l’expérience est une armure. Trente ans de métier, des crises surmontées, des concurrents disparus… et lui, toujours debout. Son mantra est la fidélité : aux méthodes éprouvées, aux recettes ancestrales, aux principes qui ont fait leurs preuves. Le changement n’est pas vu comme une opportunité, mais comme un effet de mode pour les faibles qui cherchent des excuses.

Mais que se passe-t-il lorsque cette expérience, cette volonté inébranlable de tenir le cap, commence à masquer l’obsolescence ?

Des verbatim qui interpellent et ne trompent pas

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de type 2 : celui qui confond la solidité avec la rigidité… jusqu’à ce que le marché le dépasse.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 2 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cette série nous concerne tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une solidité absolue peut devenir un frein à la capacité de survie et à la prospérité de l’entreprise.

L’Entrepreneur : « La concurrence est rude, mais je tiens bon. J’ai traversé pire. L’expérience parle. »

Solutions : « C’est une force remarquable. Mais pensez-vous que les tempêtes d’hier sont de même nature que celles d’aujourd’hui ? Et si la prochaine crise était différente des précédentes ? »

L’Entrepreneur : « Une crise reste une crise. La forme change, le fond reste le même. C’est toujours une question de volonté et de bon sens. Ceux qui tremblent cherchent des excuses. Moi, je tiens la barre »

Solutions : « Et si vos clients changeaient plus vite que vous ? Est-ce que cela vous amène à vous questionner sur certaines de vos approches ? »

L’Entrepreneur : « Me questionner ? M’adapter ? Et perdre ce qui a fait ma force ? Pourquoi ? Mes méthodes ont fait leurs preuves ! Les clients négocient un peu… Ils demandent du digital, des délais plus courts… Mais ce sont des effets de mode. »

Solutions : « Ces “effets de mode” représentent quelle part de leurs demandes ? »

L’Entrepreneur : (Silence) « …En fait j’ai du mal à le dire. Tant ces demandes me paraissent parfois incohérentes. Leurs demandes varient tellement. A croire qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent Mais les vraies valeurs finiront par revenir et mes clients fidèles le resteront ! »

Solutions : « Imaginons une situation où la tempête n’est pas un orage passager, mais un changement climatique durable. Si l’ensemble de votre marché se déplace vers des pratiques que vos méthodes actuelles ne permettent pas de satisfaire, comment réagissez-vous ? »

L’Entrepreneur : « Je… je crois en ce que je fais. Mes clients aussi. C’est pour ça qu’ils reviennent. »

Solutions : « Et s’ils ne reviennent pas, non pas parce qu’ils sont insatisfaits, mais parce qu’une nouvelle génération de consommateurs n’a jamais eu la chance de découvrir votre savoir-faire, ou parce que d’autres car vous n’êtes pas là ou parce que de nouveaux acteurs arrivent avec une offre différente, produite de manière plus moderne, et qui grâce au marketing digital touchent une clientèle plus jeune ? Vos clients actuels sont-ils éternels ? »

Solutions : « Et vos équipes, que pensent-elles ? »

L’Entrepreneur : « Les jeunes se plaignent parfois. Ils voudraient du matériel plus moderne, des logiciels plus récents… Mais avec leurs nouveautés, on aurait des pannes tous les jours ! et puis surtout ils se croient devoir donner leur avis sur tout ! Comme si je les avais attendu ! Heureusement que je me tiens aux principes et valeurs qui m’ont réussi »

Solutions : « En êtes-vous si sûrs ? « Et si, justement, les vraies valeurs consistaient à évoluer ? Et si reconnaître que le monde change vraiment, même pour vous, n’était pas un aveu de faiblesse, mais la première preuve d’intelligence stratégique ?

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que ma force pourrait être devenue une faiblesse ?

