01/05/2020 – RéSolutions Hebdo

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RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020

01/05/2020 – RéSolutions Hebdo, sélection d’articles couvrant les domaines d’expertises de RéSolutions.

Vous pouvez accédez à la synthèse des articles qui vous est proposée après le sommaire et au texte intégral des articles  en cliquant sur le nom de leurs auteurs.
La version française des articles en anglais est accessible par le lien présent à droite du titre de l’article concerné.

Si vous le souhaitez vous pouvez également accéder à ce numéro au format PDF

RéSolutions Hebdo du 16 janvier 2020. PDF

Au sommaire cette semaine

Entreprendre

1. Le rattrapage après-crise : les illusions perdues.
2. L’innovation frugale.
3. RSE. Il est temps de tirer les leçons de l’expérience
4. The missing link in leadership.

Transformer

5. Après la crise, la culture de la performance sera critiquée.
6. Michel Perrin:  « Le modèle de l’entreprise libérée ne fonctionne pas »
7. Les sciences sociales au chevet de la productivité.

Progresser

8. Savoir résoudre des problèmes complexes: cela s’apprend !
9. Tips on how to develop a mindset for growth and learning.
10. Et si la chance était une compétence ?

Synthèse des articles

1. Le rattrapage après-crise : les illusions perdues.
(Olivier Passet, 21/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. Rattrapage d'après Covid, les illusions perdues.

50% des entreprises sont à l’arrêt. La crise opère une saignée de 100% de leur chiffre d’affaires sur  près de deux mois soit une perte de chiffre d’affaires annuel de 14-15%. Les entreprises peuvent-elles espérer une phase de suractivité compensatrice durant laquelle elles effaceront une partie du manque à gagner du confinement ?

80 Md€ d’épargne forcée côté ménages
soit une centaine de milliards de dépenses stérilisées au premier semestre 2020, amputées d’un décrochage du revenu des ménages  de l’ordre de 20 milliards (dévissage du revenu des indépendants, chômage partiel, à l’effondrement de l’intérim, ou fin des CDD courts).

Services : des comportements modifiés pour longtemps. Les contraintes de distanciation sociale pèseront encore longtemps sur toute la sphère du superflu, ainsi que  les mesures de protection réfrénant les dépense des seniors, et la  défiance  qui va continuer à peser sur toutes les activités de  contacts interpersonnels (les activités de services).

Consommation de biens durables : pas de sursaut à attendre.

1.Le butoir des capacités en ce qui concerne toute la sphère matérielle de la production.
2. La sphère matérielle est celle qui recourt le plus aux importations. Aussi, un éventuel rattrapage de la consommation, son contenu en importations risque d’être très élevé.

Pour échapper à cette fatalité, une solution : l’annulation des « dettes Covid ». Disons le pour agir sur les anticipations, et éviter les effets récessifs de second tour.

2. L’innovation frugale.
(Marc Unfried, 17/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. L'innovation frugale.
L’innovation frugale, une stratégie disruptive pour développer des produits plus rapidement, mieux et moins cher.

cette forme d’innovation connue sous le nom de jugaad, (« Système D » ) permettant de résoudre de manière ingénieuse les problèmes avec peu de moyens. est pratiquée dans les marchés limités en ressources en Afrique et en Inde.

Les entreprises occidentales ont besoin d’un état d’esprit frugal et agile pour vivre durant la crise sanitaire actuelle, mais aussi pour innover et réussir durant la récession qui succèdera au coronavirus. Un monde radicalement nouveau où les clients parcimonieux rechercheront plus de valeur pour moins d’argent. Elles sont mal équipées le faire. En effet, l’innovation frugale, qui met l’accent sur la vitesse et l’agilité , est l’antithèse de la façon dont l’Occident innove en s’appuyant sur des laboratoires de R&D insulaires, de gros budgets et des processus de mise sur le marché rigides et lents. Pourtant, des entreprises européennes et américaines avant-gardistes telles que Air Liquide, Decathlon, Best Buy, Capgemini, Cisco, GE Healthcare, PepsiCo, Siemens et Renault-Nissan ont réussi à piloter et à adopter l’innovation frugale pour « faire mieux avec moins », et offrir une plus grande valeur aux clients — et à la société — plus rapidement et à moindre coût.

