20 Juillet 2018. RéSolutions Hebdo

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Au sommaire cette semaine

Entreprendre

  1. Have you tested your strategy lately?
  2. The beauty of disruption. 
  3. Mode d’emploi pour créer une société entrepreneuriale. 

Transformer

  1.  L’impératif d’un autre modèle d’entreprise
  2.  Se transformer. Mais encore ?
  3. 7 fears about building a brand that are worthlessly holding you back.
  4. Accelerating the shift to a next generation operating model

Progresser

  1. Five ways to nudge your brain storms to success.
  2. Mauvais réflexes, automatismes… Comment se détacher de 3 biais mentaux qui sapent vos décisions.
  3. Get people to listen to you when you’re not seen as an expert.

Synthèse
des articles de la sélection

1. Have you tested your strategy lately ?
(Chris Bradley, 01/2011)

Assess the strength of your strategies.

Test 1: Will your strategy beat the market?
Good strategies emphasize difference versus  competitors, potential substitutes, and potential entrants. Do you deploy a divergent strategy?

Test 2: Does your strategy tap a true source of advantage?  Know your competitive advantage, and be sure why you make money.

Test 3: Is your strategy granular enough about where to compete? Defining and understanding YOUR segments correctly is the most practical things a company can do to improve its strategy.

Test 4: Does your strategy put you ahead of trends? Take trend analysis seriously. Always look to the edges before it’s to late.

Test 5: Does your strategy rest on privileged insights? Create a short list of questions about problems whose answers would have major implications for the company’s strategy.

Test 6: Does your strategy embrace uncertainty? A central challenge of strategy is that we have to make choices now, but the payoffs occur in a future environment we cannot fully control.

Test 7: Does your strategy balance commitment and flexibility? Strategy is about not just where and how to compete but also when. Committing too early can be a leap in the dark. Being too late is also dangerous.

Test 8: Is your strategy contaminated by bias? To counteract them, develop multiple hypotheses and potential solutions for choice among.

Test 9: Is there conviction in your organization (particularly in your top team) to act on your strategy?

Test 10: Have you translated your strategy into an action plan with adeqaute change in your resource allocation? 

2. The beauty of disruption.
(BCG, 06/29/2018)

8 takeaways from BCG’s 2018 European strategy leadership summit

  1. Get ready for your next game and not only maximize your current performance. Be  ambidextrous by simultaneous focusing on exploitation and exploration.
  2. Innovation is essential, increasingly digital, and not always do-it-yourself. Yet only 21% of innovation executives considered their companies to be strong innovators.
  3. Digital transformation is an imperative across all industries. The sooner, the better. the ROI on such preemptive transformations is 50% higher than that for reactive ones.
  4. Ecosystems are on the rise. Move from the traditional bilateral collaboration model to a new approach centered on digitally enabled multilateral ecosystems.
  5. Emerging-market leaders are becoming world-class in digital.
  6. Manage growth as a program. Pay attention to both vector (the strategic direction) and thrust (the propulsive force behind the strategy). More strategies fail because of insufficient attention to thrust than from an error in vector. Suggesting to pay more attention to implementation programs.
  7. Needed changes to business models and organization. Business models have to change in three ways: from product-based value propositions to ones based more on digital services and solutions; from an architecture of globally optimized physical supply chains to one of multilocal supply chains ; and from pursuing broad emerging-markets standardized strategies to a more country-by-country approach.
  8. Embracing AI at scale is fiendishly difficult but achievable.

 

3. Mode d’emploi pour créer une société entrepreneuriale.
(Philippe Silberzahn, 24/10/ 2016)

Pour que naisse une société entrepreneuriale,  « l’effectuation » offre 5 principes et des valeurs qui pourraient être résumées ainsi : tout le monde peut changer les choses.

  1. Partir de ses moyens. Les entrepreneurs partent de leurs moyens disponibles pour imaginer ce qu’ils peuvent faire plutôt que se fixer un but et chercher ensuite les moyens pour l’atteindre. Alors tout le monde peut entreprendre.
  2. Raisonner en perte acceptable. Les entrepreneurs ne décident pas sur la base d’un retour attendu, mais sur ce qu’ils sont prêts à perdre.
  3. Créer un patchwork fou. L’entrepreneuriat repose ainsi moins sur le génie et la vision de gens extraordinaires que sur la capacité à créer de la valeur à partir d’une coopération mutuellement bénéficiaire entre gens normaux.
  4. Profiter des surprises. La certitude de surprises à venir ne se traduit toutefois pas par un fatalisme, mais au contraire par un optimisme quant à leur capacité à en profiter.
  5. Être le pilote dans l’avion. lLavenir n’est pas quelque chose qui survient et que l’on subit en étant, au mieux, capable de le prédire, mais quelque chose que les entrepreneurs créent.

Une valeur fondamentale de l’effectuation : Le changement commence par l’individu et n’est possible qu’avec lui.

Tout ce qu’il faut à l’individu pour commencer à changer le monde est sa personnalité, ses connaissances et un réseau personnel de parties prenantes, ressources dont tout le monde dispose immédiatement et gratuitement.