Solutions : « Oui. Tenir la barre, ce n’est pas refuser de changer de cap. Le courage, ce n’est pas seulement de rester droit dans ses bottes, c’est aussi de savoir les troquer contre des chaussures de marche pour explorer de nouveaux terrains. L’adaptation est un signe de force. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir quand tenir le cap… et quand ajuster la voile. La question n’est pas d’abandonner vos principes, mais de les faire évoluer pour qu’ils restent pertinents. »

La résistance rassure, mais elle isole. L’adaptation éclairée, elle, protège.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 2

Cet entrepreneur possède des forces réelles : expérience, résilience, fidélité aux principes, constance. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 2 :

L’entrepreneur confond la volonté de résister avec la capacité de s’adapter. Il utilise son succès passé comme une armure contre les transformations présentes. Le résultat : l’obsolescence progressive de son offre, la perte de parts de marché, et le silence d’une nouvelle génération de clients qui ne le connaît pas. Ses équipes, découragées par la rigidité, cessent de proposer des idées nouvelles.

Les 7 enseignements clés

Des pistes d’évolution

 

Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 3 sera publié le mercredi 17 décembre prochain

Le prochain acte de cette série sera consacré à L’Entrepreneur de Type 3 « C’est la faute à … ». Cet entrepreneur qui ne se pose pas la question : « Et si je faisais partie du problème ? »

Retrouvez la Série « De l’Aveuglement à la Lucidité » qui liste l’ensemble des 7 profils au fur et à mesure de leur publication.

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L’entrepreneur de Type 1 : « Tout est sous contrôle »

Chez l’entrepreneur de Type 1 « Tout est sous contrôle », l’assurance est une seconde nature. C’est un moteur puissant, celui qui a permis à l’entreprise de naître et de surmonter ses premières épreuves. Son mantra est la maîtrise : des indicateurs précis, une gouvernance solide, des équipes alignées. Le problème n’est pas vu comme une réalité, mais comme une opportunité déguisée, un simple obstacle technique à corriger.

Mais que se passe-t-il lorsque cette certitude, cette volonté inébranlable d’agir, commence à masquer la réalité ?

Des verbatim qui interpellent

Contenu de l’article

Si ces phrases vous parlent, vous êtes peut-être un entrepreneur de type 1 : celui qui croit tout maîtriser… jusqu’à ce que la réalité le rattrape.

Vous reconnaissez des collaborateurs, des interlocuteurs… vous vous reconnaissez peut-être dans ces phrases !!! Il se peut qu’ils soient, que vous soyez un entrepreneur du Type 1 (en tout ou en partie). Il serait d’ailleurs étonnant qu’à aucun moment et dans aucune circonstance, vous ne soyez, nous ne soyons pas amenés à prononcer ces phrases. Cet article comme les 6 articles à venir nous concernent tous de près ou de loin.

Un dialogue révélateur

(Dialogue imaginé mais non imaginaire car basé sur 40 ans d’accompagnement de dirigeants et d’entrepreneurs)

À travers ce dialogue, découvrez comment une certitude absolue peut devenir un frein à la résilience et à la performance collective

L’Entrepreneur : « Franchement, je ne comprends pas tout ce bruit autour des problèmes. Pour moi, tout est sous contrôle ! Oui, il y a des imprévus, mais ce sont des occasions de montrer son savoir-faire. Les vrais leaders ne se laissent pas submerger. »

Solutions : « C’est une force. Mais quand vous dites « tout est sous contrôle », est-ce une description de la réalité, ou l’expression d’un besoin de la maintenir sous votre contrôle personnel ? »

L’Entrepreneur : « C’est un fait ! Mes équipes savent ce qu’elles ont à faire. Si quelque chose clochait, je le saurais. »

Solutions : « Et s’il arrivait qu’un collaborateur perçoive une difficulté que vous ne voyez pas ? Quand une équipe n’ose plus remonter les alertes, que deviennent les signaux faibles ? »

L’Entrepreneur : « Quand un collaborateur vient me parler d’un problème, je lui dis : « Apportez-moi des solutions. » C’est pour les responsabiliser ! »