La crise actuelle est une opportunité historique de désapprendre la façon dont nos entreprises ont pratiqué l’innovation durant les 100 dernières années et d’adopter ces principes fondamentaux de l’innovation frugale :

1) Simplifier, simplifier, simplifier

2) Réutiliser les ressources existantes;

3) Penser et agir horizontalement.

3. RSE, Il est temps de tirer les leçons de l’expérience.
(Martin Richer, 29/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. RSE. Les leçons de l'expérience.

La raison d’être aligne les efforts et les initiatives de chacun sur une finalité collective.

Pourquoi ? Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? A quoi BON ? Quel est le sens de notre activité ? Quelle est notre contribution ; l’essence fondamentale de ce que nous apportons au monde. Cette interrogation, c’est celle de la raison d’être.

« L’entreprise doit faire des profits, sinon elle mourra. Mais si l’on tente de faire fonctionner une entreprise uniquement sur le profit, alors elle mourra aussi car elle n’aura plus de raison d’être. » – Henry Ford, 1920

Dans « le monde d’après », une entreprise sans raison d’être incarnée et vivante sera comme un être humain sans squelette.

Pour les marketeurs, les communication à privilégier en sortie de crise, sont “les engagements sociétaux et environnementaux” (75%), la solidarité et les remerciements (54%) et la proximité, l’émotion (50%)[1]. Inimaginable il y a quelques semaines .

Ces motivations rejoignent celles des salariés et candidats pour qui la hiérarchie des facteurs de la vie professionnelle  est désormais au delà du souhait de percevoir des revenus réguliers (64%), est la suivante : faire du bon travail (61 %),   progresser et apprendre à faire de nouvelles choses (56 %), être et se sentir utile (52 %), faire un métier qui a du sens ( 51 %,)  être autonome pour (49 %)[2]

« Celui dont la vie a un pourquoi, qui lui tient lieu de but, de finalité, peut supporter presque n’importe quel comment ». F. Nietzsche

4. The missing link in leadership.
(Dr. Mary Lippitt, 04/27/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. Leadership. The missing link.

Excerpt from Dr. Mary Lippitt’s book, “Situational Mindsets: « Targeting What Matters When It Matters,”

We must teach leaders to address and ask six key components, or mindsets, for a deep understanding of their organization situation leading to its success : 1. Inventing, 2. Catalyzing,   3. Developing, 4. Performing,          5. Protecting, 6. Challenging

At staff meetings, leaders can consider asking: 1. “What have you learned since our last meeting?” at the start. 2. Request a five minutes of brainstorming to a challenging issue, 3. “What should we start doing, stop doing, do less often, and do more often?”                         4. “What persistent issue should we analyze to move the ball forward?”

« understanding » is critical . It is asking  to look under our current standing on an issue and digging beneath superficialities.

To gain trust from people and influence their thinking, we must know their current Mindset priority by using Mindset questions, and put ourselves in another’s shoes.

The value of tapping into diverse Mindsets. Doing so, we expand our influence and uncover common ground. We can leverage the situation, build rapport, and produce better results. Understanding others’ priorities becomes a ticket to success.

In today’s world, leaders do not need to know all the answers—but they do need to ask the right questions to fully grasp their current realities.

5. Après la crise, la culture de la performance sera critiquée.
(Boris Cyrulnik, 20/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. La cultue de la performance sera critiquée dans l'après Covid. Boris Cyrulnik.

La résilience : la capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité. Cest la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme et vaut aussi  pour les entreprises.

Nombre d’entreprises, devront faire preuve de résilience et changer leur façon de produire, d’organiser le travail et de manager.

Notre culture de la consommation, de l’éducation, du travail, vont inutilement vite et ont connu ces dernières décennies une sorte d’emballement global dans notre société.

