15 février 2019 – RéSolutions Hebdo

La synthèse des articles sélectionnés vous est proposée après le sommaire. Pour accéder au texte intégral des articles  cliquez sur le nom de leurs auteurs.

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Au sommaire cette semaine

Entreprendre

  1. « Entreprenez ! » Mon cul ! Partie 2
  2. L’entreprise contributive et la raison d’être : quel impact économique ?
  3. Qu’est-ce que la stratégie au XXIe siècle ?
  4. Pourquoi l’interface conversationnelle est l’avenir.

Transformer

  1. Comment être certain de rater la transformation de son entreprise ?
  2. 4 idées pour accompagner l’entreprise étendue.
  3.  En matière d’organisation, ça dépend !

Progresser

  1. Habits of a systems thinker.
  2. Cultiver le discernement dans les organisations.
  3. Five steps to go from employee to entrepreneur.

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Synthèse des articles de la sélection

1. « Entreprenez ! » Mon cul !
Partie 2.
(C.H. Gourgerot-Duvoisin, 10/02/2019)

L’engouement autour des startups a fait émerger son lot de personnes toxiques, qui s’attribuent comme accompagnateurs des expertises et titres aussi pompeux que les dénominations de postes de certains profils LinkedIn.

Accompagner des entrepreneurs, c’est une véritable mission. Si vous prenez le temps de faire un tri rapide, vous verrez rapidement que les élus sont peu, très peu nombreux.

Prenez le temps d’écouter, prenez le temps d’apprendre, mais n’acceptez jamais de laisser de côté votre discernement. Personne ne sera jamais meilleur que vous pour donner naissance à ce qui est en vous.

Ceux qui compteront vous aideront à faire des choix pour vous. Les autres vous guideront dans la direction qui leur sied, histoire de gonfler leur égo en se disant « j’avais raison » en cas de réussite ou totalement se dédouaner et passer à autre chose sans sourciller si tout se casse la figure. Comme les parasites, ils restent sur les individus en bonne santé jusqu’à ce qu’ils dépérissent et qu’il faille se mettre en quête d’un nouvel hôte.

Laissez-vous guider, mais ne soyez jamais dirigé. Écoutez avec attention mais n’appliquez pas systématiquement si cela n’entre pas dans votre vision

2. L’entreprise contributive et la raison d’être : quel impact économique ?
(Martin Richer, 21/01/2018)

Une proportion record de Français pensent que le système capitaliste doit être réformé en profondeur (49% en 2018, 41% en 2016)A ces 49%, s’ajoutent 41% qui estiment qu’il doit être « réformé sur quelques points ».

L’entreprise contributive aux enjeux sociétaux et environnementaux mobilise l’implication de ses parties prenantes internes et externes autour de son projet. Elle formule et déploie sa raison d’être, qui explicite cette contribution. Dans un monde en quête de sens, cette démarche se révèle positive au vu des principaux indicateurs de performance tant en matière de performance financière, de parts de marché, de force et de valeur de la marque que d’attraction et de fidélisation des collaborateurs. Ainsi, 75% des consommateurs souhaitent que les marques contribuent à des objectifs comme le bien-être ou la qualité de vie, mais seulement 40% des marques le font d’après eux.

« Sans une raison d’être extra-financière, aucune entreprise, qu’elle soit cotée ou non-cotée, ne pourra déployer son plein potentiel. Elle finira par perdre sa légitimité d’agir aux yeux des parties prenantes les plus cruciales »  déclare Larry Fink dans sa lettre annuelle « A Sense of Purpose”; lettre adressée aux dirigeants des entreprises dans lesquelles son fonds a investi.

3. Qu’est-ce que la stratégie au XXIe siècle ?
(Général V. Desportes, 01/02/2019)

L’homme entre en stratégie parce qu’il ne se résigne pas: il entend créer son destin. Et pourtant, toujours davantage, les dirigeants, sont dévorés par l’instantané. Les patrons de PME, peu secondés, sont accaparés par leur quotidien. Ceux des grandes entreprises cotées, obsédés par les résultats trimestriels, sont victimes de «myopie managériale». Les responsables sont jugés et remerciés sur leur capacité à mettre en œuvre de soi-disant stratégies… dont les résultats sont évalués toutes les douze semaines! 

La stratégie est un pari sur l’avenir, inévitablement, mais un pari conscient et réfléchi. Chaque instant possède un nombre infini de futurs possibles. Et c‘est l’objet même de la stratégie que de peser sur le cours des événements pour les conduire, malgré les volontés antagonistes, vers l’avenir que le stratège a choisi.

La stratégie ne peut prétendre qu’à un compromis idéal sans cesse remis en cause, un équilibre dynamique qui ne se trouve que dans le mouvement et sa propre déformation. 

Interface entre la pensée et l’action, le stratège navigue entre rationalisme et empirisme, rigoureux dans sa démarche mais jamais rigide, il doit à la fois douter et croire, concilier l’inconciliable et faire preuve de capacités rarement rassemblées chez un être humain.

