Un faux choix existentiel: rester ou sortir de sa zone de confort ?

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Que répondre à qui se pose la question « Que faire ? » face au choix proposé « Rester ou Sortir de sa zone de confort » ?

Je me garderai bien de conseiller sur un tel choix – un comble pour un conseiller de dirigeant – mais ce n’est un comble qu’en apparence.

Une action ne se choisit et ne se décide qu’en fonction de son objectif et seule sa contribution à l’atteinte de cet objectif permettra de valider sa pertinence.

Une question qui enferme et dont la réponse ne peut libérer.

Raisonner en termes de stratégie d’évitement ou d’exposition au risque me semble sans issue. Sans s’arrêter à pointer le côté artificiel et binaire de la question posée, se poser cette question condamne à rester, selon son choix, dans l’une ou l’autre des deux postures – même si l’on passe alternativement d’une posture à l’autre. Or chacune des deux postures condamne à s’enfermer dans la notion de risque.

Cette approche focalise sur le risque pris et non sur le but que l’on poursuit et condamne à vivre son environnement comme «risquogène » et « accidentogène ».

Adopter cette approche, revient à se placer à l’extérieur de son environnement, et non au cœur de celui-ci en se reconnaissant acteur et en s’autorisant à y être acteur.

Quel est ce risque que dans une telle approche l’on cherche soit à éviter soit à s’y exposer? A quoi renvoie-il ? Essentiellement au fait d’être ou non exclu de cet environnement. Et cela quelle qu’en soit la nature : perte d’emploi, d’argent, d’amitié, de notoriété, de considération, d’amour,…).

Se libérer du risque par l’objectif poursuivi.

En fait qu’est-ce qui est risqué – réellement ? Ne pas atteindre l’objectif et le sens que l’on donne à sa vie, à son action, à son entreprise,…à ne pas réaliser sa vision.

En se plaçant sur le plan de la vision que l’on a et en jugeant nos actions en fonction de leur contribution à la réalisation de cette vision, l’on se place au cœur de son action et de sa motivation, sans se soucier d’être ou non exclu de son environnement. Il n’est plus question de risques courus ou évités mais de contribution de son action à l’atteinte de sa vision.

Adopter un nouveau regard par la vision.

En décentrant son regard du risque encouru à l’objectif poursuivi et qui donne du sens à notre action, nous sortons de cette crainte de l’exclusion. L’inclusion n’est plus le but implicitement poursuivi. Ce qui importe est la cohérence de notre action avec le but que l’on se donne.

Cela est vrai de chacun de nous comme de chaque organisme et de chaque entreprise. La vision en orientant et en aimantant notre énergie et nos actions nous permet d’être au cœur de nos actions, sans se soucier de notre zone de risque. Le seul risque que nous avons alors est de réaliser notre vision, peu à peu, par chacune de nos actions ainsi motivée.

Une telle approche n’ignore pas pour autant les risques encourus mais dans une perspective toute autre qui considère les risques non comme à éviter mais à accepter et à gérer sur le chemin de son objectif.

La cohérence et la contribution de l’action à la réalisation de la vision.

Aussi plutôt que de se poser la question de « Rester ou non dans sa zone de confort ?», il me parait plus opérationnel, plus efficace et en définitif plus confortable de se poser la question face à chacune de nos action et décision « mon action et ma décision sont-elles cohérentes avec ma vision et contribuent-elles à sa réalisation ? »


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