Nous vivions jusqu’ici dans une culture du sprint, sans avoir le temps de réfléchir, de rêver et de vivre l’instant présent.

Demain, nous allons freiner sur tous les plans et revoir nos priorités. La culture de la performance sera critiquée. Cette période va  changer les relations dans l’entreprise, les cadences, le management, et notre rapport au travail.

Pour tendre vers la résilience et renaître après une crise, une entreprise doit créer un nouveau schéma de développement. Pour cela, il faut que les collaborateurs eux-mêmes entrent dans le processus de résilience.

Le management doit organiser une réflexion collective sur les problèmes qui se sont posés durant la crise, sur les échecs ou les erreurs potentielles et initier avec la direction un processus de résilience (collective et individuelle) et amorcer un nouveau développement.

Le mois dernier, nous étions sidérés, hébétés, confus. Aujourd’hui, nous organisons la résistance. Demain viendra le temps de changer de culture.

6. Michel Perrin:  « Le modèle de l’entreprise libérée ne fonctionne pas »
(Julie Eigenman, 01/05/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. le modèle de l'entreprise libérée ne fonctionne pas.

Fin 2016, la PME Uditis, fournisseur suisse de services informatiques à Peseux (NE), de  cinquante de collaborateurs, adopte le modèle de l’entreprise libérée.

Son objectif était de donner plus de sens au travail et de respecter davantage l’humain. Son dirigeant reconnaît des erreurs lors de sa mise en place en en n’ayant pas assez parlé avec tous les collaborateurs, et en ayant omis de transmettre son enthousiasme pour ce type de modèle. « Nous sommes arrivés en disant: «Il n’y a plus de hiérarchie, plus de règles dans l’entreprise.» L’idée était que chacun se débrouille et fasse son travail en étant autonome et engagé. Ça a été le chaos. «

Après six mois, des collaborateurs ont demandé un cadre minimum pour pouvoir fonctionner ensemble. Ce cadre a été défini ensemble dans un document de sept pages.

L’entreprise est encore en recherche et est convaincue qu’une entreprise doit être en perpétuel déséquilibre, pour pouvoir s’adapter facilement à la société qui change. « Si vous cherchez l’équilibre, vous êtes dans un modèle dogmatique. »

« Nous devrions profiter de la crise du Covid pour imaginer le plan B d’une économie de marché, humaine, équitable, sociale, locale et porteuse de sens et de valeurs. C’est une réelle occasion à saisir mais le mal sera-t-il pas encore assez fort pour envisager un changement. »

7. Les sciences sociales au chevet de la productivité.
(E. Friedberg, O. Tirmarche, 01/05/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. Les sciences sociales au chevet de la productivité.

Le management abstrait consiste à regarder l’organisation à travers les tableaux de bord, les structures apparentes, et le travail prescrit. Par ces biais, dirigeants et managers ne voient le travail, les relations et le comportement humain qu’en ce qu’ils s’écartent des attentes. Le point de départ des projets de performance est donc un constat d’écart, qui invite naturellement à dénoncer la réalité plutôt qu’à la comprendre.

Ne comprenant pas la réalité, les décideurs s’en remettent à des solutions censées valoir dans tous les contextes : des organigrammes et des process, des « best pratices ».

Face à la crise actuelle, point de salut dans les gisements de productivité traditionnellement exploités par les sciences de gestion et de l’ingénieur. Ces gisements s’épuisent avec des gains annuels de productivité qui diminuent depuis les années 1960.

La productivité relationnelle :  Les gains sont à attendre du renforcement des liens de coopération et passent notamment par une (re) connexion des décideurs  au « terrain »

Une reconnexion qui demande une capacité d’écoute, d’observation, d’analyse du travail concret et de la dynamique des interactions.

Il est devenu indispensable d’intégrer les raisonnements issus des sciences sociales, auxquels les décideurs accordent trop peu d’attention, voire peu de crédit.

8. Savoir résoudre des problèmes complexes: cela s’apprend !
(Olivier Siboni, 31/10/2018)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. Savoir résoudre les problèmes complexes, ça s'apprend.

