10/04/2020 – RéSolutions Hebdo

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RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020

10/04/2020 – RéSolutions Hebdo, sélection d’articles couvrant les domaines d’expertises de RéSolutions.

Vous pouvez accédez à la synthèse des articles qui vous est proposée après le sommaire et au texte intégral des articles  en cliquant sur le nom de leurs auteurs.
La version française des articles en anglais est accessible par le lien qui figure à droite du titre de l’article et de sa synthèse.

Si vous le souhaitez vous pouvez également accéder à ce numéro au format PDF

Au sommaire cette semaine

Entreprendre

1. Méfions nous du monde d’Après, C’est bien le monde d’avant qui nous protège.
2. A quoi ressemblera le travail dans l’Après ?
3. Face à l’événement inédit, les règles du décideur pour travailler avec les experts.
4. Qu’y-a-t-il de si nouveau dans la crise actuelle ?

Transformer

5. Pourquoi (et comment) les DAF vont chercher à intensifier le télétravail après la crise.
6. Instead of laying off 20 percent of his company, this CEO made an unusual decision. It’s a lesson in emotional intelligence.
7. Psychologie organisationnelle positive pour temps troublés.

Progresser

8. Les leçons de la crise -Leçon n°7 –  La nécessité de la confiance.
9. Après l’épidémie, il y aura une explosion de relations.
10. Les fausses promesses du développement personnel.

Synthèse
des articles de la sélection

1. Méfions nous du monde d’Après, C’est bien le monde d’avant qui nous protège.
(Stéphane Soumier, 6/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Méfions nous du monde d'Après.

On va tranquillement faire porter le chapeau de cette crise à des agents économiques qui n’y sont pour rien et, bien au contraire, en limitent les dégâts par leur efficacité.  

Alain Finkielkraut tire des mesures prises pour lutter à cette pandémie une brillante leçon de civilisation : «   si la logique économique régnait sans partage, nos sociétés auraient choisi de laisser faire. La majorité de la population aurait été atteinte et immunisée. Seraient morts les plus vieux, les plus vulnérables, les bouches inutiles en somme. On n’a pas voulu de cette sélection naturelle. La vie d’un vieillard vaut autant qu’une personne en pleine possession de ses moyens. L’affirmation de ce principe égalitaire dans la tourmente que nous traversons montre que le nihilisme n’a pas encore vaincu et que nous demeurons une civilisation. »

Bien sûr on va regarder différemment le télé-travail, les circuits courts de production, le besoin d’assurer le  risque pandémique,  allouer des milliards à l’hôpital, etc… mais ça ne vous fait pas un « monde d’après ».

S’il y a une leçon à tirer de cette crise, c’est qu’on a besoin, par exemple, d’une industrie agroalimentaire puissante et agile,  d’un sytème financier et de groupes industriels et de services solides. Ceux sont eux qui vont permettre de surmonter tout cela sans panique de grande échelle. Sérieusement : on en serait où, sans eux ?

Méfions-nous du monde d’après, j’ai plutôt le sentiment que c’est le monde d’avant qui nous protège

2. A quoi ressemblera le travail dans l’Après ?
(Lila Meghraoua, 27/03/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Le travail dans le monde d'Après.

Ils seraient 8 millions à être en capacité de télétravailler. Une majorité sont des primo-télétravailleurs en cette période de confinement. Quel impact à long terme ce test grandeur nature de télétravail à la fois massif et contraint peut-il avoir ?

Ce qui est sûr, affirment Laetitia Vitaud et Nathanaël Matthieu , c’est qu’« on ne reviendra pas en arrière ».

Face à un télétravailleur potentiel il y a quatre à cinq travailleurs dans les services de proximité qui réalisent les fonctions les plus vitales en cette période d’arrêt . D’un coup, on voit les travailleurs du front – qui risquent leur vie, et dont on dépend. Tous ceux qui ne peuvent pas se confiner. Ils sont plus ou moins invisibles, peu valorisés, peu payés et peuvent ne pas avoir d’employeur unique. Il y a aussi, tous ces travailleurs qui aident à domicile les personnes âgées. – la première activité de France en matière d’emploi .Aussi, y -a-t-il a un côté indécent à parler autant du télétravail comme d’une solution globale.

