11 janvier 2019 – RéSolutions Hebdo

La synthèse des articles sélectionnés vous est proposée après le sommaire. Pour accéder au texte intégral des articles  cliquez sur le nom de leurs auteurs.

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Au sommaire cette semaine

Entreprendre

  1. Les radotages des gourous de l’entreprise du futur.
  2. What will work look like in 2030?
  3. L’essor des ETI, une ode au temps long.
  4. Organizing for the age of urgency.

Transformer

  1. How a growth mindset benefits teams and companies.
  2. Entreprise libérée : la cage de verre.
  3. Design thinking, Lean startup and Agile : what is the difference?

Progresser

  1. The 10 best leadership to-dos for 2019 used by highly successful people.
  2.  Un monde de possibilités … au bout des doigts.
  3. Construire la confiance de son équipe.

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Synthèse des articles de la sélection

1. Les radotages des gourous de l’entreprise du futur.
(Frédéric Fréry, 20/03/2018)

 

Nombre d’articles et de conférences vantent l’entreprise du futur : elle sera collaborative, peu hiérarchique, peu bureaucratique, à la fois agile et innovante, ouverte et égalitaire. Elle est toujours présentée comme une communauté libérée des insupportables pesanteurs du management traditionnel.

Or, ce rêve organisationnel est en fait très ancien. L’entreprise du futur est un thème vieux de plusieurs siècles. Il existe en fait un très long passé de l’entreprise du futur.

Un de ses premiers défenseurs est Jean-Baptiste Godin, le fondateur des poêles Godin au milieu du 19e siècle. Entre autres désillusion, et avant de créer son familistère à Guise, il perd une grande partie de sa fortune en voulant créer une société utopiste au Texas. C’est un échec cuisant. 

Plus près de nous, l’Américain Alvin Toffler dans les années 1970, le Canadien Henry Mintzberg dans les années1980 et le Français Hervé Seyriex, dans les années 1990, reprennent ces thèmes en les modernisant : ils prédisent que l’entreprise du futur sera adhocratique, que son fonctionnement reposera sur une logique de réseau et qu’elle saura s’affranchir de la bureaucratie.

Pourtant, on l’attend toujours et  toutes ces prédictions peinent à se concrétiser.

L’entreprise du futur, c’est un peu l’arlésienne du management : on l’annonce beaucoup, mais on l’attend toujours.

2. What will work look lile in 2030 ?
(F.X. de Vaujany, 12/30/2018)

The multiple possible futures of work.

Four scenarios, linked to four particular working atmospheres

  • “Freelancing”imagines a society mainly comprised of self-employed workers  linked by global platforms. The Other is the transaction. The atmosphere is liquid;
  • “Salaried”: A world in which salaried employment remains at the heart of employment and work. The Other is the contract. The atmosphere becomes territorialised and takes root;
  • “Hybridisation” : Multi-activity forms are generalised. Each person simultaneously and relentlessly sustains different jobs or alternates periods of salaried employment and entrepreneurship. The atmosphere becomes a layered body of sensations alternating or felt concurrently. The Other, reversible, is another self and results in the management of a “multiple self”. For some, this atmosphere is almost schizophrenic;
  • “Universal income” in which the meaning given to activity takes precedence over performance and status. The forms of salaried employment and entrepreneurship persist against a backdrop of generalised solidarity. The atmosphere is characterised by acts of giving and reinventing oneself.

Of course, these scenarios and their associated atmospheres can be combined.  Our four scenarios are practical and emotional possibilities that we can play with in order to project ourselves into the future.  

Cf. “The future of work in 2030: four atmospheres?”

3. L’essor des ETI, une ode au temps long.
(Arnaud Godet, 27/12/2018)

Les ETI allient la solidité des grands groupes et l’agilité des jeunes pousses et savent prendre leur temps dans une économie mondialisée où tout va trop vite.

Les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), entreprises familiales dans 80 % des cas, en s’appuyant sur leurs racines solides, leur culture et leurs valeurs ancrées dans le temps ont su dérouler leur propre chemin pour devenir des marques connues et reconnues.  Attachées au développement harmonieux des territoires où elles ont leur siège social, nombre d’entre-elles ont toujours des sites de production dans l’Hexagone. Les trois-quarts des ETI exportent et contribuent, de ce fait, au rétablissement de la balance commerciale française. Elles sont les plus grandes créatrices d’emploi en France et investissent plus que les autres sur les technologies émergentes et sont aussi plus enclines à faire de la veille sur les sujets émergeants.

Ces résultats reposent sur leur capacité à faire fructifier les connaissances accumulées de génération en génération, pour transformer ce trésor en compétences uniques.