Solutions : « Excellente intention. Mais en demandant uniquement la solution, vous coupez court à la description honnête du problème. Le collaborateur, sachant que la difficulté ne sera pas entendue, choisit de se taire. Votre insistance à vouloir des solutions immédiates pourrait-elle créer une culture où les collaborateurs hésitent à exprimer leurs préoccupations ? »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que mon assurance pourrait étouffer les signaux faibles ? Mais si je commence à douter, tout s’effondre. Mon rôle, c’est d’être fort, non ? »

Solutions : « Donner confiance, oui. Mais la confiance n’est pas l’absence de lucidité. À quoi ressemble une confiance authentique ? Un masque inébranlable, ou la capacité à reconnaître ensemble ce qui menace ? »

L’Entrepreneur : « C’est vrai que mon directeur financier m’a envoyé trois emails ce mois-ci avec des analyses que je n’ai pas lues en détail. Ma DRH a demandé deux fois à me parler. J’ai reporté. Mon directeur commercial voulait me présenter les retours clients, je lui ai dit de faire une synthèse d’une page. »

Solutions : « Et si ces « aléas » dessinaient une tendance que vous refusez de voir — non par faiblesse, mais parce que reconnaître un problème serait un aveu d’échec ? »

Un long silence.

L’Entrepreneur : « Peut-être que j’ai voulu tellement tenir la barre que je n’écoute plus ce que je ne veux pas entendre… J’ai peur, en fait. Peur que si j’admets qu’il y a vraiment un problème, ça veuille dire que j’ai échoué. »

Solutions : « Et si reconnaître un problème n’était pas un échec, mais le premier acte de vrai leadership ? La simple reconnaissance d’une difficulté peut débloquer la créativité de l’équipe et faire émerger des solutions bien plus robustes. »

L’Entrepreneur : « Vous voulez dire que ma force pourrait être de dire « je ne sais pas » ou « j’ai besoin de comprendre » ? »

Solutions : « Que se passerait-il si, dès demain, vous disiez à votre équipe : « J’ai peut-être manqué des signaux importants. Aidez-moi à voir ce que je ne vois pas » ? »

L’Entrepreneur : « Ils seraient probablement soulagés. Surpris. Peut-être qu’ils me respecteraient encore plus. Parce que j’aurais eu le courage d’être vulnérable. Le vrai contrôle, c’est peut-être de savoir écouter avant d’agir. »

Solutions : « Le courage de résoudre un problème ou le courage d’admettre qu’il existe – lequel est le plus difficile ? »

L’Entrepreneur : « Admettre qu’il existe. Sans aucun doute. Peut-être que je confonds « confiance » et « contrôle ». En voulant tout anticiper, je ferme la porte à l’intelligence de mes équipes. »

La maîtrise rassure, mais elle isole. La lucidité partagée, elle, protège.

Ce que révèle cet entrepreneur du Type 1

Cet entrepreneur possède des forces réelles : courage, optimisme, capacité à trancher, orientation solution. Mais ces forces peuvent devenir des angles morts.

L’Angle Mort du Type 1 :

L’entrepreneur confond la volonté de résoudre un problème avec la capacité de l’identifier. Le résultat est l’ignorance des signaux faibles (turnover, insatisfaction client latente) qui, faute d’être reconnus, se transforment inéluctablement en crises. L’équipe, privée de l’écoute du leader, entre en silence stratégique.

Les 5 enseignements clés

  1. La certitude est un leurre Croire détenir toutes les réponses limite la capacité à innover. Les entrepreneurs les plus résilients savent douter pour mieux progresser.
  2. Les signaux faibles sont des alliés Les problèmes non identifiés (turnover latent, insatisfaction client masquée) peuvent devenir des crises. Mettre en place des canaux de feedback anonymes ou des audits externes permet de les détecter.
  3. L’humilité stratégique Reconnaître ne pas tout savoir n’est pas un aveu de faiblesse, mais une preuve de maturité. Collaborer avec des mentors ou des pairs pour challenger ses idées renforce la prise de décision.
  4. L’adaptabilité comme muscle Tester de petites évolutions (ex : un nouveau processus, un produit pilote) permet de s’adapter sans tout bouleverser. L’agilité naît de l’expérimentation, pas de la rigidité.
  5. Le vrai courage consiste à affronter l’inconfort. Le contrôle rassure ; la lucidité transforme.

