12 avril 2019 – RéSolutions Hebdo

La synthèse des articles sélectionnés vous est proposée après le sommaire. Pour accéder au texte intégral des articles  cliquez sur le nom de leurs auteurs.

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Au sommaire cette semaine

Entreprendre

  1. Hustle as a strategy.
  2. Entre disruption et transformation, le blues des innovations labs.
  3. Why companies that embrace « Red is good » get the best results.
  4. L’intelligence collective,  une fausse bonne idée ?

Transformer

  1. Inerties et agilité des entreprises : ridicule et incompétence.
  2. La Qualité de vie au travail se gagne dans le travail, et non dans ses à-côtés.
  3. La culture d’entreprise : facteur clé de succès.

Progresser

  1. La pédagogie de l’écoute.
  2. Trois bonnes raisons d’oser l’imperfection.
  3. Communication : la ligne éditoriale pour les nuls.

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Synthèse des articles de la sélection

1. Hustle as a strategy.
(Tomasz Tunguz, 08/04/2019)

In a world where there are no secrets, where innovations are quickly imitated or become obsolete, the theory of competitive advantage may have had its day. Realistically, ask yourself, If all your competitors gave their strategic plans to each other, would it really make a difference?

It’s not a powerful new strategy that a new leader infuses into the organization. Instead, it’s about focus and hustle.

Opportunities to gain lasting advantage through blockbuster strategic moves are rare in any business. What mostly counts are vigor and nimbleness.

The only way to make the vision real is through superior execution. That’s the key. It’s the resulting hustle that outlasts product cycles and wins against unremitting competition.

First, they focused on handful of key metrics.

Much of their success can be attributed to “a very rigorous and steady management review process  review where they stand against goals.

Second, they hired for hustle (and the most senior people at the firms were responsible for recruiting).  and instituted great training programs that balanced operations with marketing.

Great businesses are formed at the Venn diagram intersection of a great product and equally great go to market.

2. Entre disruption et transformation, le blues des innovations labs.
(J.P. Poisson, 08/04/2019)

On doute aujourd’hui de leur utilité ou on leur reproche leur manque de résultats alors que les équipes se démènent avec passion. Et si c’était un problème de cadrage de leur mission ?

Une grande majorité de labs se voit confier en effet un double objectif :

1/ inventer métiers de demain et relais de croissance, notamment en explorant les technologies, dans une perspective de disruption ;

2/ mettre à la page l’existant par l’intelligence collective et insuffler un esprit entrepreneurial dans l’entreprise pour faciliter la transformation numérique.

Un double objectif qui fait que sur le terrain, c’est une réalité schizophrénique que vivent les équipes, et le meilleur moyen de n’avoir aucun résultat…

« disruption » et « transformation » Leur synthèse, séduisante intellectuellement, car mariant la modernité à l’inclusion, est sur le terrain extrêmement difficile tant ces deux injonctions en appellent à des états d’esprit et des moyens différents.

Dans le cas de la transformation numérique, la posture est celle du temps long et du rassemblement alors que dans le cas de la disruption, il faut de l’hyper-focalisation, une approche commando et entrepreneuriale.

3.  Why companies that embrace « Red is good » get the best results.
(David Michels, 03/29/2019)

Two years ago, “Red Is Good.” covered  the pitfalls of dashboards that magically turn into fields of green, masking real issues going on behind the scenes. Recently, a different challenge has emerged. With the pace of change making it tougher to hit the mark, red has been exploding across dashboards. The problem is no longer the masking of issues, but rather prioritizing the large number of challenges. It can be equally paralyzing.

While so much red can feel overwhelming, the point of the “red is good” mindset is to stress on the most important topics that need management time, attention and action.

Agile teams focus on getting the most important and feasible tasks done in a time-boxed period, called a sprint. The “product owner,” responsible for maximizing the value of the product, assigns a value to each task based on the strategic priorities of the change program. It can be customer value, increased profits, or time to market, for example. The value is then combined with an assessment of the capacity of the team and the interdependencies among the tasks.

Another Agile approach is to briefly swarm the team capacity on a single feature. Swarm your team’s capacity and capabilities around some of the highest-priority reds for a quicker, more innovative solution.

In short, when faced with a lot of red, embrace it. Sort out the very reddest items and start working on those. Innovation and teamwork will benefit, and you give yourself the best shot at getting to green.

4. L’intelligence collective,  une fausse bonne idée ?
(Valérie Landrieu, 27/03/2019)

Bernard-Marie Chiquet, passeur de l’holacratie en France, remet en cause le principe de l’intelligence collective. «  Ce ne doit pas être une fin en soi  », avertit-il, en réactivant la notion de leadership.