Cet avantage stratégique non-négligeable est rendu possible par leur ADN même l’absence de pression des actionnaires, à contrario des grands groupes multinationaux, et l’indépendance face aux fonds d’investissement, indispensables au développement des start-up.

Un atout pour attirer, motiver et fidéliser les collaborateurs, et notamment les plus  jeunes d’entre eux. C’est une façon de répondre à leur quête de sens et à leur envie de se projeter  vers le futur.

4. Organizing for the age of urgency.
(Aaron De Smet, 01/2018)

To compete at the speed of digital, unleash your strategy, structure, and teams.

Urgency
Worship speed : From making a deicions when you have 90% of the information to makking it once you have 70% of them.
Shift to emergent strategy : From setting your objective as a predicted outcoms to realzing your objectives is a relentless, purposeful pursuit of value creation.

Agility
Unleash decision making : From impsing decision from the top to encouraging real time decisions at the edges of your firm.
Reimagine your sructure to a flatter organization, decoupling title from day to day control.

Capability
Personlize talent programs : from offering generalized training for the « average » employee to customizing for thhe iindividual in part by using advanced analytics.
Rethink your leadership model : From elevaitng charismamtic leaders who get results by force to recognizing that leadership can come from anyone, regardless of title, and is earned, not appointed.

Identity
Adopt a recipe to run the place
:  Stick to a strategy prix fixe to select the one appporach that best matches how you create value.
Cultivate purpose, values, and social connetions. Align te individuals in your entreprise around commun principes.

5. How a growth mindset benefits teams and companies.
(Ross O’Hara, 05/01/2018)

Promoting either a fixed or a growth mindset through your employer’s brand or inside your organization has direct effects on your candidates’ or teams’ motivation.

An organization’s lay theory of intelligence influences how its prospects and employees think about themselves. In an era when some companies are doing more and more to improve employees’ quality of life, adopting a growth mindset is an effective approach.

An organization’s lay theory of intelligence affects how its prospects and employees view the company.  A fixed or growth mindset suggests how a company treats and values its employees, and is interpreted differently by different groups of people.  For instance, a fixed mindset signals to women that management may adhere to stereotypes about women’s inferiority in the workplace, and therefore women will not be treated as well as men. 

Promoting a growth mindset at the organizational level can foster increased trust in the company as well as a more diverse, inclusive workplace. Instilling growth mindsets will motivate employees to participate in and complete their training.

Moreover, rewards (both monetary and social) should be given for original ideas, hard work, and persistent efforts, not just for results. In fact, many organizations have embraced the idea of rewarding failure. 

Employees then discuss how they will handle the situation differently next time, making this an occasion for growth.

6. Entreprise libérée : la cage de verre.
(Camille Boulate, 10/09/208)

Derrière les objectifs affichés de l’entreprise libérée objectifs, que se cache-t-il vraiment ? Rendre l’entreprise plus productive par l’autonomie des collaborateurs. Est le principal objectif des dirigeants qui se lancent dans la libération de leur organisation. 

Face au fort désengagement des collaborateurs, il est naturel de chercher des solutions pour inverser la tendance et rendre ainsi leurs organisations plus productives.

Un écueil  à éviter est de penser l’entreprise libérée comme un moyen de faire des économies structurelles. Penser ainsi, c’est oublier que ce qui est visé est l’implication et l’engagement des collaborateurs,

Un autre écueil tient à la façon dont est présenté le concept qui est en cause si elle  laisse croire que la prise de décisions peut se faire simplement et collectivement. Or les entreprises qui adoptent le principe de libération veulent être plus rapides dans leur prise de décisions.  A un moment donné, cela ne peut pas se faire à 50 personnes, 

Penser que l’entreprise libérée supprime les managers, est une grosse erreur. Ils voient leur rôle évoluer et deviennent des coachs accompagnant la prise de décision. Bien souvent, ils sont élus par leurs pairs, les autres salariés de l’entreprise.

Avec lui, les employés s’auto-organisent et construisent leur projet chaque année. Attention, cela ne se fait pas n’importe comment mais selon la vision de l’entreprise.

7. Design thinking, Lean startup and Agile: what is the difference?
(Nicolo Mantini, 12/28/2018)

Design thinking: an iterative process to understand the user’s pain, challenge assumptions, redefine problems, in order to create new strategies and solutions through:            

1. Empathizing with your users,

2. Defining your users’ needs, their problem, and your insights,

3. Ideating by challenging assumptions and creating ideas for innovative
    solutions,

4. Prototyping to start creating solutions,

5. Testing solutions.

Lean Startup. A methodology for developing businesses and products, which aims to shorten product development cycles and rapidly discover if a proposed business model is viable; this is achieved by adopting a combination of business-hypothesis-driven experimentation, iterative product releases, and validated learning. Remenber : 90% of startups fail for making no one wants.