Savoir résoudre des problèmes complexes : c’est une des compétences les plus essentielles qu’on attend des managers suivie de près par la pensée critique et la créativité ainsi que la capacité à motiver les autres.

Compétence reconnue essentielle, elle fait souvent défaut aux dires des employeurs et recruteurs et cela à tous les niveaux et en particulier au niveau des cadres intermédiaires et supérieurs.  Mais ceux-ci sont-ils les seuls en cause ?

L’une des techniques de résolutions de ces problèmes est de formuler des hypothèses avant de les tester. L’idée est simple : plutôt que de chercher à explorer systématiquement tous les aspects d’un problème, on va formuler une hypothèse de solution, et la tester rigoureusement pour voir si elle tient la route. Pour fonctionner, il importe de ne pas être attaché a priori à une hypothèse plutôt qu’à une autre. Dans une entreprise, cela peut s’avérer compliqué : si l’hypothèse est celle du patron, la tentation va être forte, consciemment ou non, de la confirmer plutôt que de l’infirmer.

Savoir résoudre des problèmes compliqués, c’est un atout essentiel pour un manager. C’est une méthode qui s’apprend et une compétence qui s’acquiert. Toutes nos écoles de commerce devraient l’enseigner.

9. Tips on how to develop a mindset for growth and learning.
(TMA World, 06/26/2019)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. How to develop a mindset for growth.

“In one world, effort is a bad thing. It, like failure, means you’re not smart or talented. If you were, you wouldn’t need effort. In the other world, effort is what makes you smart or talented.” –Carol Dweck

A “growth mindset,” is a tendency to believe that you can grow. While a “fixed mindset” assumes that our character, intelligence, and creative ability are static givens which we can’t change in any meaningful way, a growth mindset thrives on challenge and sees failure “not as evidence of unintelligence but as a heartening springboard for growth and for stretching our existing abilities.”

The fixed mindset can negatively impact all aspects of your life.  Believing that your qualities are carved in stone creates an urgency to prove yourself over and over.  So many people are impeded with this one consuming goal of proving themselves in their careers, and in their relationships. Every situation calls for a confirmation of their intelligence, personality, or character. Every situation is evaluated: Will I succeed or fail? Will I look smart or dumb? Will I be accepted or rejected? Will I feel like a winner or a loser?”

Start viewing things as mutable and have access to the bigger picture. This growth mindset is based on the belief that your basic qualities are things you can cultivate through your efforts.   By changing the definition, significance of failure, you change the deepest meaning of effort. Place Hard work should always be rewarded before inherent skill.

10. Et si la chance était une compétence ?
(Estelle, 27/04/2020)

RéSolutions Hebdo du 1er mai 2020. Et si la chance était une compétence ?

Et si le bonheur, était non le fait du hasard mais le résultat de prises de risques, de choix et de remises en question ?

Prenez une chose positive qui vous est arrivée dans votre vie et essayez de repenser à toutes les étapes qui vous ont permis d’y arriver . Vous vous rendrez vite compte que cela s’est produit grâce à des petites actions que vous avez mis en place, il y a parfois bien longtemps. À l’origine de toutes les belles réussites, on trouve une prise de risque.

Le mot chance relève du hasard dans notre dictionnaire (« La chance se définie par un succès provoqué par le hasard.» )mais dans nos expressions (“tenter sa chance” , “mettre toutes les chances de son côté”) , on comprend déjà que la chance n’est peut être pas uniquement une question de sort sur lequel nous n’aurions aucun impact… 

Apprendre à avoir de la chance.
imaginer la chance comme du vent
qui souffle constamment autour de nous. Parfois calme, parfois en rafale et parfois venant de directions que nous n’aurions jamais imaginées… Il est autour de nous mais encore faut-il l’attraper ! Nous avons tout intérêt à avoir les plus grandes voiles possibles afin de mettre “toutes les chances de notre côté”.

Avoir de la chance, ça s’apprend ! Et une des techniques et de multiplier les possibilités en les créant.

 

 

Bonne lecture et bienvenue dans « Votre futur voulu, RéSolument »

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