« Force est de constater que, dans toutes les entreprises où l’intelligence collective a été déployée comme le socle d’une organisation réinventée, les résultats ne sont pas au rendez-vous », écrit Bernard-Marie Chiquet.

Des process d’intelligence collective ont, certes, apporté de la valeur aux entreprises qui les ont mis en place, mais non sans conséquences négatives apparues peu à peu.

L’intelligence collective provoque une dilution de la responsabilité. Avant, l’entreprise est « silotée » mais les responsabilités de ceux qui ont autorité sur tel ou tel sujet sont claires. Avec l’instauration de comités transverses, la notion de responsabilité perd en clarté et en lisibilité. Personne n’est plus responsable de rien. Les comités sont responsables mais les individus se déresponsabilisent. On assiste à des réunions dans lesquelles personne ne sait vraiment pourquoi tel sujet est abordé, ni qui a autorité pour en parler sur la dizaine de personnes présentes autour de la table, alors que deux seulement sont compétentes pour prendre une décision. On en arrive à une négation du potentiel humain, et à une organisation privée de leadership.

Le leadership contrecarre les effets pervers de l’intelligence collective. La version actuelle de l’holacratie arrive à maturité. La version suivante repose sur cette double polarité.

5. Inerties et agilité des entreprises : ridicule et incompétence.
(Frédéric Fréry, 05/04/2019)

Vous pensez que si dans votre entreprise, l’on agissait et décidait plus vite, il serait possible de saisir un plus grand nombre d’opportunités. L’inertie organisationnelle est assimilée à un défaut à combattre à coup d’innovation, d’audace et d’agilité. Ce n’est pas si simple, et s’il existe des exemples d’inertie organisationnelle particulièrement savoureux, elle peut se révéler indispensable au bon fonctionnement de votre entreprise.

Imaginez une organisation qui remettrait constamment en cause son fonctionnement, dans laquelle aucune procédure ne pourrait être instaurée, où l’accumulation d’expérience serait perpétuellement annulée par la recherche constante de la nouveauté. Obligée de tout réapprendre tous les jours, Cette organisation amnésique serait bien incapable de la moindre performance. L’inertie, ce sont aussi les routines, les croyances partagées et les savoir-faire qui assurent le fonctionnement quotidien de toute organisation. Sans inertie, l’apprentissage est impossible et la notion même de travail organisé devient une chimère. Comme toujours en management, la vérité n’est pas binaire : trop d’inertie rend ridicule, mais trop d’agilité rend incompétent.

6. La Qualité de vie au travail se gagne dans le travail, et non dans ses à-côtés.
(L’Anvie, 05/04/2019)

3 différents leviers d’amélioration :

1. Les à-côtés du travail (conciergerie, …); 2. Les  conditions de travail (équilibre vie pro-vie personnelle, télétravail, temps …),

3. les conditions de travail (management, organisation, culture d’entreprise).

Un salarié malheureux au travail est bien souvent un salarié contrarié qui, souvent pour des contraintes organisationnelles et managériales, se trouve empêché de bien faire son travail.

Libérer la parole sur le travail réel et mettre en œuvre de nouvelles postures managériales. Mal-être au travail rime en effet souvent avec management trop directif ou, comme c’est de plus en plus le cas, avec absence de management. S’impose le besoin  de nouvelles postures managériales faites de  co-construction et de partage avec les équipes. Des collaborateurs qui ont à nouveau le droit de parler et d’agir, des collaborateurs à qui l’on fait confiance dans le cadre d’un véritable « management par la confiance ». au cœur des modèles managériaux alternatifs (entreprise libérée, holacratie….)

Cela nécessite une conviction forte partagée par tous et beaucoup d’humilité, car c’est un mode de management par nature fragile.

7. La culture d’entreprise : facteur clé de succès.
(Quentin Villot, 04/04/2019)

“ Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée. “ — Gandhi

“La culture d’entreprise guide le comportement discrétionnaire (celui qui ne fait pas partie de notre fiche de poste) et assure la continuité à partir de là où le guide d’accueil de l’employé s’arrête. Elle nous aide à répondre aux demandes inhabituelles. Les employés prennent seuls des centaines de décisions chaque jour, et la culture d’entreprise les y aide. La culture d’entreprise nous dit comment nous comporter quand le CEO n’est pas dans la pièce, soit la plupart du temps.”

Source de motivation et d’engagement, la culture d’entreprise est le ciment de l’entreprise. Elle est ce qui motive les collaborateurs à poursuivre les mêmes objectifs. Elle doit  être pensée pour soulager les collaborateurs du stress lié au travail.