4. L’impératif d’un autre modèle d’entreprise
(Patrice Bernard, 9 juillet 2018)

Les sous-cultures internes au sein des silos des organisations ultra-hiérarchisées (jusqu’à 12 à 15 niveaux dans les plus grands groupes) rendent quasiment impossible pour les dirigeants d’obtenir une vue globale de ce qui se passe. 

Face à ces dérives, les entreprises cherchent à développer l’autonomie des collaborateurs. . Mais en le faisant, l’entreprise doit aussi admettre des collaborateurs qu’ils puissent commettre des erreurs. Il faut donc que les mécanismes qui permettent de les détecter et les corriger soient optimisés. Pour ce faire, tous les modèles de relation doivent être repensés au sein de l’organisation : il ne suffira pas de demander à chacun de signaler les problèmes rencontrés et de vérifier dans des enquêtes annuelles que personne ne se sent censuré par son manager.

La responsabilisation de chaque individu impose un changement de perspective. Ce ne sont plus des procédures rigides qui guident les activités de chacun, ce sont des orientations qui définissent des objectifs à atteindre, ensemble. Les chefs deviennent animateurs, ils ne fixent plus le « comment » du travail de leurs équipes, ils portent le « quoi » et le « pourquoi ».

Ce n’est pas un hasard si de nouveaux concepts d’organisation horizontale (ou équivalents) se développent actuellement. Il ne s’agit pas d’un effet de mode mais bien d’une indispensable remise en adéquation de l’entreprise avec la transformation de son mode de fonctionnement, dans le sillage de son alignement avec les attentes de ses clients et de l’automatisation croissante d’une partie des tâches humaines. Il reste toutefois à voir comment en décliner les principes dans des groupes gigantesques…

5. Se transformer. Mais encore?
(Yan Jaset, 5/07/2018)

Plus vite ? Les objectifs ont été transmis par la Direction, les moyens technologiques sont en place, les expertises métiers sont bien intégrées -souvent par des chargés de mission et chefs de projet-, les réunions d’avancement sont (très) nombreuses.  Pourtant, les changements réalisés n’apportent pas les fruits escomptés. Parce que la concurrence les a déjà mis en place, les Start up ont un coup d’avance et les clients, « bien informés », attendent davantage… Bref, ça ne va pas assez vite ! 

Bien sûr cette réactivité est nécessaire, mais à l’ère où les cycles d’innovation se raccourcissent sans cesse, elle n’est pas suffisante. L’entreprise doit cultiver la proactivité et l’amélioration continue au service d’une ambition commune…une culture d’entreprise à part entière.

Plus durable… Sauf quelques rares exceptions, le changement est perçu comme une contrainte par nous tous si nous ne sommes pas à l’origine du déclenchement et/ou convaincus que cela nous (r)apporte.

L’intéressement financier systématique n’est pas la solution, au risque de motiver des « mercenaires » et cultiver l’occulte plutôt que la transparence, source du progrès global.

Pour être mobilisées durablement, les équipes ont besoin de suivre un cap qu’elles trouvent « sensé » et veulent co-écrire l’histoire

Est-ce que la stratégie reste le privilège de la gouvernance ? Les initiatives et le droit à l’erreur sont-ils reconnus ? La co-réflexion et le co-développement sont-ils organisés ? L’audace est-elle mise en avant par le management ?

Entretenir la motivation ne suffit pas, l’enjeu est de développer l’implication de chacun, les initiatives et la co réflexion.

6. 7 fears about building a brand that are worthlessly holding you back.
(Jen A. Miller, 07/03/2018)

FEAR #1: I’ll have to spend a lot of money working with a graphic designer to create something that looks really good. There are amazing free tools to get you started like Canva, Logojoy and Creative Market.

FEAR # 2: It’ll take a lot of time to get going and I simply don’t have time. Decide to make the time. Don(t make the too frequent mistake to jump head first into designing your logo and website. Your design really needs to come after you lay down the foundation for your brand.

FEAR #3: I have to have my products/services created before I can even think about my brand. Your brand is about so much more than products / services. As long as you have a strong idea of what you want to do, you are ready to start.

FEAR #4: There are already people doing what I do. It does not matter if someone is already doing what you do. No one else is going to share your same story, mission, vision, and values. You have so much uniqueness to bring to the table,

FEAR #5: To be successful, you have to build a website, send emails, set up ads, be everywhere on social media all the time, and still somehow find time to actually run your business. Just know what to do, and in the suitable order. Gradually.The whole process can actually feel really easy.

FEAR #6: Finding people who want to be my customers will be really hard. Once you know who you want to be your customer you are going to be able to find them.

FEAR #7: I have to have everything figured out before I get started.  Learn by doing. Your brand will will never be built if you don’t decide to take the leap and just get going.

