18 janvier 2019 – RéSolutions Hebdo

La synthèse des articles sélectionnés vous est proposée après le sommaire. Pour accéder au texte intégral des articles  cliquez sur le nom de leurs auteurs.

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Au sommaire cette semaine

Entreprendre

  1. Vos décisions, vous les prenez avec ou sans émotions ?
  2.  Les 5 défis des marques.
  3. Stop filling orders and start solving problems.
  4. Rebuilding your Business Model.

Transformer

  1. Dircom aujourd’hui : un chercheur de sens
  2. Comment manager un intrapreneur ?
  3. Une analyse des parties prenantes, pourquoi vous devez bien la faire ?

Progresser

  1. Six règles d’or pour développer son intelligence émotionnelle.
  2.  Un monde de possibilités  (2)
  3. Comment parler l’un avec l’autre quand nous ne sommes pas d’accord.

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Synthèse des articles de la sélection

1. Vos décisions, vous les prenez avec ou sans émotions ?
(M. Pessiglione, 19/06/2017)

Au moment de décider, nous prenons en compte plusieurs options possibles, et chacune suscite des sensations particulières dans notre corps. C’est le « marquage somatique », produit de notre histoire personnelle et nous oriente vers une option privilégiée, celle associée à la sensation la plus positive. Une option associée à une sensation déplaisante au niveau du corps est interprétée comme néfaste par notre cerveau, et automatiquement rejetée. Une approche qui s’éloigne de l’approche purement cartésienne dans laquelle l’option affichant la plus grande valeur attendue emporte alors sa décision.

La théorie perspectiviste montre que les  modes de prise de décision cartésien et non cartésien se combinent, en fait, dans notre cerveau. Elle s’efforce de décrire le comportement des individus face à des choix risqués.  pour un même problème, la décision prise diffère selon la manière dont le problème est présenté : sous l’angle de ses gains potentiels, ou celui de ses pertes, là aussi potentielles. Selon que l’individu adopte l’une ou l’autre de ces perspectives, équivalentes, il n’aboutit pas à la même décision.

Or, plus les réactions émotionnelles sont intenses, plus les personnes ont une aversion marquée pour le risque.  De plus, notre humeur influence la façon dont nous pondérons les gains et les pertes. Une personne de bonne humeur mettrait davantage l’accent sur les gains alors qu’une personne de mauvaise humeur aurait tendance à mettre l’accent sur les pertes.

Prenons nos décisions en conséquence, sans verser dans des réactions automatiques qui s’avèrent très souvent inadaptées.

2. Les 5 défis des marques.
(Gregory Pouy, 8/01/2019)

Face à 5 défis inédits, l’entreprise se doit de transformer 

  1. Son modèle économique, en tenant compte des évolutions suivantes :

– Le marché de masse est devenu un marché multi niches interconnecté avec une relation marque – consommateur qui s’est inversée et est à la main de ce dernier.

– Les barrières à l’entrée de nombreuses d’industries sont tombées

– Une surcouche servicielle s’impose.

  1. Son impact écologique et sociétal. Le département RSE est devenu le plus important dans l’entreprise. Les consommateurs sont désormais beaucoup plus engagés et concernés par les problématiques sociétales. A l’entreprise de réinventer la manière d’envisager le business pour accompagner la transition écologique.
  2. Sa culture managériale et organisationnelle en satisfaisant, avec courage, le besoin d’un leadership fort, d’une organisation repensée et d’un management plus humain.
  3. La place réservée à l’émotion, l’écoute et la compréhension des clefs de lecture de chacun. Une empathie indispensable à l’indispensable confiance et reconnaissance.
  4. Le management de la donnée. Au cœur de tout, elle est essentielle pour ne plus livrer un produit standard de masse (produit par l’entreprise) mais un service (voulu par le client et conçu et dimensionné en fonction de ses données). Dès lors, en récupérant de multiples points de donnée par consommateur la valorisation de la société se fait beaucoup plus sur la connaissance client que sur la marque en tant que telle.

3. Stop filling orders and start solving problems.
(Tim Williams, 10/30/2018)

The decline in the perceived value of advertising agencies (as well as other intellectual professionals) can be closely correlated with their increasing propensity to dutifully fulfill “scopes of work” rather than proactively solve client problems. 

An unfortunate number of firms have forgotten that the role of the professional is to probe, question, and diagnose, not simply provide services. Otherwise it’s the equivalent of the patient not only self-diagnosing, but self-prescribing.

Start with the business challenge, not a marketing channel.

Ensure you are actually asking the right question . Pushing on better questions helps you get to better answers.

Consider the insight you would gain from questions like these:

  • What is the value your organization creates for its customers?
  • What is the crossroads you and your company face at this time?
  • what is the story you keep telling about the problems you face?
  • what is the question that, if you had the answer, would make you free?

Great questions provoke your clients to imagine a new and better future.

They allow you to devise a “Scope of Value” before enumerating a Scope of Work. By focusing on solving instead of executing, you underscore that you’re not in the service business, but rather the results business.