Des pistes d’évolution

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Ce que nous enseignent la recherche et l’expérience

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🔜 Le prochain article : l’Entrepreneur de Type 2 sera publié le jeudi 11 décembre prochain

Le prochain acte de cette série sera consacré à L’Entrepreneur de Type 2 « Je persiste et signe » Cet entrepreneur qui ne se pose pas la question : « Et si mon expérience passée ne s’appliquait pas à cette situation ? »

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La Grande Démission : Quand le Sens perd son Nord

La symétrie de la grande démission

Comment s’étonner de cette symétrie de la grande démission qu’évoque Maurice Thévenet dans son article  » La grande démission » ? Que par un effet de ressac la grande démission après avoir fait la une commentant la démission des candidats à l’emploi touche aujourd’hui, entrepreneurs et managers ne semble que logique.

Les entrepreneurs et managers touchés

A force de n’avoir pour plus de la moitié des entreprises en recherche de « talents » aucun candidat, d’être contraints par la multiplication de normes de toutes sortes et d’être appelés par les mêmes sirènes sociétales que leurs « non-candidat »s dans une recherche de temps de loisirs, le virus de la démission serait en passe de toucher également les entrepreneurs.

Une logique implacable

Même s’il manque à cet article la preuve des chiffres (on aimerait pouvoir assoir ce sentiment sur des statistiques de ces « démissions ») il est fondé en toute et froide logique.

Des médecins dé-missionnaires

Que les médecins (là encore me manquent des chiffres) visiblement (et par expérience) de plus en plus nombreux à ne pas vouloir s’établir et préférant le statut de remplaçant ou lorsqu’ils sont établis préférant ne travailler que deux jours par semaine en témoigne dramatiquement.

La remise en cause du sens

S’il est une profession qui se définit par son « sens », c’est (ou cela devrait être) celle des médecins. Que ce sens puisse y perdre son sens (chez certains d’entre eux) au profit de la recherche d’un confort personnel et calculé est préoccupant et tend à illustrer cette soi-disant recherche de sens qui ne trouve alors son sens que dans l’ego.

Le dé-missionnement de la Société

Cette remise en cause de la mission de la part d’une profession (prise ici à titre d’illustration et sans vouloir en faire le principal accusé) si fondamentalement construite par une si noble mission, illustre le « dé-missionnement » rampant de la Société. Cette démission est l’envers de ce qui devrait valider la mission à savoir la contribution. Ces démissions sont autant de refus de contribuer et marquent un délitement inquiétant du tissu social.

La conséquence paradoxale

Qu’elle touche à la fois les « non candidats à un emploi » ou les « non offreurs d’emploi », cette démission trouve alors son aboutissement logique dans cette « dé-mission ». Et c’est bien là la conséquence paradoxale de cette recherche de sens tout azimuts et qui affole la boussole de chacun. Lorsque le nord magnétique de la mission et de la contribution n’existe plus et que chacun recherche son propre nord, ne nous étonnons pas que plus personne ne s’y retrouve.

Pour le renouveau d’un engagement à contribuer

Pour conclure, il est essentiel de reconnaître que la (grand)e démission est un phénomène complexe qui nécessite une analyse approfondie et nuancée. Si les chiffres manquent pour étayer certaines affirmations, le but de cet article est de soulever des questions cruciales sur le sens du travail et la contribution sociale. Il invite à une réflexion collective sur la manière dont nous pouvons redonner du sens à nos missions professionnelles et personnelles et à notre engagement à contribuer.

 

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