Dans cette période de confinement, le travail a cessé d’être prioritaire, les loisirs aussi. On va devoir se demander où ira le curseur : se rapprocher de nos proches, remettre de la valeur, se reposer la question du travail. Cela permet aussi de poser un regard différent sur les entreprises et leur fragilité : elles sont fragiles, certes, mais elles sont aussi les structures qui assurent un salaire.

Pour les télétravailleurs potentiels le travail à domicile peut se développer, mais les espaces de coworking ont encore de beaux jours devant eux, ne serait-ce que parce qu’on a besoin de socialisation.

3. Face à l’événement inédit, les règles du décideur pour travailler avec les experts.
(Philippe Silberzahn, 6/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Le décideur face à l'incertain.

Face à une situation complexe et inédite, qui a le droit de s’exprimer? Dans quelle mesure peut-on faire confiance aux experts? Et surtout, comment décider avec eux?

Expert de quoi ? Poussé à l’absurde, l’exigence préalable d’expertise pour avoir le droit de se prononcer sur un sujet amène à un blocage. Personne ne peut être expert de la totalité d’un problème complexe. Il faut donc une multitude d’experts (non d’accord entre eux) pour mieux l’aborder.

L’expert est l’homme du passé. Une expertise est toujours rétrospective; elle repose sur la connaissance des faits du passé. Or tout événement complexe est au moins en partie inédit. De plus, une situation inédite remet en question les modèles mentaux. Or plus l’expertise est forte et plus la remise en question de ces modèles est difficile.

Quatre règles à suivre pour le décideur :

  1. C’est le décideur qui décide, pas l’expert. Le décideur a à embrasser le problème dans son intégralité, et à avoir une vision stratégique, tandis que les experts restent au niveau tactique, dans leur domaine.
  2. La décision se prend sur la base du jugement, pas du calcul . Le décideur ne peut rien faire d’autre, une fois le dialogue avec les experts terminé, qu’exercer son jugement, c’est à dire une appréciation subjective et circonstancielle permettant de former une opinion sur ce qui va advenir .
  3. La décision est un processus créatif, pas un choix d’options préexistantes : à situation nouvelle, solution forcément nouvelle.

4. Qu’y-a-t-il de si nouveau dans la crise actuelle ?
(André-Yves Portnoff, 8/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 -Qu'y-a-t-il de si nouveau dans la crise ?

Pour Laurent Bibard cette crise nous appelle à réapprendre à reconnaître et gérer l’incertitude.

Il nous faut prendre la modestie. Les progrès techniques ont répandu l’illusion d’une possible maîtrise totale du monde. Ils nous ont  livré une puissance inédite, développant les risques de catastrophe.

Le discernement est devenu une capacité vitale. N’oublions pas qu’un système technologique est produit par des hommes et que ce sont eux qui le font fonctionner. C’est l’homme qui provoque les accidents, comme il revient à l’humain de les éviter.

Albert Camus osant, dès 1951, renvoyer dos à dos, le nazisme et le communisme, ces deux extrémismes, aboutissant tous deux à des terrorismes d’État. Choquant bien des intellectuels, il expliquait que les recherches de « solutions finales » aboutissent toujours à la domination de l’homme par l’homme.

Nous devons réapprendre la tempérance, la créativité et l’improvisation dans l’incertitude, la ténacité avec l’obligation de moyens, le sens du lien.

On alimente la crise en voulant tout maîtriser et en répondant à la complexité, par de plus en plus de contrôles . Nous serions moins surpris si nous pratiquions moins les contrôles et nous ouvrions plus sur l’inconnu, en inventant avec les autres des solutions, tout en reconstruisant la confiance.

La chute du mur de Berlin en 1989 a consacré la victoire mondiale du libéralisme et l’individualisme.  En réduisant le monde au monde des affaires, on a perdu le sens de l’intérêt collectif et de la prise en compte de l’ensemble des parties prenantes.

5. Pourquoi (et comment) les DAF vont chercher à intensifier le télétravail après la crise.
(Larry Dignan, 7/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Les DAF vont intensifier le télétravail.