4. Pourquoi l’interface conversationnelle est l’avenir.
(Patrice Bernard, 10/02/2019)

La popularité des assistants vocaux , des chatbots, … Ce sont autant de signes d’une transition en cours vers d’autres modes d’interaction avec les machines, qui ont toutes les raisons de s’imposer, inexorablement.

A l’ère de la « centricité » client et des progrès techniques galopants, il est temps de remettre en cause les interfaces traditionnelles avec la machine basées sur des principes élémentaires et de reposer la question originelle : quel est vraiment le moyen d’interaction le plus naturel pour un humain ? La réponse réside dans le concept de conversation, qui est à la base de tous les échanges entre individus, dès le plus jeune âge. Poser une question, obtenir une réponse, partager une information, corriger une erreur…

En dépit de la démocratisation de l’informatique, en particulier mobile, une grande partie de la population reste intimidée par les applications qui sont mises à sa disposition et il y a fort à parier qu’une partie du désir persistant d’une relation avec un conseiller humain dans les domaines de la banque et l’assurance est due à la préférence pour un dialogue plutôt qu’une interface « mécanique ». Mais qu’en sera-t-il demain, quand les interactions « digitales » auront adopté le même paradigme… couplé à une expertise incomparable ?

5. Comment être certain de rater la transformation de son entreprise ?(Christian Pousset, 27/01/2019)

Cela passe souvent par trois syndromes.  

1– Le plus courant : Le syndrome de la tour d’ivoire : Il résulte d’une distorsion entre la vision, ou le discours, portés par le dirigeant et la réalité de son entreprise. La tentation est grande de tenir un propos volontairement engagé et ambitieux…Mais encore faut-il donner l’exemple. Or souvent les organisations et leurs dirigeants veulent transformer sans se transformer eux-mêmes et ne remplissent pas ce devoir d’exemplarité.

2- Le syndrome de la vie parallèle : comment multiplier les initiatives sans lien avec le réel. Il consiste à développer un ensemble de lieux et d’initiatives à vocation innovante, mais en réalité dé corrélés du projet véritable de l’entreprise. On ne compte plus les labs, ou autres open innovation au sein des organisations. Mais combien d’entre eux s’intègrent vraiment à l’entreprise ? 

3- Le syndrome de l’étouffoir : comment créer une fabrique à tuer l’initiative.  Demander une large contribution bottum up sans rien traduire dans la réalité.

Des process de transformation réussis ne peuvent s’arrêter aux slides de consultants, aux espaces bricolé à la hâte, ni à la nov-langue subitement employée. La transformation c’est toujours l’embarquement du réel. Et le réel – les process, la culture, les hommes et l’ensemble de leurs interactions -, ne se cantonne pas à sa surface.

6. 4 idées pour accompagner l’entreprise étendue.
(Stanislas Haquet, 8/02/2019)

Pour innover, rester agiles et être en mesure de se doter des compétences indispensables à la réussite de leurs multiples projets, les entreprises ne pourront plus s’appuyer uniquement sur leurs propres salariés. Elles doivent s’ouvrir et intégrer dans leurs équipes, dans une vision holistique de leurs ressources, de nombreux partenaires externes. 1. Préparer ses collaborateurs

La capacité à travailler en réseau, à collaborer ou à faire collaborer ensemble des salariés, des startupers et des free-lances ne se décrète pas. Elle se travaille par la diversité des profils des collaborateurs, en  développant leur quotient émotionnel et relationnel, en en faisant enfin un enjeu managérial. 

2. Raisonner en termes d’expérience et d’engagement en travaillant notamment sur la raison d’être et l’impact RSE de l’entreprise et en valorisant les individus par leur s impact sur le résultat de l’entreprise.

  1. Animer les contributeurs dans une logique de communautés étendues à l’ensemble des parties prenantes. Trop souvent, les entreprises raisonnent de manière trop verticale, en réfléchissant à la manière dont elles animent leurs collaborateurs d’un côté, leurs free-lances ou leurs partenaires de l’autre. . 

4. Décloisonner, décloisonner et décloisonner encore. C’est le principe même de l’entreprise étendue : faire travailler ensemble des acteurs venus d’horizons différents sur un même projet.7. En matière d’organisation, ça dépend !
(Eric Delavallée, 02/07/2019)

 7. En matière d’organisation, ça dépend !
(Eric Delavallée, 02/07/2019)

L’organisation idéale n’existe pas ! Une organisation est plus ou moins adaptée à un contexte d’action particulier. C’est le principe dit de la contingence.