Agile. A way of working, based on an iterative development, incremental delivery and ongoing reassessment of a product.

Contrary to the idea of focusing on a set of features to be developed, agile focuses on the high value features first. It is about producing tangible, working results after each iteration. . Never at once deliver the entire piece.

They can be fruitfully combined

1. Empathize, Define and Ideate through DesignThinking

2. Turn ideas into Business models following the lean startup

3. Build and deliver the product incrementally and faster through Agile
    processes.

8. The 10 best leadership to-dos for 2019 used by highly successful people (Forbes).
(P. Cantero-Gomez, 01/03/2019)

Leadership is built by self-awareness

Awareness is the ability to recognize and understand personal moods, emotions and drives and their effects on others.

To impactfully connect, communicate and understand others there is an initial need to develop the level of awareness that allows us to be clear on our feelings, thinking process and judgments.

We can not understand others to a higher standard than we understand ourselves. We can not connect with others to a higher level than we are connected within ourselves.

Close following  of the awareness in the ladder of personal development leads to willpower.

Yet, it is not enough to come face to face with ourselves. Diagnosis often requires a quick response to remove, reconstruct or heal what does not work correctly. But changes in routines and patterns take a lot of effort, determination, endurance, time and self-promotion. Every time of the year is good to set up a new beginning understood as the voluntary start of a new phase but a new year represents the model of an ideal one when our hopes and wishes come together and make us feel optimistic and ready for all future good.

(See the 10 to-dos list in the article)

9. Un monde de possibilités … au bout des doigts.
(Sylvie Gendreau, 2/01/2019)

Comprenons que, dans notre monde, tout est inventé. Il est donc possible d’en inventer un autre. Le monde se manifeste à notre conscience sous la forme d’une carte mentale pré-dessinée, une histoire déjà écrite, une hypothèse de vie et une construction de nos accomplissements à venir.  Plus nous nous lançons des défis d’apprentissage, plus nous tentons de nouvelles expériences, plus nous sommes conscients de notre potentiel créatif, plus notre cerveau se développe et construit de nouveaux mondes.

Marchons dans l’univers des possibles où tout est infini et abondant, où l’on acquiert notre connaissance grâce à l’invention.

Œuvrons dans un monde de contribution, de joie, de passion et de compassion. Un monde où ce ne sont plus les personnes ou les objets qui sont importants, mais la qualité des relations entre les personnes et les objets. 

Focalisons nous sur les défis à relever et encourageons nous les uns les autres au lieu de nourrir un esprit féroce de compétition. Sans visions, nous sommes régis par nos agendas et nous retombons dans un monde de mesure.

Écrivons nous une lettre au temps passé, décrivant nos émotions et nos attitudes lors de l’accomplissement de ce que nous souhaitions accomplir.

Soyons amoureux de cette personne et invitons ceux qui nous entourent à faire de même.

10. Construire la confiance de son équipe.
(Valérie Rocoplan, 10/02/2016)

La confiance est la condition sine qua non pour créer la coopération et l’efficacité collective.  
La confiance au sein d’une entreprise, c’est avant tout, un contrat. Des compétences contre un salaire, une expertise contre  et une intelligence en échange d’une perspective d’évolution. Or, aujourd’hui, la machine est grippée. Pour s’engager, les collaborateurs veulent d’abord croire aux projets de l’entreprise, et pouvoir se fier à leur hiérarchie.

La responsabilité du manager. Comment instaurer cette fameuse confiance ? D’abord, en faisant de l’introspection. Le manager doit se demander quel est son propre rapport à la confiance. L’accorde-t-il a priori ? Ou reste-t-il naturellement sur le qui-vive en jaugeant son interlocuteur ?

Un travail de fond autour de trois axes

1. La sincérité. Dit-on la vérité ou porte-t-on un masque ? Notre parole est-elle authentique ou manipulatrice ?

2. La crédibilité. Il faut être en développement, en mode d’apprentissage permanent pour renforcer ses compétences et être reconnu expert en son domaine.

3. La fiabilité. Il faut se demander quelle est sa propre culture de l’engagement. Chercher à instaurer la confiance ne sert à rien si on n’est pas valeur d’exemple.

Bonne lecture et bienvenue dans « Votre futur voulu, RéSolument »

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