La nouvelle norme du télétravail pourrait devenir un peu plus permanent que prévu. Comme le révèle une étude du Gartner.

74 % des directeurs financiers disent s’attendre à  faire travailler à distance les employés qui se rendaient au bureau avant la crise.

Ce travail à distance pourrait devenir la norme à mesure que les entreprises cherchent à réduire les coûts de l’immobilier commercial.

Il est probable que le pourcentage de télétravailleurs augmentera à mesure que les entreprises se rendront compte qu’elles peuvent être aussi efficaces et économiser de l’argent sur l’immobilier commercial.

Près d’un quart des DAF interrogés ont déclaré qu’ils déplaceraient au moins 20 % de leurs employés sur site vers le travail à distance de façon permanente.

Parmi les changements clés notés par l’étude on trouve :

– 90 % des directeurs financiers ont déclaré que leurs opérations de clôture comptable pourront se dérouler efficacement et sans perturbations hors site.

– 20 % des directeurs financiers ont déclaré qu’ils réduisaient leurs dépenses de technologie sur site, et 12 % prévoient de faire de même.

– 13% des directeurs financiers ont déjà réduit leurs dépenses immobilières et 9% prévoient de le faire dans les mois à venir.

6. Instead of laying off 20 percent of his company, this CEO made an unusual decision. It’s a lesson in emotional intelligence.
(Justin Bariso, 04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - An unsusal decision for a CEO faced to banckrupt.

Gravity CEO Dan Price had a brilliant idea: Ask his employees what to do. A major lesson in how to run a business in the face of difficult challenges.

On March 19, he called a meeting to let employees know the state of the business and solicit creative strategies for navigating the next few months. « We just put all our cards on the table, And we listened. »

Be open and honest. You’re in a bad situation, hiding it won’t help. Trust your people. The more information you provide, the better they’ll be willing to help.

Listen. After you’ve presented the situation to your people, try to hold structured meetings with them, in small groups if possible. Then, listen carefully–without interrupting.

These meetings will reveal key insights about what your people are going through–and can inform decisions on how your company can realistically move forward.

Work together. Instead of trying to solve your company’s problems yourself, give your people a chance to participate. This makes them feel less like the victim who is subject to the demands of their clueless employer, and more like a partner who’s invested in making the solution work. So, if you’re an employer or business leader faced with difficult challenges right now, focus on doing these three things; Be opne and honest, Listen, Work together.

Doing so will help you build a culture of trust in your workplace. That’s emotional intelligence.

7. Leadership, résilience et psychologie organisationnelle positive pour temps troublés.
(
Robert Duthy, 29/03/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Psychologie positive pour temps de crise.

La crise actuelle est riche d’enseignements pour celles et ceux qui dirigent et ou sont dirigés. Un plaidoyer pour dans une psychologie positive des organisations, discipline carrefour croisant les recherches scientifiques consacrées aux organisations et aux équipes à hautes performances sociale, environnementale, économique, humaine, … Un appel au décloisonnement et à une ouverture pour appréhender le complexe et l’incertain.

L’heure est propice pour se demander…

– Quels sont les choix qui ont été posés ?

– Quelles relations ont été préservées et comment ?

– Quels objectifs (n’) ont pu être atteints (comment avaient-ils été définis et étaient-ils pertinents) ?

– Comment et à quelle vitesse l’organisation s’est-elle recomposée… décomposée ?

– Des personnalités ont-elles émergé (et comment) ? Qu’en ferez-vous ensuite ?

– D’autres ont-elles déçu (et comment ?) ?

– Que ferez-vous pour les aider ?

– Quels enseignements sur la mission de l’organisation :  opportunités, risques ?

– Quelles leçons sur ses forces, ses vulnérabilités, sa capacité à garder le cap… un cap, sa flexibilité ?

– Quel(s) impact(s) sur le collectif, les relations, les rôles, leur (im)pertinence ?
– Quid de la fonction de veille, de la capacité à percevoir l’environnement, de la capacité à influencer le cours des choses ?

L’occasion pour ces disciplines de combattre le reproche qui leur est fait d’être (ce qu’elles ne sont en rien quand on les pratique avec rigueur) de sciences trop longtemps marquées d’un biais de négativité.