Premier facteur de contingence : le degré de complexité du système à organiser.
Une organisation est l’agencement des interactions entre les entités d’un système. Son degré de complexité  s’évalue à partir :
1. du nombre et de la différenciation des entités qui composent le système ;
2. du nombre, de la fréquence et de la prévisibilité de leurs interactions ;
3. de la fréquence des changements d’agencement entre eux ;
4. enfin, de leur type d’interdépendance.
Second facteur de contingence : la culture de l’autorité. Au-delà du degré de complexité du système, la culture de l’autorité de l’entreprise et la façon dont elle est distribuée dans l’entreprise constitue un terreau plus ou moins fertile pour les différents modèles;
Le modèle personnalisé repose sur une culture du   « grand homme » , de sa vision et de son charisme. Le modèle bureaucratique nécessite une certaine forme de soumission à l’autorité. Le modèle pyramidal a besoin d’une culture de la loyauté. Le modèle dual, où l’autorité est partagée entre ceux qui contrôlent l’utilisation des ressources  et ceux qui produisent les résultats opérationnels s’épanouit dans une culture de la confrontation. Le modèle cellulaire nécessite des cultures qui reconnaissent des vertus au désordre.

8. Habits of a systems thinker.
(Naomi Stanford, 02/07/2019)

1. Big picture thinking 

Habit: Seeks to understand the big picture. The Dawn of System Leadership

Habit: Changes perspectives to increase understanding:Taking Organisational Complexity Seriously 

Habit: Observes how elements within systems change over time, generating patterns and trends. Systems theory of organisation

2. Thinking about thinking

Habit: Surfaces and tests assumptionsWhy challenging assumptions is the way to go.

Habit: Considers how mental models affect current reality and the future. The “Thinking” in Systems Thinking: How Can We Make It Easier to Master? 

Habit: Considers an issue fully and resists the urge to come to a quick conclusion. Rethinking .

3. Cause and effect

Habit: Identifies the circular nature of complex cause and effect relationships. Introduction to causal loops

Habit: Recognises the impact of time delays when exploring cause and effect relationshipsUnderstanding the causes and consequences of disruption and delay in complex projects: how system dynamics can help
4: System acupuncture
Habit: Recognises that a system’s structure generates its behaviour. System behaviour and causal loop diagrams
Habit: Uses understanding of system structure to identify possible leverage actions. Leverage Points: Places to Intervene in a System
Habit: Makes meaningful connections within and between systems. 
Project Interdependency Management
5. Organisational learning.
Habit: Considers both short and long term consequences of actions. Resource: Short-termism in business: causes, mechanisms and consequences
Habit: Finds where unintended consequences emerge. Resource: Great moments in unintended consequences.
Habit: Checks results and changes actions if needed: ‘Successive Approximations:

9. Cultiver le discernement dans les organisations.
(Sylvie-Nuria Noguer, 7/02/2019)

Dans un monde VICA l’interdépendance des enjeux et l’incertitude sur leurs relations cause-effet demandent au décideur de prendre du recul pour considérer la situation dans une approche systémique. Et de revoir son processus décisionnel.     

Dans un monde où les changements sont rapides, les décisions ne peuvent plus être l’apanage du sommet de la pyramide ; centraliser toute prise de décision est inefficace et peut mettre l’organisation à risque.

Les entreprises et la société dans son ensemble, sont appelées à vivre une transformation de leurs des modes de gouvernance.

Les conditions de succès pour prendre des décisions optimales de façon agile à tous les niveaux de l’organisation ?   

  1. Placer la raison d’être au cœur de la décision . La clarté sur la finalité est ce qui donne du sens à une décision.  Une décision a du sens lorsque sa finalité – la raison d’être qu’elle cherche à servir – est claire et inspirante, lorsqu’elle s’articule de façon cohérente par rapport à cette finalité au regard du contexte et des enjeux, et lorsque les valeurs sur lesquelles elle s’appuie et les priorités qu’elle considère sont claires et partagées.

2. Mettre en œuvre des processus décisionnels adaptés.  Pour plus d’agilité, l’organisation a intérêt à redistribuer le pouvoir décisionnel « au bon niveau », selon le niveau d’information des décideurs.

10. Five steps to go from employee to entrepreneur.
(Carolina Castrillon, 02/06/2019)

1. Reconnect with your authentic self
Reconnect with your authentic self to discover your true purpose. The key is to find the intersection between what you enjoy and what you’re good at. This is the most critical phase in the journey from employee to entrepreneur because it serves as its foundation.

2.  Turn that self-knowledge into business ideas. Is there a need for a business leveraging one or more of the things at which you excel?  By figuring out how to solve the problems that you or someone else has, you may be able to come up with an innovative idea that fills a specific gap in the market. It also helps to have a personal connection to your purpose so that you can devote the amount of time and energy it takes to launch a business. 

  1. Research, test and start a side hustleGo online, network, and reach out to experts in the targeted field. Test the idea by asking your relatives if it’s a product or service they could get excited about. Check to see if you might require additional education or certifications. .
  2. 4. Create an escape plan. The most important thing is, put together a concrete timeline! A transition plan will help you stay focused and hold you accountable. Without a deadline, you won’t get any closer to being your own boss. 
  3. Take the leap. There is never a right time to start a business so once you reach your deadline, take the leap. At that point, go all in and don’t look back.

Bonne lecture et bienvenue dans « Votre Futur Voulu, RéSolument »

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