7. Accelerating the shift to a next generation operating model.
(Albert Bollart, 12/2017)

The next-generation operating model is defined by 1. a continual effort to improve end-to-end customer journeys and business processes by 2. applying advanced technologies and 3. sophisticated operational methods in an integrated manner. The combination typically results in a business model that is new and allows the company to move, adapt, and scale quickly.

When making the transition to a next-generation operating model, speed is essential. The digital first movers and fast followers in a market seize a decisive share of the available value, usually at the expense of slower-footed incumbents. And incumbents have only a narrow window of opportunity to get ahead of their competitors: once industries near the 40 percent digitization mark, digital attackers have typically secured large market shares.

  1. Continually improving end-to-end customer journeys with a clean-sheet approach. It is much more important than the quality of individual customer touchpoints. Since digital-native companies have an inherent focus on customer journeys, optimizing end-to-end customer journeys is a core priority for incumbents. Determine which journeys matter most for value creation, and start focusing on them.
  2. Integrating technology with operations by testing and learning to improve their business operations, promting cost savings that fund investments in better customer experiences.
  3. Establishing agile ways of working through teams focused on specific journeys. It requires collaboration across different working groups through semiautonomous journey team.

8. Five ways to nudge your brain storms to success.
(Alain Iny, 06/15/2018)

iI done right, brainstorming can lead to true creative breakthroughs. The assumptions and biases that lock us into old ways of thinking are among the biggest obstacles to creativity.

Get the right people in the room—and make them feel honored to be there. Try to curate a group that is as diverse as possible in terms of work experience, academic background, seniority, gender, function, time with the organization, and other factors.

Value them for having been picked up. When people feel valued for their creativity and insight, they’re more likely to display those precise qualities. 

Use the power of suggestion: simply remind people that groups like theirs often generate hundreds of ideas during the exercises they’re about to do.

Create a safe place for radical ideas. By starting with a stretch goal (for instance, imagine that it is five years in the future and sales volume has tripled) and exploring what it took to get there, brainstorming teams can let go of biases, assumptions, and knee-jerk “nos”—and move into new territory.

Vote for radical / practical Ideas separately.

Provide time for solo thinking, and make sure everyone Is heard.

Eventualy, have participants publicly commit to next steps. At the end of every session, ask participants to specify—out loud and in front of each other—what follow-up step(s) they will take for the top practical ideas as well as the more radical ones. Without such completion and closure, participants might end up feeling they’d just wasted their time and thus become jaded, cynical, and disillusioned. 

9. Mauvais réflexes, automatismes… Comment se détacher de 3 biais mentaux qui sapent vos décisions.
(Yves Le Bihan, 11/07/2018)

Prenons conscience de nos biais mentaux :

 1. Biais d’excès de confiance en soi. Centré sur soi, le dirigeant a tendance à être sûr de lui et à surévaluer ses forces et sous-estimer celles de ses concurrents.

2. Biais de stéréotype : D’autres préfèrent s’entourer de personnes qui leur ressemblent et rejettent avec défiance ceux  qui pensent différemment 

  1. Biais de dissonance : face aux changements disruptifs certains restent arrimés à leurs certitudes. Pour atténuer le conflit interne entre leurs croyances et la réalité ils distordent leurs perceptions pour obtenir une interprétation des faits conformes à leurs croyances.

Mettre à distance ses biais cognitifs en programant des temps de régénération mentale.

Encouragez la pensée divergente face à l’infobésité. Soumis à 15 fois plus d’information qu’il y a 15 ans nous sommes beaucoup plus sensible au dernier conseiller reçu. D’où l’importance de prendre des notes et de s’y référer ou d’encourager la pensée divergente et les évaluations collectives.

Découvrez les vertus de la « présence attentive » (mindfulness) sur le discernement en acceptant mieux les changements et en réagissant moins de façon émotionnelle.  Elle aide à tenir compte de tous les facteurs (notamment le contexte et l’environnement) expliquant les comportements individuels. évitant ainsi de juger trop hâtivement  une personne. Elle nous aide, enfin, à diminuer notre biais de négativité qui nous fait réagir plus vivement aux événements négatifs qu’aux événements positifs.

10. Get people to listen to you when you’re not seen as an expert.
(Dorie Clark, 07/2018)

Authority is often derived from perceived expertise. when you’re just starting out in a field, or lack blue-chip affiliations, it may be hard to persuade others to listen to your ideas, even if they’re groundbreaking and valuable.

The first step, if you aren’t yet seen as an expert in your own right, is to borrow others’ expertise. Some thought leaders are actually “synthesizers” of information. They bring communication skills and an ability to bring complex ideas and make something out of them, but it’s not their [original] research.

Another strategy to gain more influence for your ideas is finding commonality with your audience, a technique that makes them far more receptive to hearing from you.

It’s also important to be strategic about how and where you’re applying your persuasion techniques. Through powermapping, create an “echo chamber” effect, in which – even if you couldn’t reach the target directly – you could ensure she would hear about your position favorably from a variety of sources.

Finally, the best  if you’re lacking an expert reputation now is to start creating one ASAP. Creating original content is the single most effective way to develop an expert reputation.

 

 

 

 

 

 

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