8. Les leçons de la crise -Leçon n°7 –  La nécessité de la confiance.
(Thierry Watelet, 02/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - la nécessité de la confiance en temps de crise.

Les crises longues donnent la primauté aux managers de terrain. Ils connaissent leurs équipes et l’imbrication des métiers. Immanquablement, les hautes directions (DRH, DAF, DG, DSI… etc) tombent alors en piqué sur les directeurs opérationnels pour les accabler de consignes et d’injonctions

Quel manque de lucidité et de confiance !

La bataille se joue en bas de la pyramide. La femme de ménage devient la première ligne d’assaut. C’est le fantassin le plus important du monde. L’aide-soignante, l’infirmière tiennent du génie à l’ouvrage. Réactives, déterminées.

Ces lignes de fronts ont moins besoin de commandement que de reconnaissances?

Il en va de même pour les directrices et les directeurs opérationnels. Laissez-les travailler avec leurs équipes ! Inquiétez-vous de leur santé, de leur sommeil!

La brutalité du terrain donne déjà tellement de coups au moral que toute votre délicatesse, votre gentillesse, la maîtrise de votre voix seront un réconfort.

Apprendre à faire confiance, à dialoguer, aider, servir… Ce sont peut-être les verbes les plus utiles que le Covid-19 intègre dans le comportement managérial des hautes directions.

9. Après l’épidémie, il y aura une explosion de relations.
(Boris Cyrulnick, 26/03/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Boris Cyrulnick. Une explosion de relatons sociales d'après crise.

L’humanité se redécouvre soudain terriblement vulnérable.  La modernité nous rend de plus en plus vulnérables. Elle améliore les conditions matérielles, mais elle crée des problèmes qu’on ne contrôle pas.

Après l’épidémie, la société sera abattue ou fortifiée par l’épreuve? Dans tous les cas, on va être touchés par le malheur qui arrive aux autres et on inventera finalement une nouvelle culture, plus humaine et plus respectueuse.

Le plus dur dans le confinement, c’est l’absence de contacts humains ? Bien sûr, mais on avait déjà de moins en moins de contacts humains avant l’épidémie.

L’écran, qui améliore la communication, altère les relations humaines. Quand on communique par écran ou par SMS, comme le font les jeunes, la relation humaine se dégrade, elle s’abîme. J’ai vu que 40% des adolescents ne répondent pas au téléphone quand ils voient que ce sont leurs parents qui les appellent, mais ils disent qu’ils aiment leurs parents. Ils les aiment, mais il n’y a plus de relations avec eux.

La société évolue vers davantage de solidarité ou de chacun pour soi?

Lors de chaque crise, que ce soit une crise naturelle ou une crise culturelle, on assiste à un changement de culture. Je pense qu’après l’épidémie, il va y avoir une explosion de relations, d’associations, de lieux de dialogue.

10. Les fausses promesses du développement personnel.
(Juliette Serfati, 04/2020)

RéSolutions Hebdo du 10 avril 2020 - Les fausses promesses du développement personnel.

L’industrie du bonheur entérine l’idée d’un individualisme grandissant. Ce bonheur si difficile à circonscrire, sur lesquels les philosophes s’arrachent les cheveux depuis des millénaires, le voici devenu « la marchandise fétiche d’une industrie mondiale, pesant des milliards, et dont les produits de base sont les thérapies positives, la littérature du self-help, les prestations de coaching et de conseil professionnel, les applications pour smartphones et les méthodes diverses et variées d’amélioration de soi .

Cette concentration sur l’individu-sujet, qui se retrouve face à lui-même, ce culte du moi découle de l’effondrement des grandes transcendances . En proposant de nous soutenir dans cette grande course individuelle au bonheur qu’est devenue la vie, les coachs ont trouvé là un lucratif terrain de jeu. Ils s’invitent partout en activant, parfois malgré eux, le levier de nos peurs : ne pas être performant au travail ; ne pas être un “bon parent” ; ne pas être un.e bon.ne amant.e ; et, summum, ne pas “réussir sa vie”.

Notons qu’une étude affirme que ceux qui recherchent le bonheur sont, en moyenne, moins heureux que les autres. CQFD.

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