4. Rebuilding your Business Model.
(Tim William, 09/24/2018) 

Successful leaders never stop to consciously identify and modernize the interlocking pieces of their business model framework. 

A useful framework can be used to describe the key elements of a professional firm’s business model : a triangle of value : Each side of the triangle represents one of the three key reasons a professional firm exists:

1.To create value by a clear articulation of the markets you serve : Who is your customer? Creating value is the foundation of your firm’s success. It rests on a clear definition and understanding of the specific client challenges your firm is best prepared to address.

2.To deliver value. This means developing and supporting an effective engagement model, which is comprised of your operating model and your production system. Be sure to differenciate the way you develop, deliver and price teh deffeffent parts of your offer :

a) Uncommon services and programs that provide high-value solutions to client; 
b) Capabilities that are routinely applied in most engagements;
c) The widely available executional services that are seen as standardized (and therefore commoditized) by most clients.

3. To capture value. The root of the problem is trying to package up the value of knowledge work in a unit of time; a hugely suboptimal way to get paid for the expertise that resides in your firm. 

As you examine each element of your business model, the job is to not to figure out how you can be better, but how you can be different.

5. Dircom aujourd’hui : un chercheur de sens.
(Emmanuelle Després,31/12/2018)

1.Comment gagner la bataille de l’attention dans un monde d’infobésité ?

Il y a encore quelques années, nous étions des « conteurs d’histoire » ! Nous émettions une information de façon verticale, à la recherche d’une pleine maîtrise de nos messages. Aujourd’hui notre enjeu est d’écouter les conversations, de prendre part aux débats, de donner envie aux communautés d’adhérer à nos idées et de les partager. 

Gagner la bataille de l’attention, c’est avant tout adopter une démarche d’écoute et de coconstruction pour engager nos publics.

  1. Le Dircom aujourd’hui est un chercheur de sens. Il veille à rendre compréhensible auprès du plus grand nombre le lien fort qui existe entre la stratégie de l’entreprise et les enjeux de la société. Dans nos métiers, la mode est à l’heure du purpose. Mon rôle est de rendre perceptible le lien qui existe entre la vision clairement définie du groupe et chacun de nos business en France, de nos marques, de nos innovations et faire en sorte de chaque collaborateur, puisse l’expliquer – avec ses mots – l’illustrer simplement par son action au quotidien.
  2. Le dircom est un business partner. 65 % des consommateurs déclarent faire attention à la manière dont les entreprises se positionnent vis-à-vis des enjeux sociétaux.  Les valeurs défendues par les entreprises, les batailles qu’elles mettent en avant et la façon dont elles les racontent, avec authenticité et transparence, deviennent de véritables leviers à l’achat pour les consommateurs les plus exigeants.

6. Comment manager un entrapreneur ?
(Camille Boulate, 17/12/2018)

Le premier conseil à adopter quand vous supervisez un ou plusieurs intrapreneurs, c’est de lâcher prise.

Intéressez-vous à ce que fait votre collaborateur. N’essayez surtout pas de contrôler ce qu’il fait mais interrogez-le sur ses éléments de réflexion. Votre rôle est de le guider et de le coacher dans ce projet .

Les managers ont souvent la même crainte : est-ce que le projet sur lequel travaille le salarié va l’emporter sur son quotidien ? 

Le plus grand défi dans un tel cas est de comprendre qu’œuvrer sur un projet intrapreneurial n’est pas en opposition avec les autres tâches du collaborateur

Il faut que le temps octroyé par le manager soit suffisant. Cela ne peut pas être qu’une demi-journée par mois. La durée sera adaptée en fonction de la taille des programmes mais lui accorder une ou deux journées chaque mois reste le minimum

Il ne faut pas que son expérience d’intrapreneur soit une tâche supplémentaire. Mais cela doit réellement s’inscrire dans une dynamique d’entreprise

Gardez en tête que quoi qu’il arrive, cette expérience d’intrapreneur ne peut être qu’enrichissante pour votre salarié mais également pour vous. Ce que va tester l’intrapreneur, le manager et son équipe en tireront forcément des bénéfices.

7. Une analyse des parties prenantes, pourquoi vous devez bien la faire ?(Michael  Young, 22/12/2018)

Par l’analyse des parties prenantes, identifiez toutes les personnes, groupes et institutions qui peuvent avoir un intérêt dans votre projet afin de gérer leurs intérêts et attentes pour que le projet fonctionne au mieux.

En la réalisant dès le début de votre projet, vous pourrez inclure dans le plan de projet  tous les risques et communications requises . À cet égard, l’analyse des parties prenantes est étroitement liée avec la gestion des changements et la gestion des risques.

Qu’est-ce qu’une partie prenante et comment l’identifier ? Quelqu’un qui se servira, développera, ou aura un impact, qu’il soit direct ou indirect, sur n’importe quel aspect de votre projet. Les parties prenantes sont ceux qui ont des intérêts dans le projet.

Lister toutes les personnes et organisations qui vont être affectées, positivement ou négativement, directement ou indirectement, par le projet.  Souciez vous alors (réellement) de connaître leurs besoins par le biais d’enquêtes, d’entretiens ou de « focus group ».