Elle est Facteur de performance dans la mesure où un des prérequis à l’épanouissement en entreprise est de travailler dans une entreprise dont on partage les valeurs et la culture.

La culture n’aide pas seulement à attirer des gens géniaux et en phase avec la mission et le projet de l’entreprise, elle amplifie leurs compétences et les aide à être meilleurs.

8. La pédagogie de l’écoute.
(Sylvie Riondel, 01/04/2019)

 

L’écoute nous fait quitter l’affirmation, pour aller vers l’échange réciproque. Elle nous permet de sortir de la mono-culture de l’action pour aller vers la réflexion.

D’objet relationnel, l’écoute est devenue un sujet politique. Nous n’acceptons plus la verticalité, l’autorité, le surplomb, la parole qui vient d’en haut, le paternalisme et l’infantilisation. Nous réclamons de l’horizontalité, un partage du droit à « dire », un échange égalitaire de connaissances et de points de vue.

Ecoutons tant par éthique que par stratégie. L’écoute peut être abordée sous l’angle moral ou sous l’angle utilitaire. Parce qu’elle est à la fois une valeur et un outil.

Par effet de miroir c’est l’opportunité de mieux se connaître soi-même. Aller vers la profondeur a toujours un impact sur soi. L’altérité interpelle et bouleverse qui sait s’ouvrir. Parce que l’autre résonne en nous et nous ressemble, même dans son étrangeté.

Enfin, le ressenti de compréhension et de lien qui en découle améliore notre sentiment de sécurité intérieure et de confiance en soi. Il augmente notre impression d’être efficace et compétent, d’avoir le contrôle, et par là il augmente l’estime de soi.

Ecouter, c’est beaucoup … se taire.

Celui qui pratique cette qualité d’attention améliore la vie de tous. Il entretient un cercle vertueux qui nous entraîne tous dans une voie vers des relations sociales apaisées, équilibrées.

9. Trois bonnes raisons d’oser l’imperfection.
(Juliana Dethune, 8/04/2019)

« Je tiens à mon imperfection comme à ma raison d’être. » Anatole France

Accepter son imperfection, mais aussi celle de ceux qui nous entourent, est à coup sûr une des clés d’une existence heureuse. 

  1. Elle ôte une sacrée pression. Oser l’imperfection, c’est se donner le droit de vivre à son rythme, selon ses convictions et valeurs propres, cesser de se soucier du regard des autres et finalement s’ôter une pression qui nous permettra de profiter bien plus de chaque instant vécu !

« Vivre est la chose la plus rare du monde. La plupart des gens ne font qu’exister. » Oscar Wilde

  1. Elle facilite vos relations aux autres. Vouloir que tout soit parfait, c’est rendre la vie des autres infernale, notamment en entreprise. Accepter d’assumer son imperfection, c’est assumer qui l’on est, et faire preuve de transparence et de sincérité. Accepter que les personnes qui nous entourent soient imparfaites, c’est accepter leur singularité, leur permettre d’ÊTRE pleinement, avec leurs qualités et leurs défauts

« Être heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections. » Aristote

  1. Elle vous donne le courage d’oser. En acceptant d’être imparfait, vous acceptez d’être vous-même. Vous gagner en confiance en soi et en capacité d’oser.

10. Communication : la ligne éditoriale pour les nuls.
(Arnaud Boviere, 04/04/2019)

 

 
Vous souhaitez communiquer sur votre entreprise, ou sur vous ! 

Premier sujet qu’il est essentiel d’aborder… la ligne éditoriale ! L’identification et le choix des sujets sur lesquels écrire. Une tâche plus complexe qu’il n’y parait.

Trois pour tous, et tous pour trois ! Il est important de lister les axes prioritaires sur lesquels vous souhaitez communiquer. Ils deviendront le fil rouge de votre ligne éditoriale ! Ils permettront également à vos lecteurs de ne jamais vous perdre et de se sentir à l’aise dans un univers écrit que vous avez créé pour eux…

Il est conseillé d’identifier généralement trois axes différents pour disposer d’une base solide et de sujets d’écriture variés.

Qui voulez-vous toucher ? S’agit-il du grand public ? Des personnes évoluant essentiellement dans votre secteur d’activité ? Est-ce plus B2B, B2C, voire les deux ?

Prenez du recul et mettez vous à la place de son lecteur pour parvenir à identifier les sujets susceptibles de l’intéresser. La plupart du temps, ces sujets ne sont pas ceux auxquels vous pensez en premier lieu !

 

Bonne lecture et bienvenue dans « Votre Futur Voulu, RéSolument »

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