Évaluation de Parties prenantes

Vous avez alors à décider des efforts à allouer pour traiter de leurs besoins. En fonction de leur niveau d’intérêt et leur capacité à influencer sur les résultats du projet vous déterminez votre action avec au choix :  Informer, contrôler, satisfaire ou manager. A ce titre la grille intérêt/pouvoir est un outil utile.

Communication avec les parties prenantes

Le produit fini de cette analyse  est un plan de communication partie du plan complet de projet.

8. Six règles d’or pour développer son intelligence émotionnelle.
(M-M. Sève, 06/06/2016)

Jongler avec ses émotions et entendre celles des autres, sont les deux clés pour construire des relations harmonieuses. Un talent qui s’apprend.

  1. Enrichir son vocabulaire émotionnel

Bouleversé, on traverse souvent un « brouillard émotionnel », qui empêche de raisonner avec lucidité. Affinez les expressions vagues ou les termes qui désignent les quatre émotions de base : peur, colère, tristesse, joie. Plutôt que de dire « je vais mal » interrogez-vous : suis-je énervé, inquiet, anxieux, dépité, outré, mélancolique, etc. 

  1. Chasser les pensées ruminantes

Selon les neurosciences, nous avons en moyenne 60 000 pensées par jour, 95% sont identiques à celles de la veille, et parmi elles, 80% sont négatives. Or, la pensée précède l’émotion. Se dire « quelle galère ! » va entraîner un sentiment négatif, se dire « ça va bien se passer » va enclencher un sentiment positif. Il faut donc éduquer ses neurones à penser en positif.  

  1. Détecter les émotions cachées

Lorsqu’une émotion n’a pas pu être vécue dans le passé, parce qu’elle n’était pas admise dans la famille (« il n’y a aucune raison d’avoir peur »), elle resurgit tel un élastique dans le présent, de façon excessive, en se planquant derrière une autre émotion.

  1. Complimenter et remercier.
  2. Pardonner sans oublier.
  3. Adopter l’écoute empathique. Se mettre à la place de l’autre et percevoir ce qu’il ressent.       

9. Un monde de possibilités …
(Sylvie Gendreau, 8/01/2019)

4 des 12 pratiques de l’art des possibilités et pratiques pour aider à réussir sa vie et ses projets. (Cf. The Art of Possibility, R. S. Zander  et B. Zander).

Pratique : Etre une contribution et ainsi surmonter la  différence entre un monde de mesure (où notre action semble ne pas compter) et un monde de contribution (où notre contribution fait une réelle différence pour celui ou celle à qui s’applique cette contribution).

Se déclarer être une contribution

– S’engager dans la vie comme étant une personne qui fait une différence, même si on ne comprend pas encore le comment et le pourquoi. Entrons dans le jeu…

Pratique : diriger de toutes les places

Soyez un chef silencieux qui a besoin de la contribution véritable de chacun pour obtenir des résultats exceptionnels. Un chef d’orchestre seul ne fait rien. Le jour où il a pris conscience de cela, Benjamin Zander a tout mis en œuvre pour que chaque musicien puisse exprimer au mieux son talent dans un concert.

Quelle valeur suis-je prêt à accorder aux autres? Qui suis-je pour qu’ils ne brillent pas ?

Pratique : ne vous prenez surtout pas au sérieux. Lorsqu’on se prend trop au sérieux à cause de nos frustrations tout notre entourage s’en ressent. Conscients, nous pouvons dépasser l’enfant en nous, ce moi qui se bat pour sa survie, et participer à un monde coopératif.

Pratique : prendre les choses telles qu’elles sont et non comme elles devraient l’être. 

« Laisser la pluie tombée sans la combattre. »
Qu’est-ce qui est ? (et non qu’est-ce qui devrait être ?)

10. Comment parler l’un avec l’autre quand nous ne sommes pas d’accord.(Kate Peters, 12/10/2017)

Face à qui ne partage nos points de vue et dont nous rejetons la vision, Comment dépasser les différences qui apportent crainte et haine et revenir à l’amour et à la compréhension ?

3 ingrédients à une conversation significative :

  1. Questionner-Etre authentiquement curieux
  2. Communiquer de manière implicite-Etre direct et honnête.
  3. Utiliser l’humour-Détendez-vous si possible.

Mais au-delà, le bon endroit pour commencer quand vous savez que vous ne pouvez pas être d’accord est de partir de ce que vous avez en commun plutôt que de ce qui ne l’est pas.

Quand nous n’entendons pas plus d’une histoire à propos des autres “nous risquons un critique malentendu”.

Il est facile d’être coincé dans une histoire, celle de nos différences. En cherchant d’autres histoires nous pouvons souvent trouver des expériences partagées qui démontrent que nos solutions polarisées sont basées sur des inquiétudes à propos des mêmes questions.

Cela peut ouvrir la voie vers des solutions qui pourraient être bien meilleures, que l’un ou l’autre ne pourrait trouver seul de son côté.

 

Bonne lecture et bienvenue dans « Votre futur voulu, RéSolument »

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